• Le livre du temps, bronze à la cire perdue. Nisa Chevènement

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Cantrou

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Cantrou

    exposition d'Alain Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu

    Au musée de l'imprimerie, œuvres de Nisa Chevènement et Alain  Controu


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  • Nous regardons quelques-unes des pochettes.

    Berthe Bovy, pochette de Jean Cocteau (1930)

    Exposition vinyles à l'AMI

     

     pochette de Piedra Blanca

    Exposition vinyles à l'AMI

     

     Scarlatti : Fioriznza Cossoto - pochette de Dali

    Exposition vinyles à l'AMI

     

     Les Beatles. Abbey Road (1969. C’est le dernier album enregistré par le groupe0 Le photographe a fait plusieurs prises, celle-ci était parfaite avec les jambes qui formaient un V parfait. En tête : John Lennon, suivi de Ringo Starr, Paul Mc Cartney et George Harrison. Peu après la sortie de l’album, une rumeur prétendit que Paul Mc Cartney était mort dans un accident de voiture en 1966 et avait été remplacé par un sosie . Les preuves : il est pieds nus, comme les morts qu’on enterre en Inde ; la Wolkswagen est immatriculée LMW 28 IF (Living Mc Cartney would be 28 if, Mc Cartney aurait 28 ans s’il était vivant ou encore LMW : Linda Mc Cartney weeps (pleure). En outre, il tient sa cigarette dans la main droite alors qu’il est gaucher.

     

    Exposition vinyles à l'AMI

    Come together :

     

    Sgt Pepper’s Lonely hearts club band (1967). De retour du Kenya, dans l'avion du retour, un ami demande à McCartney de lui passer le sel et le poivre (« salt and pepper ») et ce dernier entend « Sergeant Pepper ». La composition est due à Peter Blake et Jann Haworth. Le groupe pose au milieu d’un décor composé de personnages en carton grandeur nature. On voit des statues de cire à l’effigie des anciens Beatles. Lennon porte des lunettes rondes. On trouve aussi sur cette pochette Allan Poe, Bob Dylan,Lewis Carroll, des gourous hindous, Mae West, Jung, Fred Astaire, Huxley, Tony Curtis, Marilyn Monroe, Hardy, Marx, Wells, Joyce, Marlon Brando, Oscar Wilde, Livingstone, Johnny Weissmuller, George Bernard Shaw, Lawrence d’Arabie, Shirley Temple, Einstein… Et aussi un boa, un nain de jardin, un poste de télé, des fleurs, un palmier...

    Exposition vinyles à l'AMI

    Exposition vinyles à l'AMI

     

    l’ »album blanc » (1968). En réalité, le vrai nom de ce double album est « The Beatles ». C’est Richard Hamilton qui a conçu la pochette, toute blanche, avec seulement le nom The Beatles » écrit en blanc en relief, en opposition au fourmillement psychédélique de Sgt Pepper’s. Des posters des Beatles se trouvent à l’intérieur. Les deux premiers millions de pochettes ont été numérotées. Ringo Starr a vendu la pochette n°1 790 000 dollars

    Exposition vinyles à l'AMI

    O la di o la da

     

    Velvet Underground and Nico (Lou Reed, John Cale, Nico, 1967) disque produit par Andy Warhol qui avait fondé la Factory, atelier d’artiste.

    La pochette a été dessinée par Andy Warhol. La banane est un sticker autocollant, symbole pahallique, avec cette inscription « Peel slowly and see ». Quand on a enlevé le sticker, apparaît une banane couleur chair.

    Exposition vinyles à l'AMI

     

    The Rolling Stones . Stinky Fingers (1971). Une autre pochette interactive, conçue aussi par Andy Warhol. La braguette s’ouvre sur un slip en coton blanc. Le problème c’est que l’empilement des disques écrasent et raient les disques au même endroit, sur la chanson « Sister Morphine ». Pour régler ce problème, la braguette fut abaissée. Plusieurs personnes revendiquent être le personnage photographié. La pochette fut interdite en Espagne et remplacée par la photo de doigts sortant d’une boîte de conserve ensanglantée (sticky fingers).

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     Love you live » (1977). La pochette avait été préparée par Andy Warhol en faisant un gros plan très intéressant. Mick Jagger, gribouilla sur les photos prises par Andy Warhol. Le groupe choisit de garder les photos vandalisées, au grand mécontentement d’Andy Warhol.

