• Devant me rendre prochainement au SHD à Vincennes pour trouver des renseignements sur le service militaire ou de guerre de mes ancêtres, j'ai découvert (d'après les registres de recensement) que certains avaient été exemptés :

    mon AGP Prudent NOËL a été exempté pour alopécie en 1868. J'avoue que je ne connaissais pas ce mot, synonyme de calvitie. Il était sans doute atteint de pelade, considérée comme contagieuse et cause d'exemption. Sur cette photo au mariage de mon GP, à l'âge de 54 ans, il ne semble pas si chauve que cela.

    Mon autre AGP, Armand Honoré Duteilleul avait les pieds plats en 1869 mais je ne sais pas si il a été réformé.

    Mon autre AGP, Pierre Marie Burgot, breton, a été exempté en 1864 pour bégaiement

    Mon AAGP, Louis Joseph Honoré Duteilleul a été considéré bon pour le service en 1838 mais a payé un remplaçant.

    Mon AAAGP Philippe Noël a été soldat de Napoléon pendant 18 ans 1/2 de 1792 à 1810. Je vous en ai déjà parlé.

    Mon autre AAAGP Jean Joseph Duteilleul a été exempté pour petite taille (1,426 m) en 1814. C'était effectivement très petit (mes autres ancêtres semblaient plus grands : 1,60 m en moyenne !!!)

    Mon autre AAAGP, Pierre Mauger a fait aussi les guerres napoléoniennes de 1811 à 1814 et a été blessé au genou droit. Il a reçu la médaille de Sainte-Hélène en 1869.

    Autre AAAGP, Pierre Lécurier a fait les guerres de Napoléon de 1800 à 1806 et il est mort début 1806 à l'hôpital militaire de Metz. Je pense que son régiment le 61 è d'infanterie de ligne était sur le chemin d'Austerlitz.

    D'autres ont été exemptés car ils étaient fils aîné ou unique de veuve, voire enfant aîné de 4 orphelins (dont lui)

     

     


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  • La fille d'un de mes ancêtres est morte tragiquement en 1692. Louis Viet était la fille de  Louise Viet, fille de Nicolas, vigneron, dit l'Aisné, dit aussi de Nogent, et Louise Sylvestre.

    Elle était née le mardi 14/10/1670 à Nogent-le-Roi et avait donc 22 ans à son décès (contrairement à l'acte où il est écrit qu'elle avait 19 ans, mais les erreurs d'âge étaient fréquentes à cette époque)

    Elle est donc décédée le dimanche 17/02/1692 à Nogent le Roi

    J'ai recopié les deux actes dans le registre conservé en mairie et aux Archives départementales

    Archives communales (acte ci-dessus)  Le dimanche 17 jour de feburier a esté enterrée dans le cimetière de ceans Louise Viet fille de Nicolas Viet vigneron et de Louise Sylvestre ses père et mère. Elle est morte aagée de 19 ans et un peu plus on peut dire de cette pauvre fille emportée par une mort violente qu?elle a passé par le feu et par l'eau car l'an passé elle tomba dans le feu le 16 feburier et cette année elle est tombée dans l?eau le 16 feburier ou elle a esté etouffée ces deux grands accidents que la prudence humaine n'avait pu prevoir lui estant arrivez par un mal caduque qui la prenait de temps en temps ; à ses funérailles ont assisté son père ses frères, Pierre Bouchard oncle, Pierre Roger aussi oncle, Nicolas Viet cousin germain Jean Viet et Pierre Aubin aussi cousins

    signé : Viet ; Bouchard ;N Viet ; Pierre Aubin ;André Lelarge ;L Bouchet (le curé)

     

    Archives départementales (double du greffe) Le dimanche dix sept feburier a esté enterré dans le cimetière de la paroisse Louise Viet fille de Nicolas Viet et de Louyse Sevestre  ses père et mère elle est morte aagée de 19 ans et décéda par une mort fascheuse qui est l'eau laquelle tomba dans la rivière a esté etouffée des eaux sans avoir peü etre secourue auquel convoy ont asssisté comme témoins Louis Viet son père, ses frères, pierre Bouchard oncle, Pierre Roger aussy oncle, Nicolas Viet cousin germain Jean Viet et Pierre Aubin aussy cousins

    A noter que le père est nommé Nicolas et plus bas Louis (en fait il s'agit bien de Nicolas, Louis Viet est le grand-père de Louise)

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Je vous ai déjà parlé de mon ancêtre Denis Noury qui 'est marié 4 fois avec des femmes de plus en plus jeunes.

