• "les anges meurent de nos blessures"

    Hier soir, à la bibliothèque de Malesherbes, était mis en scène un roman de Yasmina Khadra (pseudo d'un auteur algérien, formé à partir des deux prénoms de son épouse).

    Le spectacle était joué par trois acteurs (compagnie Kick théâtre) : Catherine Le Henan, Rachid Benbouchta et Jean-Baptiste Siaussat qui se relayaient pour mettre en scène quelques chapitres du roman, principalement Turambo, le personnage principal, son oncle Mekki, les professionnels de la boxe DeStefano et Michel Bolloq dit LeDuc et Hélène.

    Le roman est évidemment trop touffu pour tout raconter dans un spectacle. Le roman commence par les dernières heures de Turambo : il s'apprête à être décollé par la bascule à Charlot. Ensuite, le roman retrace les 15 années qui ont précédé cette fin funeste. Turambo est le nom que lui a donné un boutiquier d'un quartier pauvre de Sidi Bel Abbes : c'est le "raccourci" du village où habitait avant le jeune garçon : Arthur-Rimbaud. Comme le village a été enseveli sous une coulée de boue, dans les années 1920, la famille a déménagé pour le quartier pauvre de Sidi Bel Abbès. La famille, c'est la mère, la tante, la cousine Nora et l'oncle Mekki qui n'a que 15 ans mais qui est promu chef de famille depuis la disparition du père. Le père, ancienne gueule cassée, a honte et travaille dans un cimetière juif, là où personne ne pourra le reconnaître. Un jour, Mekki emmène son neveu au cimetière pour lui montrer la déchéance de son père (c'est la première scène du spectacle).

    Turambo vit tant bien que mal de petits boulots, exploité par l'infâme boutiquier Zane. il devient copain avec un petit juif, Gino. Et un jour qu'il se bat pour répondre aux insultes d'un client, il est remarqué par un entraîneur de boxeurs et il est pris en charge par DeStefano et Bolloq dit LeDuc. C'est l'ascension, la gloire. Mais c'est un sentimental, il tombe amoureux de sa cousine, d'Aïda la prostituée de luxe et enfin d'Hélène la fille d'un ancien boxeur devenu handicapé. Il finit par renoncer à la boxe.

    Mais je ne vous raconte pas la suite. Lisez le livre.

    Le spectacle était très bien. Sans accessoires, juste des gants de boxe, un rideau noir, trois chaises, quelques costumes, les comédiens ont su montrer les différentes facettes des personnages, la joie, la tristesse, la douleur, le combat de boxe...

    "les anges meurent de nos blessures"

     

    "les anges meurent de nos blessures"

    et puisqu'il s'agit de l'histoire d'un boxeur et qu'en plus, c'est la semaine de Bob Dylan :


    Graeme Allwright "Qui a tué Davy Moore" par ina

    et aussi :

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 15 Octobre 2016 à 06:16

    En lisant ton article je pensais justement à la chanson de Dylan... tu l'as citée... super

    Bon WE à vous tous

    2
    Samedi 15 Octobre 2016 à 06:20

    Je t'avoue que j'ignorais l'expression LA BASCULE A CHARLOT. je viens de chercher...

    « La bascule à Charlot » est en fait le surnom donné à la guillotine, moyen inventé pour donner la mort sans se salir les mains.

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