• Nous nous garons sur la place, tout près de l’église. Au milieu de la place, se dresse une lanterne des morts qui date du XII è siècle. Elle est située à l’emplacement de l’ancien cimetière. À la tombée de la nuit, on allumait une lampe à huile pour rendre hommage aux morts, avertir les vivants que leur fin était certaine et servir de repère aux voyageurs.

    L'église romane d'Antigny

    L’église a été édifiée au XI è siècle et remaniée plus tard. Sur le parvis, il y a une sorte de petit banc de pierre, c’était peut-être une pierre sur laquelle les cercueils étaient posés avant d’entrer dans l’église.  Le porche qui se trouve côté sud a été construit au XVIII è siècle, on l’appelle « un balé ».

    L'église romane d'Antigny

    La charpente de la nef est en chêne. Le peintures murales ont été restaurées récemment. 

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

     

    le baiser de Judas :

    L'église romane d'Antigny

     

    la Cène :

     

    L'église romane d'Antigny

     

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

     

    ensevelissement d'un évêque :

    L'église romane d'Antigny

     

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    Saint Christophe portant le christ :

    L'église romane d'Antigny

    Saint Georges terrassant le dragon :

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny

    L'église romane d'Antigny


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  •  Le château se dresse à l’aplomb de la falaise, à 60 m au-dessus du Loir. Pour y accéder, on peut y aller en voiture, ou, ce que nous avons fait, à pied depuis les bords du Loir, en prenant un escalier de 198 marches. La forteresse a été construite par Thibault Le Tricheur puis Thibault V a fait construire le donjon en 1180.

     En 1439, Charles d’Orléans fit don du donjon à son demi-frère Jean, dit Dunois ou le « bâtard d’Orléans », compagnon d’armes de Jeanne d’Arc (1403-1468).  Jean d’Orléans fit ajouter une chapelle et un logis. Les descendants firent ajouter d’autres bâtiments.

    l'aile Dunois :

    donjon et chapelle :

    maquette du donjon avant le toit :

    avec le toit :

    aile Dunois :

    aile Longueville :

     

    Le château de Châteaudun

     Le donjon : La visite se fait uniquement en visite guidée. Le guide commence ses explications au rez-de-chaussée. Ensuite, il nous prévient que, si nous voulons continuer la visite, il nous faudra monter 170 marches et qu’il ne sera pas possible de faire demi-tour. La montée est facile et la visite dure 1 heure 15. Le donjon mesure 31 m sur 3 étages. C’est un donjon de refuge, en cas d’attaque, et non d’habitation permanente.

    À l’origine, on n’accédait au rez-de-chaussée qu’à partir du premier étage, par une porte située à 10 mètres au-dessus du sol. Maintenant, une porte permet de commencer la visite en bas. C’était un cellier où l’on conservait les farines pour l’alimentation de la garnison. On n’y stockait que de la nourriture en cas de siège. Des évents percés dans le mur de 4 mètres d’épaisseur permettaient l’aération.

    L’accès à la nourriture se faisait à partir du premier étage par un trou par lequel seul, un jeune garçon pouvait passer. Il fallait être mince et pas claustrophobe car le garçon devait emprunter un étroit conduit pour traverser le plancher. Il remontait ensuite la nourriture à l’aide d’une corde.

    Le château de Châteaudun

    Les nourritures avariées étaient jetées dans un trou de 10 m de profondeur.

    Le château de Châteaudun

    Il n’est pas possible d’accéder à cette fosse à dépotoir, trop étroite et sans intérêt. Le trou d’homme a été bouché au 15 è siècle.

     Nous montons au premier étage où se trouve la chapelle haute pour les invités près de leurs appartements (la chapelle du seigneur était au rez-de-chaussée). Vestibule : dessin d’un château, sans doute celui de Dampierre, propriété du comte de Luynes.

    Le château de Châteaudun

    Les poutres de la chapelle sont en chêne (ce qui a été restauré au  XX è siècle est en bois foncé). Il y avait deux messes différentes : une dans la chapelle haute pour les invités et une dans la chapelle basse au rez-de-chaussée pour le seigneur.

     

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    on passe par un couloir pour gagner le deuxième étage :

    Le château de Châteaudun

    le trou d'homme :

    Le château de Châteaudun

    graffiti dans l'escalier :

    Le château de Châteaudun

    Deuxième étage : 4 soldats guettaient. Evier.

    Le château de Châteaudun

     

    Tom ne peut résister devant ces toilettes si confortables :

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

     À partir du XV è siècle, il n’y a plus de soldats dans ce château.