    Denis Charpentier, veuf en 1809, se fiance avec Marie Françoise Leblond en 1810 (un seul ban) puis en 1811 (deux bans). Pourquoi ce délai d'un an alors que les bans se faisaient trois dimanches consécutifs. Ce mariage n'eut jamais lieu : pourquoi ? je n'ai trouvé ni décès de la fiancée, il me faudrait chercher la rupture de fiançailles dans les actes notariés. En 1813, il se fiance avec Thérèse Julie Denis mais pas de mariage. Pourtant trois filles naissent en 1814, 1816 et le 12 juin 1818. Cela a dû décider les parents qui se sont mariés le 15 septembre 1818, trois jours après la naissance de la petite dernière. La mariée ne devait pas être en forme ! Pourquoi si près de la dernière naissance alors qu'ils avaient attendu 5 ans ? Le marié était tisserand, le père de la mariée journalier et marchand de "bestiots", des petites gens donc.

    La saga des Guillaume Noël (vignerons, batteurs en grange, jouranliers) est également peu ordinaire :

    Guillaume Noël (1654-1725) se maria trois fois et eut au moins 14 enfants. Chaque remariage suivit le veuvage de moins d'un mois pour le premier et moins de trois mois pour le deuxième.

    Son fils Guillaume (1704-1771) eut trois femmes et au moins 16 enfants. Il se remaria moins de 6 mois puis moins d'un an après son veuvage.

    Son fils Guillaume n'eut que deux femmes et au moins 9 enfants et il attendit presqu'un an pour se remarier. Il mourut noyé dans le ruisseau du village.

    Son fils, Philippe Noël, fut soldat de Napoléon de 1792 à 1810 et je ne sais pas si son mariage en 1810 fut un mariage arrangé (les mariages des anciens militaires de Napoléon qui se marièrent le même mois que l'Empereur et Marie Louise et reçurent une pension, ce mariage étant choisi par la municipalité). La fiancée était enceinte, de lui ?

     


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  • Mes ancêtres Macé Blot et Michelle Girouard étaient aubergistes à Frétigny (28). ILs ont eu au moins 12 enfants. Je n'ai pas trouvé l'acte de sépulture et je pense que je ne le trouverai jamais. En effet, comme ils étaient aubergistes, ils servaient du vin pendant la messe. De ce fait, le curé leur refusait l'absolution, ils ne pouvaient donc pas faire leur Pâques et à leur mort, le curé a sans doute refusé les sacrements. Comme c'était le curé qui tenait les registres, il n'a sans doute pas mentionné leutr décès. A moins qu'un curé des environs, plus complaisant, n'ait consenti à les enterrer. Michelel Girouard a eu un enfant en 1659 et je sais, grâce au compte rendu de visite pastorale (faite en 1661 par Nicolas Lormeau, chantre de St Jean de Nogent-le-Rotrou, et Jacques Lormeau, curé de Notre-Dame de Nogent-le-Rortrou) que Michelle Girouard est morte peu avant 1661. Ce document se trouve aux Archives Départementales, cote G 809.

    Voici le texte, orthographe originale :

    "Continuant notre visite nous sommes transportés dans l’église de St André de Frétigny où nous avons trouvé pour curé Michel Gouin et honnete vicaire Me Clément Toutry et pour trésoriers Noël Pichon et Salomon Chalet ou estant nous avons visité et fait ostension du st Sacrement et visité les fons baptismaux, les missel, ornements, et livres de baptesmes, mariages et inhumations que nous avons trouvés en bon ordre.

    Et nous avons interrogé Mr le Curé scavoir si tous les paroissiens avoient communié à Pasques lequel nous a révélé que Macé Blot hostelier et deux de ses enfans n’ont point satisfait au precepte. Les enfans se sont présentés le père ne s’est point présenté qui n’a point communié à Pasques il y a deux ans non plus que sa femme laquelle est morte subitement comme par un juste jugement de Dieu ayant esté frappée comme l’on dit par un de ses défaus  et depuis n’ayant duré que deux ou trois heures sans parler.

    Le subjet du refus est pour avoir tout le long de l’année donné du vin aux habitans de la dite paroisse et circonvoisins pendant le service divin quoi que depuis vingt ans d’an en an ils promettent de ne plus le faire.

