• Vous avez sans doute lu "Le Grand Meaulnes" ! Pour moi, cela fait bien longtemps. J'ai retrouvé le livre qui m'avait été offert et dédicacé par mes instituteurs en 1965 (je les avais aidés pour la préparation des Prix en apprenant aux élèves le sirtaki). Ce livre est dans la collection Rouge et Or, illustré.

    Dernièrement, nous avons visité le musée Alain-Fournier à La Chapelle d'Angillon. Alain-Fournier est un semi-pseudonyme puis'il s'appelait Henri Alban Fournier (il admirait beaucoup le philosophe Alain). Il a fait un an et demi d'études en deuxième année de marine au lycée de Brest pour admission au Borda mais comme il était claustrophobe, il a vite abandonné. Il devient journaliste, écrit "Le Grand Meaulnes" en 1913 et est tué tout au début de la guerre en septembre 1914.

    Ce que j'aimais dans le Grand Meaulnes c'était plus le début que la fin, les instants passés par les élèves dans cette école de campagne, la classe, ("Ne sabotez donc pas comme ça, les gamins !") la cour de récréation. Je ne sais pas pourquoi j'aimais cette phrase toute simple de M. Seurel "Allons ! ce sera Mouchebœuf" pour désigner celui qui irait, avec François, chercher les grands-parents Charpentier à la gare. Puis la fête étrange, l'embuscade, la bagarre avec cet étrange bohémien.

    Voici le château de la Chapelle d'Angillon où est installé le musée Alain-Founier.

     

    Vous pouvez cliquer ici pour avoir le résumé du Grand Meaulnes

     

     


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  • quelques cartes sont parties objets pour des abonnés :

    - j'ai pâques ça à faire

     la grille est sur le site de Daele (ce site est dans mes liens) où vous trouverez d'autres poules rigolotes

     -  sampler de Pâques sur le site d'Echevette ce site est dans mes liens) où vous trouverez plein de jolies choses

    - et cette autre poule

     

     


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  • Une belle journée ensoleillée, hier, propice à flâner dans les rues de Montmartre, dans les petites rues bordées de jardins. Un petit coin de campagne dans Paris.

    Montmartre, commune créée sous la Révolution, était autrefois couverte de vignes, de vergers et de moulins. On y extrayait le gypse et son sous-sol est truffé d'excavations. Elle fut annexée à Paris en 1860. Les moulins servaient à écraser le grain mais aussi le raisin. 

    Avec la conférencière, devant le Bateau-Lavoir, nous avons évoqué Picasso, Modigliani, Max Jacob puis devant le Moulin de la Galette, fief des polkas effrénées, nous avons pensé à Renoir et ses magnifiques tableaux (Renoir peignait directement en emportant sa toile, ). Maurice Utrillo (le fils de Suzanne Valadon) a peint toutes les petites rues. En bas de la butte, le Moulin-Rouge (1895) concurrent du Moulin de la Galette, était le domaine de Jane Avril, Valentin le Désossé, Grille d'égout, la Goulue, les reines du Cancan et du chahut, immortalisées par Toulouse-Lautrec.

    Le jardin du moulin de la Galette est privé et referme un obélisque qui ressemble comme deux gouttes d'eau à ceux d'Orveau et de Manchecourt. Ces trois obélisques se trouvent sur le méridien de Paris : Cassini voulait en faire ériger 92 de Dunkerque à Perpignan mais seuls ces trois-là ont été construits.

    Savez-vous que le nom du cabaret du Lapin Agile vient d'un tableau représentant un lapin peint par Gill ? C'est là que Roland Dorgelès et ses copains firent peindre un âne avec sa queue. Le tableau fut exposé et vendu ! C'était le rendez-vous des poètes, Carco, Appolinaire... Allez voir sur ce blog pour lire l'histoire de l'âne du Père Frédé ! Le Père Frédé était le propriétaire du Lapin Agile (il avait aussi créé le "Zut", un autre cabaret.

