• Pour ceux et celles qui vont profiter des joies de la plage pendant ces vacances de printemps


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  • Voici le dernier livre de la série des enquêtes de Victor Legris. L'action se passe en 1894. Beaucoup de rebondissements dans cette histoire sur fond d'avortements (un procès eut réellement lieu en 1891, l'affaire Thomas) mais s'il y a beaucoup de suspects, on ne perd pas le fil de l'histoire. Bien sûr, les filles qui sont jugées sont pauvres et leurs violeurs pas inquiétés car puissants.

    Cette année-là, Tombouctou est occupée. Le gouvernement envoie aussi les troupes à Madagascar.

     Les attentats anarchistes continuent : Vaillant (voir mon article précédent) est guillotiné ; des bombes explosent en plusieurs endroits à Paris, Caserio poignarde le Président de la République Sadi Carnot (Casimir-Perier lui succèdera), ce qui engendre une vague de pillages contre les magasins italiens.

    Paris compte 2 millions et demi d'habitants dont 200 000 chômeurs. Les candidats au balayage des rues sont nombreux. Allumeurs de becs de gaz et colleurs d'affiches aussi. D'autres essaient de trouver du travail aux Halles ou sur les quais pour décharger des bateaux. Les tempêtes de neige sont de véritables aubaines pour ceux qui cherchent des petits boulots. Et bien souvent, les gens vont mendier dans les rues.

    Cette année 1894 voit le début de l'affaire Dreyfus, je ne vous la raconte pas, vous connaissez l'histoire du bordereau, le rôle des généraux Gonse, Boisdeffre, Mercier et du commandant Du Paty de Clam. Le journal de Drumont, "La libre parole" se déchaîne contre les Juifs.

    Le Dr Roux met au point un sérum contre le croup, forme de diphtérie, qui atteint surtout les jeunes enfants.

    Le premier Paris-Rouen est couvert à la vitesse de 21 km/h par une De Dion Bouton. La bicyclette gagne du terrain, les dames vont enfin porter la culotte !

    Le roman suivant devrait paraître en 2008 et s'appeler "Rendez-vous passage d'enfer".

     


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  • Pour qui ce petit marque-pages ?

    la grille se trouve ici


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  • "Le léopard des Batignolles" est le cinquième tome des enquêtes de Victor Legris, après "le secret des Enfants-Rouges"

    Une nouvelle histoire sur fond de vengeance d'un homme dont la famille a été massacrée par les Versaillais pendant la Commune. De mystérieux messages où l'on parle de léopard, du mois de mai et du "temps des cerises". La chanson a été écrite par Jean-Baptiste Clément. Un nouveau quartier, celui des Batignolles. Pour lire les paroles de la chanson (en fin de chanson un couplet qu'on connaît peu, ajouté pendant la guerre de 70) et l'écouter cliquez ici. Cliquez sur le rectangle mp3 (version Vanni-Marcoux ou version Montand)

    Et l'histoire des personnages évolue : deux mariages sont en vue. Bref, un livre qui se lit facilement et qui permet de se remémorer quelques pages d'histoire.

    Que se passe-t-il en 1893 ? l'été a été caniculaire. Le 9 septembre, le droit de vote est accordé aux femmes néo-zélandaises (pour nous, ce n'est pas encore pour tout de suite !) 

    C'est aussi une année où il y a encore des attentats. Vaillant lance une bombe à clous au milieu de l'Assemblée. L'assemblée vote les lois dites "scélérates", qui limitent la liberté de la presse, de réunion et d'associations.

    Début du génocide des arméniens qui se poursuivra jusqu'en 1915.

    Les Italiens viennent travailler en France et sont très mal accueillis. A Aigues-mortes, une rixe oppose Italiens et Français et se termine par un massacre. La campagne de Maurice Barrès a pour thème "A bas les étrangers".

    Le procès de Panama se termine. Les victimes en sont les petits épargnants.

    Le tsar Alexandre III s'allie avec la France. Les petits sachets d'entremets franco-russes apparaissent dans les épiceries.

    Jenner vaccine contre la variole. On amène une génisse dans la cour de l'immeuble, chacun relève sa manche et est vacciné.

    Munch peint "le cri", Zola publie "le docteur Pascal" et Mao voit le jour dans la province du Hunan.

     Le 20 décembre, un corps lumineux traverse le ciel des Etats-Unis.


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  • une vitrine faite pour maman qui a travaillé dans les années 1940 dans une boulangerie. Elle allait livrer le pain dans la campagne, et avait acheté une bicyclette (avec cache-rayons pour ne pas se salir) car la boulangerie était à une dizaine de kilomètres de son domicile. J'ai collé sur le devant de la vitrine sa photo. Les pains sont en pâte à sel, les bonbons en perles. J'ai reproduit la vitrine de sa boulangerie (des issues sont des résidus de farine). Eclairage avec de toutes petites ampoules et une pile avec interrupteur située à l'extérieur.

    une vitrine représentant une salle de classe d'autrefois. Je l'ai faite pour le départ en retraite de mon mari. La photo est très mauvaise : il aurait fallu que j'enlève le verre pour éviter le reflet. Lampes à l'ancienne, poële fait dans une boîte de pellicule photos et le tuyau dans une paille à jus de fruits, une mappemonde dans une boule de cotillon, des cartables en cuir, les cahiers de ma grand-mère numérisés et réduits, des posters trouvés dans ma classe, un bonnet d'âne, des cocottes en papier miniature, les tables et l'armoire en carton et balsa, des crayons en pique-olives, un tableau noir sur lequel j'ai écrit une phrase de morale, l'éponge à tableau et les craies, un emploi du temps que j'ai écrit à la plume et miniaturisé, une corbeille à papiers dans un bigoudi, les blouses d'écolier... Je n'ai rien acheté pour faire ces deux vitrines.


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