    Outre ce blasphèmes, juremens, execrations et yvrogneries qui se commettent jour et nuit dans leur maison, qui ont toujours continué depuis vingt ans que le dit Gouyn est curé sans y avoir jamais pu apporter remède.

    La veufve Mathurin Richard et sa servante hostesse pareillement pour avoir donné du vin une infinité de fois pendant le service divin a souffert beaucoup d’excès dans sa maison.

    Ce qui oblige le dit sieur de nous supplier de dénoncer les dessusdits à Mr le promoteur afin d’y apporter remède ce que nous avons promis de faire."

    Le curé est Michel Gouin, curé de Frétigny de 1640 à 1688

    En 1655, le curé Gouin s’était déjà plaint de plusieurs de ses paroissiens qui n’ont voulu se mettre au devoir de la Pasque entre lesquels sont ... Macé Blot et sa femme.

     

      Les cabarets ne devaient pas être ouverts pendant la messe, les vêpres.

     

     A Bullainville, le bailli de la chatellenie de Villars défend aux cabaretiers  de donner à boire aux habitants pendant les heures du service divin, comme aussi après neuf heures du soir depuis la Toussaint jusqu'à Pasques, le 10 mars 1745.

    En 1676, à Villiers-le-Morhier, le doyen ordonne de refuser les sacrements à ceux qui boivent pendant le service divin (visite pastorale)

    A La Loupe il est ordonné au procureur-fiscal de se transporter dans les cabarets les dimanches et fêtes pendant le service divin pour verbaliser contre ceux qui s’y trouveraient (cote B 658, AD Chartres)

     


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  • Le curé Bougrain est né le 30/03/1651 à Rémalard (Orne), fils de Jean Bougrain et de Jacqueline Lochon. Beau-frère de mon ancêtre Jean Rotrou
    Il est mort le 30/10/1721 à Fontaine Simon à l'âge de 70 ans. Il est enterré dans l'église de Fontaine Simon, près de La Loupe (Eure-et-Loir)de même que son père, dans le choeur, à côté de l’épître. Ses armoiries sont de sinople à une bande d’or 

    Le curé Bougrain annote les registres de baptêmes, mariages et sépultures en racontant ce qui se passe en France ou dans la région : intempéries, faits politiques, vie à la Cour  

    Un peu chauvin, il s'enorgueillit que les curés qui l'ont précédé à Fontaine-Simon soient "tous percherons, point de normans"

    Voici quelques extraits :

    les intempéries : Le jeudy 26 may 1695 de mémoire d’homme les eaux n’ont esté si grandes par un orage, l’estang neuf de Neuilly s’est crevé.

    1696 Cette année a esté chere en grain cela n’a duré que 4 mois et les guines et la belle recolte de grains et fruits ont mis le bled a 15 et 20 sols mais voyez l’année 1709

    Le jeudy 4 juin 1699 est tombé beaucoup de neges fondues

    La nuit du mardy 20 et mercredy 21 juillet 1700 lorrage a fait du tort sur les grains et fruits pour (rature) en cette paroisse, nommement autour de dela

    le mardy 19 juillet 1707 il a fait une chaleur excessive en sorte que plusieurs en ont esté malades, et un faucheur proche nogent le Rotrou etouffa, plusieurs chevaux en routte etouffez, 4 paniers de beure fondus, 4 veaux etouffez dans la dite charette allants a paris a pierre Boutry et 6 paniers d’oeufs perdus qui furent jettéz en la riviere

    Au mois de janvier 1709 a l’égard du froid, des bleds et arbres gelés, on peut dire que l’homme âgé de plus de cent ans n’a veu plus que voit un enfant

    les exécutions : Le jeudy 4 décembre a été pendue et bruslée à La Ferté Vidame Aubert femme de st André de la ville aux Nonains qui avoient volé et pillé l’église de Mossonité

    Naissances et décès à la Cour :

    En l’an 1707, le six du premier mois
    qui se nomme autrement jour de l’Epiphanie,
    Madame de Bourgogne Au peril de sa vie ;
    nous donne des Bourbons Le cinqyesme des Roys.
    Dieu le fasse vivre plus que celuy qu’elle avait deja donné

    Dimanche, le premier jour de 7bre 1715 à 8 heures et un quart du matin, est mort d’une gangrène à la jambe Loüis 14 Roy de France, né à Saint-Germain le 4 7bre 1638 et luy succède Loüis 15 né à Versailles le 15 févr 1710. C’est le fils de son petit-fils, c’est à dire l’ayeul, fils de Loüis Dauphin de France mort à Marly le 18 fevr 1712, âgé de 30 ans, et de Marie Adélaïde de Savoye Dauphinne de France morte à Versailles le 12 févr 1712 âgée de 26 ans. Ce Loüis étoit fils de Loüis Dauphin de France mort à Meudon le 14 avril 1711 dans la 50 è année de son âge.

