• Cet atelier de tapis se trouve dans un ancien caravansérail. Dans le centre des villes, les caravansérails n’étaient pas très grands (les animaux logeaient à l’extérieur). Les tapis classiques de Boukhara sont faits en laine de chameau (celle du cou car elle est plus fine), de chèvre, de mouton. Les tapis sont tissés en doubles-nœuds. Il y a 280 nœuds au cm². D’autres tapis peuvent être en soie et laine, ils sont réversibles. Une autre sorte, est 100% soie (689 nœuds au cm²). Pour certains tapis, il faut  2 ans ½ à 4 personnes. Les motifs sont : animaux, végétaux, arbre de vie.

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara


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  •  Le tombeau d’Ismaïl Samany a été édifié au X è siècle sous la dynastie des Samanides. C’est le plus ancien monument de Boukhara, conservé dans sa forme d’origine. Boukhara était alors la capitale. Pour le construire, ils ont utilisé les principes arithmétiques et géométriques de Al-Khorezmi, Al-Ferghani. Avicenne est venu travailler dans le mausolée des samanides (il y avait une grande bibliothèque, disparue dans un incendie). Selon la légende, pour sa construction, on a utilisé du lait de chamelle, du jaune d’œuf, du sang de taureau et du jus de riz. Les éléments décoratifs sont d’influence sassanide et zoroastrienne. Sa forme cubique rappelle la pierre noire de La Mecque, la kaaba et la coupole représente l’univers. À l’origine, les pèlerins déposaient leurs offrandes et leurs questions et un mollah, dissimulé à leur vue, répondait aux questions. Le monument a été découvert en 1934 alors qu’il était enfoui sous le sable du désert (ce qui l’a préservé des invasions mongoles). Le dôme a été restauré.  

    On dit que si on fait trois fois le tour du monument, son vœu se réalisera.

     

    Près du monument, un musicien est venu proposer ses CD. Il est violoniste et a joué à la salle Pleyel.

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

     

    Le mausolée Tchachma Ayyoub, appelé aussi source de Job, date du XII è siècle, sous la dynastie karakhanide mais a été amélioré sous le règne de Tamerlan. C’est à cet endroit que le prophète Job aurait fait jaillir une source pour sauver les habitants de la sécheresse. Le monument a été restauré plusieurs fois au cours des siècles. Actuellement, il abrite le musée de l’eau.  C’est aussi une grande place de pèlerinage, les pèlerins viennent boire l’eau de la source. D’autres villes revendiquent son tombeau. J’ai lu qu’en 1932, quand Ella Maillard, est venu à Boukhara, les bassins de la ville étaient fermés à cause du ver de Guinée (vous savez, ce parasite de 1 m de long qu'on fait sortir du corps du malade en l'entortillant autour d'un petit bâton).

     

    Dans le musée de l’eau, des photos mettaient l’accent sur le problème de la mer d’Aral dont la surface s’est considérablement réduite. 

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    la mer d'Aral, de plus en plus petite.

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

     

    les bateaux n'ont plus d'eau pour naviguer

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Le mausolée de l’imam Al-boukhari, né à Boukhara  se trouve juste en face du mausolée de Job. C’est un mausolée symbolique car il est enterré près de Samarcande (un mausolée que nous visiterons plus tard). Cet imam a écrit le deuxième livre sacré qui retranscrit toutes les paroles de Mahomet (les hadith). Sur le monument représente un croissant, symbole de l’Islam et un livre ouvert, symbole du recueil d’Al-Boukhari.

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)


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  • Nous sommes allés dans l’atelier d’Iskandar Khakimov. Il faut trois personnes pour faire fonctionner les marionnettes : une pour les paroles, une pour la musique et une pour la manipulation. Autrefois, les marionnettes étaient en cuir, puis au XVIII è siècle, en porcelaine et terre suite et à partir du XX è siècle, en papier mâché. On les manipule avec trois doigts (la tête est alors creuse) ou à deux doigts (la tête est pleine). La tête est d’abord une forme en pâte à modeler qu’on enduit d’huile. Il y a deux moules qui seront ensuite assemblés. On recouvre de 12 couches de papier (farine plus eau). On ponce entre chaque couche. Le bâton est fait de deux couches de papier ouzbek et de deux couches de papier soviétique, plus solide. Les têtes sont recouvertes de peinture à l’eau (4 couches), on ponce entre chaque couche. Puis on fait les finitions à la peinture à l’huile. Les hommes fabriquent les têtes et les femmes les mains, les grands-mères font l’enveloppe en coton. Il faut une semaine à 17 personnes pour faire une marionnette. Il y avait des marionnettes de collection, superbement vêtues. Je me suis contentée d’acheter des petites poupées avec les membres flexibles et des aquarelles.