     Troisième étage : la toiture a été faite en un an pour Jean de Dunois (avant le donjon n’était pas couvert). La charpente est en partie en chêne et le toit fait 17 m. La charpente est en 3 niveaux et les poutres rayonnent autour du centre. Il était fait pour être vu de loin. Au sommet, se trouve la fleur de lys qui rappelle que Jean de Dunois est le bâtard d’Orléans.

    Le château de Châteaudun

     La pièce était réservée aux officiers. Sous les fenêtres, doubles et hautes, des coussièges, banquettes pour travailler à la lumière. Au milieu, des trous servaient à insérer une cale pour les volets.

    Le château de Châteaudun

     Chambres : décor peint de fleurs et de phrases en latin. Blason de Agnès de Savoie, bru de Jean de Dunois.

     

    Le château de Châteaudun

    mâchicoulis du chemin de ronde :

    Le château de Châteaudun

     

    une belle vue depuis le donjon :

    Le château de Châteaudun

     

    on redescend pour aller pique-niquer au bord du Loir :

    Le château de Châteaudun

    Tom s'entraîne, au lieu de descendre il remonte :

    Le château de Châteaudun

    après le pique-nique, un moment de repos :

    Le château de Châteaudun

    le Loir :

    Le château de Châteaudun

    Nous visitons l'aile Dunois, il n'y a pas de visite guidée pour cette partie du château :

    toilettes doubles :

    Le château de Châteaudun

     

    Le château de Châteaudun

    la prison :

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    De là, on peut aller dans le jardin suspendu. C'est Bernadette Desprées avec Tom Tom et Nana qui nous y emmène.

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Nous terminons par la visite de l'aile Longueville :

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    Le château de Châteaudun

    et le jardin médiéval :

    Le château de Châteaudun


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  • La chambre du roi d’Espagne Ferdinand VII : le lit est de style Louis XVI et les autres meubles de style Empire. À droite, une coiffeuse d’homme. À droite, une psyché. Le papier peint qui raconte l’histoire de Psyché date de 1902. On lit l’histoire de droite à gauche : Les parents de Psyché consultent l’oracle qui leur ordonne d’abandonner leur fille sur un rocher afin que le futur époux, un monstre, vienne la chercher. Mais Éros est tombé amoureux de la belle et la fait enlever par Zéphir. Éros lui demande de ne jamais chercher à voir son visage et la couvre de bijoux qu’elle montre à ses sœurs. Celles-ci, jalouses, disent à Psyché que l’époux est un monstre. Psyché finit par allumer une lampe à huile. Une goutte d’huile brûle Éros qui s’enfuit. Psyché part à sa recherche et Aphrodite la soumet à un tas d’épreuves dont la dernière consiste à rapporter à Vénus un verre d’eau du Styx et à se rendre aux Enfers pour récupérer une parcelle de la beauté de Perséphone. Enfin, Éros, toujours amoureux, ramène Psyché sur l’Olympe, où ils se marient.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Chambre de Talleyrand : Les meubles sont à la mode « retour d’Égypte » avec des pieds en forme de pieds d’hommes ou de pattes de lion, des sphinx… Je n’ai pas photographié le fauteuil roulant de Talleyrand (il était au bas de l’escalier). Voici donc une photo du net du temps où il était dans la chambre. Le paravent brodé serait l’œuvre de Don Antonio, l’un des princes espagnols en captivité.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Chambre des invités, occupé par le duc San Carlos et qui communiquait avec la chambre de la Princesse de Bénévent.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Salle à manger : elle pouvait accueillir jusqu’à 36 convives. Table en acajou.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

     

    à droite : table à trancher et chauffe-plats, à gauche : rafraîchissoir à boissons

     

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

     

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    monte-plats :

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Les cuisines : cuisinière avec évacuation des fumées par une trémie dans le sol vers la cheminée. Torréfacteur à café. Broche avec mécanisme d’horlogerie.La cave à vin. En 1821, Talleyrand a fait venir 44 caisses de bordeaux contenant 2220 bouteilles de vin faites exprès pour lui et en même temps, 60 chopines d’eau acidulée ferrugineuse de Saint-Pardoux.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    torréfacteur car Talleyrand adorait le café.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    C’était Antonin Carême, « le roi des cuisiniers, le cuisinier des rois » qui officiait. Talleyrand avait demandé 365 jours de menus, sans répétition et avec des produits de saison. Il est l’inventeur de la toque et de nombreux desserts : les profiteroles, la charlotte, le vol-au-vent, les meringues à base de miel et d’amandes. Il était célèbre pour ses pièces montées, très hautes, en pâte d’amande, sucre et pâtisserie et en forme de temples ou ruines antiques. Le service se faisait « à la française », c’est-à-dire que tous les plats étaient présentés en même temps. Les morceaux étaient différents selon le rang des invités. On dit que c’est Antonin Carême qui introduisit le « service à la russe » où les plats sont servis les uns après les autres.

    les compositions :

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    la cave ;

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Pour faire le tour du parc, nous louons une golfette électrique. Guy se fait expliquer la marche arrière, le frein à frein. 30 minutes, c’est le temps qui nous est imparti pour faire le tour avec quelques arrêts pour lire les explications de quelques curiosités.

