• La serpe, Jaenada

    Il était dans ma liseuse depuis longtemps et je n'arrivais pas à me résoudre à plonger dans ce livre. Quel temps perdu, comme j'ai eu tort !

    La serpe

     

     

    Philippe Jaenada

     

    2017 Prix Femina 643 pages

     

     

     

    L’écrivain enquête sur le triple meurtre au château d’Escoire (Périgord). En 1941, le propriétaire Georges Girard, sa sœur Amélie et la bonne, Louise , sont sauvagement assassinés un soir d’octobre, à coups de serpe. Le fils, Henri Girard, c’est lui qui les trouve au matin, n’a rien entendu car il dormait loin dans une autre aile du château. Il est vite accusé, et emprisonné. Il n’a pas trop bonne presse auprès des métayers, il est coléreux, voire violent, dépensier, cynique.

     

    Il est finalement innocenté en 1943 car il est brillamment défendu par Maurice Garçon, soi dit en passant, l’ami de son père. Mais le doute plane. Peu de temps après, il s’exile au Vénézuela et après quelques boulots, il revient en France et publie un roman qui se passe là-bas, au Vénézuela. C’est, tenez-vous bien un livre que tout le monde connaît : « Le salaire de la peur », car Henri Girard est devenu Georges Arnaud, pseudo réunissant le prénom de son père et le nom de sa mère.Le château est racheté par le père de l’écrivain Michel Peyramaure puis par un couple qui le transforme en chambres d’hôtes.

     

     

    Cet assez long roman, plus de 500 pages, raconte l’histoire d’Henri Girard, ses parents, ses grands-parents, les quatre femmes qu’il a épousées : Annie Chavaneau, puis Suzanne Graux (elle chante dans l’album de Léo Ferré « De sac et de cordes »), Leila Facchini et Rolande, une femme de combat qui milita pour l’indépendance de l’Algérie.

    Leila par le photographe Edouard Boubat :

    La serpe, Jaenada

     

    Ce livre m’a parfois un peu agacée mais j’ai aimé ça et je revenue sans cesse dans ce livre sans manquer un seul jour. Car au travers de l’enquête menée à nouveau par Philippe Jaenada sur les lieux (qui est le coupable ? Le fils ? Le fils des gardiens méprisés par les châtelains qui n’ont même pas voulu leur installer l’électricité), s’intercalent des digressions : sur la vie familiale de Jaenada et ses problèmes avec sa voiture d’occasion, sur l’affaire Stavisky, sur les personnalités liées à la vie d’Henri Girard (Jacques Vergès avec qui il travailla pour l’affaire Djamila Bouhired, le photographe Edouard Boubat,). Digressions aussi sur un autre livre de Jaenada, « La petite femelle », histoire de Pauline Dubuisson et de son procès.

     

    Bref, on se laisse emporter par le livre et par cette histoire jamais élucidée. Confidence d’Henri à Gérard de Villiers disant qu’il était le meurtrier : vrai ou comme le pense René Andrieu, plaisanterie comme Georges Arnaud en avait l’habitude. Mystères de volets aux vieilles toiles d’araignées, de foulard abandonné après le meurtre et trouvé le matin mais indemne de rosée. Évasion du compagnon de cellule d’Henri.

     

    J’ai bien aimé le style du livre,c'est passionnant, drôle...

    La serpe, Jaenada

    photo Louis Monier, rue des Archives 1986 :

    La serpe, Jaenada

    j'ai trouvé les photos sur internet. Je les retirerai si je n'ai pas le droit de les publier

     liens vers des émissions :

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