    Les marionnettes de Boukhara

    Les marionnettes de Boukhara

    Les marionnettes de Boukhara

    Nasreddine Hodja :

    Les marionnettes de Boukhara

    Ali Baba et les 40 voleurs :

    Les marionnettes de Boukhara

     

    Pahlavan Kachal et Biche Khanoum :

    Les marionnettes de Boukhara

     

    Les marionnettes de Boukhara


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  • Les madrasas Abudlazizxon et Ouloug Beg sont face à face : on appelle cet ensemble un « koch ».

    La madrasa Abdoullaziz Khan tient son nom du khan qui la fit construire (XVIIè siècle). La décoration extéreiure n’est pas terminée car le khan a été détrôné avant la fin du chantier. La madrasa comprend aussi une mosquée d’été et une mosquée d’hiver.

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    plafond de muqanas :

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

     

     

    La madrasa d’Ulugh Beg (c’était le petit-fils d’Amir Timour, Tamerlan) est plus ancienne (15 è siècle), c’est même une des plus anciennes d’Asie Centrale. 

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek


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  • Sur la place Po-i Kalon, se trouvent trois monuments : la mosquée Kalon, le minaret d’une ancienne mosquée et la madrasa Mir-Arab.

    Le minaret de terre cuite date de 1127 (dynastie des Karakanides) ; il avait plusieurs fonctions : appeler les fidèles à la prière, être un repère pour les caravaniers, montrer la richesse de l’empire, et servir de tour de guet. Avant 1920, il y avait 200 minarets à Boukhara. Il mesure 48 m de haut et a un escalier de 110 marches. Sous la dynastie des Manguit, les criminels étaient jetés dans des sacs du haut du minaret. On dit que Genghis Khan, émerveillé, se prosterna au pied du minaret et ordonna qu’il soit épargné lors du sac de la ville. Le minaret a été bombardé en 1920 par les Russes. On voit l’emplacement des trous de boulets (zones plus claires). Il fut endommagé par le tremblement de terre de 1976 et restauré.

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

     

    le minaret et à droite, la madrasa Mir-Arab

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

     

    un motif zoroastrien, en forme de papillon :

     

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    La mosquée d’origine (795) a subi plusieurs démolitions et a été reconstruite. La mosquée actuelle date de 1541, elle est très vaste (130 m sur 80 m, ce qui correspond au nombre d’Or), elle compte 7 portes, 208 colonnes et 288 coupoles. Elle pouvait accueillir jusqu’à 10000 fidèles (c’était une mosquée juma ou mosquée du vendredi) Actuellement, elle ne fonctionne plus sauf deux fois par an, au moment de l’Aïd et de l’Aïd al kebir, une partie est mosquée de quartier. Dans la cour, se trouve un édifice octogonal, construit en 1915 par l’architecte Chirine Mouradov (celui qui a construit le palais d’été de l’émir) à l’emplacement de la sépulture d’un des premiers imams de la mosquée.

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

     

    La madrasa Mir-i-Arab (1535-1536) se trouve en face de la mosquée Kalon, de l’autre côté de la place. Elle a été fermée de 1920 à 1945 puis ouverte à nouveau. C’était la seule madrasa de l’Asie centrale, avec celle de Tachkent, à être en  activité à l’époque soviétique. Elle est encore en activité et on y forme les imams de l’Ouzbékistan. On ne peut donc pas pénétrer à l’intérieur, nous avons pu prendre des photos de la cour intérieure à travers les grilles.

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

     

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

     

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

    L'ensemble Po-i Kalon à Boukhara

     


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