    Ici, Garou Garou Dutilleul traverse le mur. Nous sommes sur la place Marcel Aymé. Cliquez ici pour lire "Le passe-muraille". Garou ! Garou ! Un poil de loup ! Il rôde un frisson à décorner tous les hiboux !

    les vignes de Montmartre fournissaient un petit vin appelé "picolo", actuellement le vin est vendu aux enchères.

    Et nous terminons notre visite par le sacré-Cœur. Nous avons évoqué un moment beaucoup plus tragique de la vie de Montmartre, le massacre des Communards par les Versaillais. Après l'armistice de 1871, le général Lecomte veut récupérer les canons entreposés sur la butte, ce qui exaspère les Parisiens mécontents de la capitulation. Les généraux Lecomte et Thomas sont fusillés et la Commune de Paris est créée. Le gouvernement de Thiers réfugié à Versailles envoie la troupe qui pourchasse les Communards. Femmes, enfants et ouvriers sont fusillés. Quelques années plus tard, il est décidé d'ériger une basilique sur la butte, afin d'expier les péchés de la Commune.

    Nous avons terminé notre sortie par la visite du musée du Vieux-Montmartre qui contient un joli petit jardin avec cognassier et autres arbres. Le musée exposait des documents et des objets sur l'Arménie.

    Il y avait tant de choses à voir que nous n'avons même pas pensé à aller voir les sites d'Amélie Poulain !


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  • Quelques photos de Montmartre

    une fontaine Wallace

    un manège

    la station de métro Abbesses

    et un chat sur un mur !


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  • Au XIXè à Paris, on pouvait voir de nombreux Panoramas.

    Le panorama (du latin pan, morceau d'étoffe et du grec orama, vue) fut inventé en 1787 par l'Irlandais Robert Barker. C'était une succession de gigantesques scènes peintes en trompe l'oeil sur des toiles placées à l'intérieur d'une rotonde. Le spectateur se plaçait au milieu de la rotonde.

    Au début du XIX è siècle, deux rotondes furent érigées boulevard Montmartre et en 1807 boulevard des Capucines. Napoléon I en commanda huit pour exposer des panoramas de ses grandes batailles. Mais la fin de l'Empire arriva.

    En 1838, une rotonde ornée d'un péristyle de quatre colonnes fut érigée au croisement des Champs Elysées et de l'avenue qui deviendra Franklin Roosevelt. Y seront exposés "Les incendies de Moscou", "la bataille d'Eylau", "la bataille des Pyramides". Cette rotonde de 40 m fut détruite en 1855 puis remplacée par par le Panorama National. Y seront exposées "La prise de Sébastopol" et "La bataille de Solférino". Passée la mode des Panoramas, la rotonde deviendra le Palais des Glaces puis en  1980 le théâtre Renaud-Barrault. L'entrée se trouvait dans le jardin du Grand-Palais.

    Le passage des Panoramas tient son nom de la présence de deux rotondes où étaient exposés des panoramas.

    A la fin du XIX è siècle, il y avait des rotondes en haut de la rue Lepic, à Montmartre (le panorama de Jérusalem), au jardin des Tuileries (le panorama du Centenaire), 3 sur les Champs-Elysées : rue de Berri (la bataille de Reischoffen) , celle citée plus haut (le siège de Paris en 1870) et le panorama construit en 1893 par Charles Garnier (Jérusalem au temps d'Hérode) et qui deviendra le théâtre Marigny (celle-ci existe donc toujours), un autre panorama était installé place Mazas (Paris de 1789)

    Il reste aussi un panorama à Champigny

    Tous ces renseignements m'ont été donnés aujourd'hui par notre conférencière, et trouvés sur le net ainsi que dans le livre de Claude Izner "La disparue du Père-Lachaise".

    Vous connaissez le sens actuel du mot "panorama"

     


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