• La cathédrale (Katoghike) date du VIII è siècle et comporte trois absides. Elle est très belle avec ses pierres polychromes (basalte noir et pierre rouge)

    côté sud et côté est :

    Talin

    côté est :

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    côté nord :

    Talin

    Talin

    Talin

    Talin

    Talin

    Talin

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    Stèle votive quadrifaces. Ce type de stèle s’arrête à l’arrivée des Arabes et sera remplacé au IX è siècle par les khatchkars.

    Talin

     

    Sur la façade sud, on voit que les murs ont été construits en remplissage (opus caementicum), plus perfectionné que chez les Romains. C’est une technique anti-sismique. On commence par construire les parois extérieures puis on remplit l’espace intérieur avec un mortier fait de chaux et de sable dans lequel on introduit des graviers, des débris de tuf.... En Arménie, cette technique s’appelle « midis ».

    Talin

     

    À l’intérieur, la nef est immense et baignée de lumière. La coupole est à ciel ouvert et le tambour octogonal.

     

    Talin

    On passe de la forme carrée au cercle de la coupole par l’intermédiaire de pendentifs en forme de triangles.

    Talin

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    À côté de la cathédrale, la petite chapelle Sainte-Mère de Dieu qui date de la même époque a été restaurée récemment. Au-dessus des fenêtres, des blocs monolithes permettent de résister aux tremblements de terre.

    Talin

    Talin

    Talin

    Talin

     

    Une petite pluie nous rafraîchit, c’est l’heure de repartir. Nous nous dirigeons vers Gyumri, dans la plaine de Shirak, riche en cultures de blé et pommes de terre. Dans cette journée, nous aurons traversé des paysages variés : la plaine de l’Ararat très fertile puis la région aride de l’Aragatz puis un petit col et enfin la plaine de Shirak.

     

    Arminée profite de ce trajet pour nous parler de l’agriculture. Après 1991, les terres ont été privatisées mais la faute a été de privatiser aussi les engins : cela a « cassé le dos du paysan ». 7 % seulement des terres sont cultivables et le blé est importé d’Ukraine ou de Russie. On dit que « l’Arménien essore la pierre pour en tirer du blé ». Ces grandes étendues consacrées à l’élevage sont couvertes de neige pendant 6 à 7 mois.. Il y a peu de grandes fermes. Les paysans ont deux ou trois vaches. Les troupeaux que nous voyons sont ceux du village, gardés par le berger ou le vacher du village. Les paysans s’associent pour fabriquer le fromage et le beurre. Les vaches sont petites et sportives, adaptées à la montagne.

     

     

    Nous arrivons à Talin, à l’hôtel Plaza Victoria. Il est 17 h 30. Après quelques minutes pour se laver les pieds (pas assez de temps pour prendre une douche), nous repartons, munis de nos parapluies, pour une visite à pied de la ville. Ce sera l'objet d'un prochain article...

     


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  • L’église d’Aroutj (ou Aruchavank) date de 666, sous le règne de Grégoire I Mamikonian. À cette époque, on faisait de grandes constructions. Par la suite, les constructions se sont faites plus petites, pour être mieux protégées des destructions. L’église a été construite pendant la cinquième année du catholicos Anastas I d’Akori (La précédente qui datait du Vè siècle a été transformée en garde-manger). Le bâtiment a été endommagé par les tremblements de terre.

    la cathédrale Saint-Grégoire d'Aroutj, côtés nord et ouest :

    La cathédrale d'Aroutj

    côté sud :

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    Façade est : 2 niches dièdres avec ouvertures supplémentaires pour résister aux tremblements de terre..

    La cathédrale d'Aroutj

     

    Elle était couverte de fresques dont il reste quelques éléments : c’est le moment où Jésus tend les clés du Paradis à Saint Paul et à Saint Pierre. Il reste le bas de la robe et le phylactère.

    La cathédrale d'Aroutj

    Le monument comporte quelques traces de restauration. Mais les plantes et les corbeaux envahissent les lieux :

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

     

    Côté sud, se trouvait le palais, il n’en reste que quelques chapiteaux. Les ruines ont été découvertes dans les années 1950.

