• Mycènes

    Confortablement assis à l’entrée du site de Mycènes, nous écoutons les explications de Julie. Jules est impatient d’aller de l’autre côté des murailles. Il change dix fois de place.

    Plusieurs royaumes mycéniens se sont succédé. Les légendes ont été racontées dans les textes des années plus tard (« l’Iliade et l’Odyssée » a été écrit fin VIII è siècle av JC, Homère se basant sur des poèmes anciens oraux chantés par les aèdes). La guerre de Troie a eu lieu à l’âge du bronze : une fouille montre que la ville a été détruite au II è millénaire. Les textes ont été écrits à la même époque que les remparts de Mycènes mais les noms des rois ne sont pas mentionnés. On parle du titre des rois : wa-na-ka.

    Le mythe dit que c’est Persée (fils de Zeus et Danaé et petit-fils d’Acrisios) qui fonda Mycènes. Le dernier roi de la dynastie des Perséides fut Eurysthée (celui qui imposa à Hercule les 12 travaux).

    Les Mycéniens choisirent ensuite Atrée comme roi (au détriment de son frère Thyeste).

    La famille d’Atrée et d’Agamemnon (les Atrides) est une famille maudite depuis l’assassinat commis par Tantale, fils de Zeus, qui fit manger aux dieux le corps de son fils Pélops (celui qui donna son nom au Péloponnèse). Les Dieux (sauf Déméter qui mangea l’épaule de Pélops) s’aperçurent que le mets offert était de la chair humaine, firent revenir Pélops à la vie (ils lui greffèrent une épaule en ivoire) et condamnèrent Tantale au supplice de la faim et de la soif. Ensuite, Atrée, fils de Pélops et d’Hippodamie, jaloux de son frère Thyeste, (celui-ci était l’amant d’Érope, l’épouse d’Atrée), assassina ses neveux, les fit cuire et les donna à manger à Thyeste. Les générations à venir furent maudites et condamnées à avoir une fin tragique. Il s’ensuivit une suite de meurtres, infanticide, parricide, inceste.

    Ensuite intervient l’histoire de la guerre de Troie. Résumons. Lors des noces de Thétis et Pélée, Éris, la déesse de la discorde avait été oubliée. Elle lança sur la table une pomme d’or avec ces mots « À la plus belle ». Héra, Athéna et Aphrodite se disputèrent le titre. C’est Pâris, fils du roi Troyen Priam, qui choisit Aphrodite qui lui avait promis l’amour de la belle Hélène. Or, Hélène était la femme de Ménélas, roi de Sparte et fils d’Atrée. Ménélas demanda à Agamemnon, roi de Mycènes, de lever une armée faite de princes achéens pour aller reprendre Hélène, ce qui arrangeait bien Agamemnon attiré par les richesses de Troie qui se trouvait sur la route des métaux. Mais les vents sont défavorables et la flotte ne peut partir. Pour calmer la colère d’Artémis, Agamemnon accepta de sacrifier sa fille Iphigénie (selon certaines versions, au dernier moment, Artémis sauce Iphigénie en la remplaçant par une biche). Passons sur les combats de la guerre. Après la guerre de Troie, Agamemnon voulut retourner dans sa patrie. Son amante, la devineresse Cassandre voulut l’en empêcher car elle craignait un malheur mais elle avait été condamnée par Apollon à ne jamais être crue et Agamemnon partit donc retrouver sa femme Clytemnestre qui était devenue entre-temps la maîtresse d’Égisthe. Celui-ci était le fils que Thyeste avait eu de sa propre sœur Pélepia. Clytemnestre et Égisthe assassinèrent Agamemnon, Cassandre et leurs bébés. Oreste, le fils d’Agamemnon, vengea son père avec l’aide de sa sœur Électre en tuant Égisthe et Clytemnestre. Les Dieux envoyèrent les Érinyes, déesses de la vengeance, pour tourmenter Oreste. Athéna mit fin à la malédiction des Atrides en faisant juger Oreste par le tribunal criminel d’Athènes, sur l’Aréopage. Il fut acquitté et alla se purifier à Delphes. Il rentra à Mycènes et épousa sa cousine Hermione, fille de Ménélas et d’Hélène.

    La civilisation mycénienne se développe à partir de 1700 av JC.

    Nous entrons par la porte des Lions, entrée principale. Les linteaux sont soulagés par un triangle de décharge, le vide étant comblé par une sculpture plus légère.

    Mycènes

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    la porte des lions vue de l'intérieur :

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    Les remparts étaient hauts de 12 m , certains mesurent encore 8 m. Ils sont formés de deux rangées de blocs énormes comblées avec des cailloux et de la terre. La légende dit que les remparts sont l’œuvre des Cyclopes (les fils d’Ouranos et de Gaïa), on les appelle « murs cyclopéens ».

    Mycènes

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    En 1874, Henrich Schliemann(qui avait exhumé le site de Troie et le trésor de Priam), s’attaque aux fouilles de Mycènes.

    Tout près de la porte des Lions, il découvre de nombreuses tombes royales à l’intérieur de 2 cercles. Dans  6 puits, se trouvaient 19 squelettes (8 hommes, 9 femmes et 2 enfants). Les tombes renfermaient un matériel funéraire en or (lion, taureau, couronnes, vases, bijoux, masques), en bronze (poignards, épées). C’est dans une de ces tombes qu’on a découvert le fameux masque dit d’Agamemnon. Schliemann a attribué à tort ces vestiges à Agamemnon alors qu’ils datent du XVI è au XIII è av JC. Elles sont plus anciennes que la destruction de Troie (XII è av JC ?). Le cimetière est entouré de murs.

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    Le sommet de la montagne évoque un visage (dit-on) :

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    Nous empruntons un chemin fort raide qui nous conduit au Palais royal.

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    vue sur le cercle des tombes A :

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    Le palais est composé de deux vestibules et du mégaron, salle rectangulaire. C’était la salle d’audience. Des colonnes en bois soutenaient un avant-toit.

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    Près de la citerne alimentée par une source, JUles est tombé et se fait consoler par Julie, Agathe et Marie.

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    Porte secondaire (poterne nord)

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