    Le logo, conçu par John Pasche, était apparu quelques années avant. Il représente la terrible déesse Kali.

     

     

    Exposition vinyles à l'AMI

    Mannish Boy, avec Muddy Waters.

    Cream (Ginger Baker, Eric Clapton, Jack Bruce). « Disraeli Gears ». Le titre tient son titre d’une erreur de Ginger Baker qui parlant du dérailleur d’un vélo, au lieu de dire « derailleur gears » dit « disraeli gears ». Disraeli est le nom d’un ministre britannique du XIX è siècle.

     

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    Sylvester « Someone like you ». (1986) Pochette de Keith Haring

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     Alice Cooper 1982 « Zipper catches skin » (quel titre!!!), une pochette qui semble assez cool par rapport aux autres disques d’Alice Cooper, il y a quand même une trace de sang pour rester dans le thème. La liste des mots est peut-être la suite des paroles des chansons. Il paraît que c’est un des plus mauvais disques d’Alice Cooper mais je ne suis pas, loin de là, spécialiste de ce chanteur ! Pas de vidéo, donc.

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    Crosby, Stills, Nash et Young. « So far » (1974). La pochette a été dessinée par la chanteuse Joni Mitchell. Ci-dessous la chanson « Woodstock », écrite aussi par Joni Mitchell.

     

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    Bob Dylan « selfportrait ». (1970). Je ne connais pas ce disque. Bob Dylan était dans une période où il en avait assez d’être l’icône folk mais il devait sortir un disque tous les dix-huit mois. D’où ce disque avec des chansons et des textes bâclés, à la pochette illustrée par un autoportrait, d’où le titre ! Il y a quelques années, un disque « Another selfportrait » (avec un autre autoportrait!) a sorti des chansons de cette époque, dont cette belle « Pretty Saro »

     

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    The Clash « London Calling » (1979). Le titre de l’album est celui de la première chanson et fait référence aux paroles de la BBC pendant la guerre « This is London calling ». Pour concevoir la pochette, Ray Lowry a utilisé une photo de Paul Simonon fracassant sa basse. La graphie reprend celle du premier album d’Elvis Presley, et fait le lien entre le punk et le rock des débuts.

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    Ramones « Ramones » (1976). Johnny, Tommy, Joey et Dee Dee posent devant un mur délabré en brique. Le style de la pochette sera repris par d’autres groupes punk. He Ho, Let’s go, vous souvenez-vous du Printemps de Bourges, Guillaume et Laurent ?

    Exposition vinyles à l'AMI

     

    Les pochettes françaises sont principalement conçues par Jean-Marie Périer, Jean-Baptiste Mondino, Tony Franck

     

    Prince « Lovesexy » (1987). Prince fait appel au photographe Jean-Baptiste Mondino pour un clip et la pochette d’un disque. Mondino s’inspire de la Chapelle Sixtine. La pochette fut interdite dans de nombreux pays.

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    Téléphone « Un autre monde ». Le clip et la pochette sont aussi de Jean-Baptiste Mondino. L’album paaît en 1984, peu après la séparation du groupe en 1986, due à de fortes tensions entre Aubert, Bertignac , Marienneau et Kolinka.

     

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     Michael Jackson « Thriller » 1982. La photo est de Dick Zimmerman et Michael Kjackson pose dans un costume Ugo Boss prêté par le photographe lui-même. D’autres photos, avec un bébé tigre ont servi pour d’autres éditions.

     

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    la vidéo de "Thriller"

     

     Gainsbourg « Love on the beat » (1984). La pochette est de William Klein et représente Gainsbourg en travesti, poches sous les yeux effacées. La crudité des chansons choqua mais le disque ne fut pas censuré.

    Exposition vinyles à l'AMI

     

    Ariano Celentano

    Adriano Celentano « Svalutation » 1976. La chanson « Dévaluation » traduit la crise que connaissait l’Italie à cette époque. La chanson fit « un tabac » partout en Europe.

     

    Elle fait penser au Lotta Lovin » de Gene Vincent, chanson reprise par Celentano en 1973.( clic ICI)

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     Karen Cheryl. Costume de 1976. son pseudo d’alors était Carène Cheryl

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    31 – Chantal Goya « le soulier qui vole » (1981

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    Cravate de Bécaud. Celle-ci a été portée en 1991. Jeune artiste, il se voit refuser une audition parce qu’il ne portait pas de cravate. Sa mère découpa alors un morceau de sa robe bleue à pois pour faire une cravate. Et Bécaud fut embauché. Depuis, il porte toujours une cravate à pois du même style.