    Les glacières : On y conservait la glace recueillie dans les mares et les étangs et qui servait à la fabrication de glaces et sorbets et à rafraîchir les vins.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    La pièce d’eau : elle a été creusée artificiellement et était destiné à recueillir les eaux de ruissellement. En hiver, elle servait à alimenter en glace les glacières. Cet étang fut bordé d’une rangée de résineux, sur une idée de la duchesse de Dino.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le saut du loup : c’est une brèche utilisée dans l’art des jardins pour rompre la monotonie d’une clôture. À Valençay, on nomme cet élément « le saut du loup ». Il permettait de voir le paysage au-delà de la clôture. Un peu plus loin, il y a une autre brèche, plus petite, « le petit saut du loup ».

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    La salle de bal : dans cette clairière, se réunissaient des groupes de danseurs, dont les Princes espagnols qui cherchaient à tromper leur ennui. De là, partaient des « labyrinthes », conduisant dans les sous-bois, pour l’isolement des couples.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Nous continuons notre chemin, Guy doit freiner avec force car le chemin descend et on n’a pas envie de verser !

    Nous arrivons dans la grotte aux chauves-souris, il est bien sûr interdit d’y entrer. Il y a 1400 chauves-souris (11 espèces différentes sur les 21 espèces présentes dans l’Indre, par exemple les vespertilions à oreilles échancrées). Les chauves-souris sont insectivores et entrent en hibernation en hiver. Leur température s’abaisse à 7° et elles ont une respiration toutes les 90 min. Le site a été inscrit au réseau européen « NATURA 2000 ».

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes

    Les grottes à tuffeau atteignent 15 m de hauteur. À l’intérieur, il fait de 12 à 15°. Les pierres de construction du château ont été extraites de ces grottes. On y stockait aussi des matériaux, par exemple du carburant pendant la seconde guerre mondiale. Il est interdit de pénétrer dans ces grottes.

    Le château de Valençay, intérieur et parc des Princes


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  • Nous avons suivi une visite guidée pour l’intérieur du château.

    Le salon de musique : décoration Louis XVI. Dans la boiserie, derrière la fenêtre intérieure, un escalier dérobé conduit à la chambre de Don Carlos. Piano forte des frères Erard, signature de Dussek, le musicien tchèque au service de Talleyrand.

    Le château de Valençay, intérieur

    Le salon bleu : Occupé par Ferdinand VII puis par la princesse de Bénévent puis par la duchesse de Dino. Sous le portrait, bureau à gradin en laque du Japon et appliques en bronze doré. Paire d’hokkai-bako du Japon, en bois laqué noir (ces boîtes servaient au transport de la nourriture, suspendues avec le système de palanches. Portrait de Talleyrand par Gérard (copie, l’original est à New-York). Talleyrand avait un pied-bot et il portait une chaussure orthopédique mais ici, il est représenté sans. Sous le portrait, un bureau Mazarin, en écaille de tortue et marqueterie (attribué à Boulle). Bouche de chauffage. Table à awalé.

    portrait de Talleyrand et bureau Mazarin :

    Le château de Valençay, intérieur

     

    bureau à gradin et paire d'hokkai-bako :

    Le château de Valençay, intérieur

     

    table ç awalé :

     

    Le château de Valençay, intérieur

     

    Le château de Valençay, intérieur

    Le grand salon : il est séparé en deux par des colonnes ioniques. Le 11 décembre 1813, à 0 h 30, fut signé le traité de Valençay qui mettait fin à la guerre d’Espagne et rendait à Ferdinand VII sa couronne. Portrait de Talleyrand en ministre. Portrait d’Alexandrine de Damas d’Antigny, mère du Prince de Talleyrand.

    Le château de Valençay, intérieur

     

    Le château de Valençay, intérieur

    Les chaises et canapés sont recouverts de tapisserie au point de Saint-Cyr, exécuté par les dames de la cour d’Espagne durant leur captivité.

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

    La table ronde, rapportée en 1815, est celle autour de laquelle s’est réuni le Congrès de Vienne en 1815 . Elle a été prêtée en 2014 au musée de Posdam.

    Le château de Valençay, intérieur

    Le cabinet de travail de Talleyrand : fauteuil anglais en cuir avec poches à soufflets sur le côté pour ranger les dossiers. Table de travail en acajou à plateau pivotant réglable à l’aide d’une crémaillère.