    Et voici une devinette, si quelqu'un trouve la solution ....
    Je suis le Ciel, je suis en terre,
    Je suis la paix, je suis en guerre, 
    A Dieu je ne puis convenir,
    Je sais pourtant vivre et mourir. 

    les guerres
    Le 17 aoust 1712 a été publié trêves entre L’Angleterre, La France et L’Espagne, et le 24 l’armée du Roy a forcé le camp de Denain, pris Marchiesne où étoit le dépost de toute l’armée des alliez. Ils y ont perdu dix mille hommes tant tuez que prisonniers, le siège de Landrecies levé en conséquence.
    Le 8 septembre, Doüay (2500 prisonniers) a été repris sur les alliez, après leur deffaite du camp de Denain. 2500 prisonniers
    Le 7 août la paix générale a eté conclue et signée

    Visite d'un Perse
    Le 7 è février 1715, Méhémed Rizabeg, Intendant de la province d’Erivan en Perse, Ambassadeur pour le Roy Hussein de Perse, a fait son entrée à Paris et le mardy 19 dudit mois il a fait son entrée à Versailles. Jamais la Cour n’a été plus laiste et jamais il n’y a eu plus de monde à Versailles.
    (Méhémet Riza Beg était un personnage imbu de lui-même, coléreux et peu diplomate. Le voyage de Riza Beg de Perse jusqu’en France fut long et difficile. Les présents furent emballés dans des balles de soie sur un navire français en partance pour Marseille. Le cortège persan arriva à Paris le 7 février puis se rendit de Paris à Versailles le 19 février. La réception fut grandiose mais l’on raconte que le Roi-Soleil fut déçu de la faible importance des présents : des perles, des turquoises, deux petites boîtes d’or et de la baume de momie. La négociation du traité franco-persan fut ralentie du fait de la maladie de Louis XIV. L’ambassadeur se trouva vite à cours d’argent et ne trouva aucun prêteur. Il alla donc à Amsterdam où des marchands arméno-persans financèrent l’ambassade. Louis XIV demanda à l’ambassadeur qu’il intervienne auprès du Chah en faveur des religieux français « souvent maltraités dans cette contrée ». Le traité fut signé et un Consulat de Perse à Marseille fut créé. Le Consul fut Hagopdjan.

    1719 : chanson sur Law
    Chanson sur Monsieur Lass, ministre d’Etat 1719 (Lass = Law)

    Lass, vous quille (autrefois)
    Estoit une grosse Injure ;
    Mais pour bien parler francois, turlure,
    C’est une riche figure, Turlurlure.

    Où sont les deux grands cardinaux (Mazarin et Richelieu)
    Colbert et sa géniture
    Ce n’étoit que des nigaux, turlure,
    Ou de vrais Lass en peinture, turlurlure.

    Que diroit Loüis Le Grand,  (Louis 14 )
    Si hors de sa sépulture
    Il voyoit son propre sang, turlure
    Agioter a triple usure, Turlurlure.

    dedans la rue Quinquempoix,
    On joue une tablature,
    Qu’on punissoit autrefois l'usure, turlure De foüet et de flaitrissure, Turlurlure.

    On dit qu’à Missisipy,
    On a trouvé (chose sûre)
    De l’or plus qu’à Potosy, turlure (Potosi est une ville du Pérou)
    Il est bon pour la dorüre,Turlurlure.

    On scait qu’il est dans Paris,
    des fous de toute nature,
    Mais Lass dans son parti, turlure
    En a triplé la mesure, Turlurlure.

    Nostradamus a prédit
    Cett’ étonnante aventure,
    mais pour la bien éclaircir, turlure
    Attendons l’année future , Turlurlure.
    4 centurie 1e, quadrain 53, et 62












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