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

     

    Près du palais, se trouvait l’ancienne église. C’était une basilique, pas au sens que nous l’entendons en Europe, mais du point de vue architectural : une salle rectangulaire avec, ici, une nef à trois couloirs. La voûte en pierre était très lourde, ce qui nécessitait des piliers importants dont nous voyons ici les bases.

    La cathédrale d'Aroutj

    des tombes :

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

     

    La cathédrale d'Aroutj

     

    Nous sommes sur la route de la soie, preuve en est de ce caravansérail entre Aroutj et Katnaghbyur.

     

    La cathédrale d'Aroutj

    La cathédrale d'Aroutj

    La route est bonne, ce qui ne sera pas toujours le cas ! Nous continuons vers Talin.

    La cathédrale d'Aroutj

     


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  • Mardi 25 juin Après la visite du Matènadaran, nous quittons Érevan pour le nord ouest de l’Arménie. Direction Gyumri, en passant par Ashtarak, sur les pentes du mont Aragats, puis Aroutj et Talin.

    En montant dans le car, nous prenons une petite bouteille d’eau. Il faut boire beaucoup, il va faire chaud !

    Ashtarak se trouve à 20 km d’Érevan et nous sommes attendus au musée Pertch Prochyan pour un spectacle de danses et de chants. Pertch Prochyan était un écrivain arménien et la maison de son père a été transformée en musée.

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Nous nous installons dans une petite cour bien ombragée.

    La danse raconte l’histoire d’une fille à marier. Pendant la période de l’Ascension, autrefois, les filles se réunissaient pour aller chercher l’eau à la source, elles traversaient le village en chantant et en souhaitant beaucoup de bonnes choses aux gens. Elles jetaient un petit objet dans l’eau d’une cruche. La plus innocente des filles, la plus jeune, retirait les objets de l’eau et prédisait l’avenir des autres filles.

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    L’élément le plus important, c’est la poupée qui représente la déesse Anahit, déesse des temps pré-chrétiens.

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

     

    Les garçons du village essayaient d’empêcher les filles de faire leur coutume en dérobant la cruche. Pour la rendre aux filles, ils demandaient un baiser.

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Dans le premier chant, le fil que carde la jeune fille symbolise la continuité de la vie « Que le fil de la vie » soit long. ».

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    La dame à la coiffe rouge chante qu’elle s’est mariée jeune mais elle ne veut pas que sa petite-fille, la fileuse, se marie aussi jeune, et surtout pas avec un berger. Mais c’est justement d’un berger que la jeune fille est amoureuse et la grand-mère devra se résigner.

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    La dame à la coiffe rouge vient chercher Antonio pour une danse. Hélas pour elle, il est déjà marié !

    Et le spectacle se termine par une danse collective, une ronde très simple, en 3 mouvements : 2 pas à droite (qui représentent le présent et le futur), un pas à gauche qui représente le passé et le culte des ancêtres. La ronde prend la forme de l’arevahach, la rosace symbole de l’éternité.

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Nous déjeunons un peu plus loin dans le village, chez Hripsimé Tumanyan (1, rue Sazhumyan). La salle était en sous-sol, il faisait frais, c’était très agréable et le repas était excellent (crudités, haricots verts, beignets d’aubergines, crêpe fourrée de pommes de terre et tomates, lavash, soupe de légumes et viande. Nous avons terminé par le dessert en extérieur, bien à l’ombre. Des cerises, bien juteuses et une infusion de mélisse.

     

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

    Ashtarak, spectacle de danses et chants

     


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  • C'est un projet que j'ai en tête depuis longtemps : interpréter les papillons avec mes propres photos, une aquarelle et une broderie.

    Voici donc le machaon avec des aquarelles d'après les tutos de carnets d'aquarelle de Denis Chabault et des broderies (diagrammes de Marie-Thérèse de Saint-Aubin et d'un très vieux Prima.

    Si j'arrivais à trouver le livre de Marie-Thérèse de Saint-Aubin sur les papillons, coccinelles et petites bêtes, ce serait bien (mais il est hors de prix !). Heureusement j'ai son agenda papillons de 2014 plus quelques revues !

    Projet papillons

    Projet papillons


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  • Quelques photos de Tom, promenade en vélo

    Quelques photos de Tom, promenade en vélo

    Quelques photos de Tom, promenade en vélo

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