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

    Colonnes de porphyre à chapiteaux ioniques avec les bustes de Rousseau (à gauche) et Voltaire (à droite). Grand secrétaire en acajou et bronze doré, offert par Murat, il est orné de sphinges ailées portant des bougies, et de colonnes cannelées dont l’une, creuse, permet de cacher des armes. Il possède de nombreux tiroirs à secrets.

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

     

    La chambre de la princesse de Bénévent : Catherine Verlée, née aux Indes, divorcée de M. Grand, épousa Talleyrand en 1802 (mariage civil car Talleyrand était toujours considéré comme évêque par l’Église). Elle devint Princesse de Bénévent en 1806.

    Le château de Valençay, intérieur

     

    Elle était la maîtresse du Prince espagnol San Carlos (l’escalier dérobé dont nous avons parlé). Finalement il y eut séparation à l’amiable en 1816 et Catherine, désormais Princesse de Talleyrand,  partit pour Paris. À la mort de l’amant, Talleyrand aurait dit : « Le duc de San Carlos était l’amant de ma femme, il était homme d’honneur et lui donnait de bons conseils dont elle a besoin. Je ne sais pas maintenant dans quelles mains elle tombera. » (Catherine avait la réputation d’être sotte (elle aurait dit « Je suis d’Inde »). Tableau de la Princesse par Mme Vidée-Lebrun. À droite du lit, autoportrait de Mme Vigée-Le Brun.

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

     

    Le cabinet de toilette : fauteuil de bain

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur

     

    La chambre de la duchesse de Dino : Dorothée de Courlande (Lettonie) était nièce par son mariage de Talleyrand. Elle devint sa compagne après le départ de Catherine. Elle était séparée de son mari, le neveu de Talleyrand, depuis 1816. Table de toilette en acajou avec une écritoire dans le tiroir. Lit bateau en acajou.

    Le château de Valençay, intérieur

    Le château de Valençay, intérieur


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  • Profitant du soleil, hier, nous sommes allés visiter le château de Valençay.

    Le château a été acheté par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord en 1903, obéissant aux ordres de Bonaparte (qui a participé à l’achat) pour que Talleyrand, ministre des Affaires étrangères du Consulat,  puisse recevoir brillamment le corps diplomatique, les étrangers marquants… En 1808, Napoléon y fit assigner à résidence les princes espagnols Ferdinand VII, Don Carlos et don Antonio. Les conditions d’emprisonnement n’étaient pas sévères : ils pouvaient lire, suivre des cours de danse et de musique, monter à cheval, assister aux représentations théâtrales dans le petit théâtre construit pour eux en 1810.  Talleyrand fit aménager les jardins, meubler le château à la mode antique.

     

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Blason : No que Diou (pas d’autre roi que Dieu ? rien que Dieu ?)

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

     Une visite guidée de 30 min nous permet d’entrer dans le théâtre (ne peut se visiter tout seul). L’extérieur est très simple, on dirait plutôt des bâtiments des communs. Le théâtre n’est pas très grand mais pouvait accueillir jusqu’à 200 personnes en les serrant beaucoup. Le manteau d’Arlequin est rouge décoré de fleurs. Tout le décor est en bois peint, les murs sont entièrement peints en trompe-l’œil (imitation de marbre). Les décors sont d’époque.

    Le château de Valençay

     

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

     

    Le château de Valençay

    Des quinquets étaient installés un peu partout, notamment dans les corbeilles soutenues par les cariatides : on venait au théâtre pour regarder la pièce mais aussi pour se montrer.

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

     

    L’acoustique est exceptionnelle. Il n’y avait pas de fosse d’orchestre : les musiciens étaient placés au fond de la salle, sous la loge décorée de figures mythologiques : Apollon entouré des muses. Les filles de Zeus et de Mnémosyne ne sont pas toutes présentes (il manque Clio, Uranie et Polymnie).

    Le château de Valençay

     

    Apollon :

    Le château de Valençay

     

    une muse :

    Le château de Valençay

    Les autres décorations montrent des masques, des instruments de musique (harpe, flûte de Pan).

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

     

    Le château de Valençay

     

    Le château de Valençay

    De chaque côté de la scène, des ouvertures grillagées permettaient aux artistes de voir s’il y avait beaucoup de monde dans la salle. De grands artistes sont venus jouer dans ce théâtre : on parle de Mlle George, La Grassini. Le musicien Dussek résidait au château. Mais il pouvait y avoir des comédiens amateurs. Dorothée, duchesse de Dino, nièce de Talleyrand jouait dans ce théâtre.

    Nous avons ensuite pique-niqué sous les arbres. Il y a de nombreuses tables et bancs et les paons viennent nous rendre visite.

    Le château de Valençay

    Le château de Valençay

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