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    Bandana de Renaud, sur les conseils de sa première épouse, Dominique. Symbole de rébellion, rappelle la lutte ouvrière en 1936.

     

    Blouson de cuir de Renaud qui deviendra sa tenue accompagnée des santiags

     

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    Guitare et chapeau de Danyel Gérard Le Petit Gonzalès (1962) succès de Pat Boone. IL a eu plus de 800 guitares.

     

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    Annie Cordy costume de 1976. Les nattes étaient actionnées par un fil en nylon

     

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    Polnareff . En 1971, Polnareff repère dans la boutique de l’opticien Pierre Marly, rue François I à Paris une paire de lunettes pour femmes à monture blanche, inspirée d’un écran de télévisiosn et acquise par Sophia Loren. Il fait adapter ces lunettes par l’opticien qui imagine un rectangle plus allongé.

     

    Après avoir été condamné fin 1972 pour attentat à la pudeur et pornographie sur la voie publique ( il montrai ses fesses sur une affiche annonçant ses concerts à l’Olympia), il est condamné (ainsi que Tony Frank l’auteur de la photo, Gil Paquet son attaché de presse et le directeur des disques AZ) à 60 000 francs d’amende. En signe de protestation, il pose de nouveau pour Tony Frank nu et menotté. Une autre affiche (de Jean-Marie Périer) le montre menotté avec du sparadrap sur la bouche.

    Exposition vinyles à l'AMI

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    un des trois derniers costumes de Claude François en 1977

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    manuscrit de la chanson « Ce n’est rien », écrite par Roda-Gil et interprétée par Julien Clerc

     

     

    Exposition vinyles à l'AMI

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    Le mot juke-box apparaît dans les années 1930 aux USA. Le nom est un dérivé du mot argotique juke-joints, bar où l’on danse. Le premier modèle, le Wurlitzer 1015, apparaît en 1946 et connaît un immense succès. Il sera produit à plus de 60 000 exemplaires. On utilise d’abord des disques 78 tours, puis en 1950, des appareils fabriqués par la société Seeburg peuvent lire des 45 t. Quatre grandes compagnies se partagent le marché : Wurlitzer, Seeburg, Rock-ola et AMI. Le juke-box standard peut contenir 40 disques.

     

    Une chanson de Sheila et Akim s’appelle « Devant le juke-box ».

    Le juke box Rock Ola.

     

    L’entreprise fondée en 1927 par David Cullen Rockola exercera l’essentiel de son activité dans le domaine de la fabrication et de la commercialisation des machines à sous, des flippers, des jukebox et plus tard des jeux video et d’arcades ainsi que des parcmètres. David Cullen Rockola  très lié avec le crime organisé à Chicago échappera de peu à la prison

     

    À partir de 1935, il vend plus de 400 000 jukebox. Le modèle 1422 présenté ici date de 1946 et sera le premier modèle d’une série : le 1448 (1955), le 1454 (1956) , le 1455 (1957) qui offraient la possibilité de sélectionner 120 titres, tentant de détrôner l’hégémonie des modèles Wurlitzer qui n’offraient que 104 sélections. Il faudra attendre les modèles 1458 et 1465 et surtout l’achèvement de la série Tempo : le « tempo 1 » (1959) et le « tempo 2 » (1960) pour que Rock Ola triomphe. La société et la marque Rock Ola furent rachetées en 1982, la branche commerciale en 2009 par AMI : Entertainement Network INC qui intensifie la pénétration de Rock Ola sur le marché européen. Wurlitzer avait, lui, disparu définitivement en 2013. (texte explicatif du musée)

     

    Exposition vinyles à l'AMI

    Exposition vinyles à l'AMIExposition vinyles à l'AMI

    Le juke-box présenté ici est le STD4 de 1976, connu sous le nom de « mardi Gras ». Il a été distribué en France par la société SODODEMY sous le n° 1773. L’entreprise Seeburg créée en 1902 par Justus P. Sjöberg(d’origine suédoise) a été l’un des leaders du marché du juke-box (50 % des ventes entre 1950 et 1970) jusqu’à son rachat en 1979 et sa disparition en 1984.

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    Les wall-box, plus petits , s’accrochent au mur des « diners », restaurants à l’origine pré-fabriqués, typiques de l’Amérique du nord. Ils apparaissent en 1962. En France, ces appareils sont appelés « consolettes Seeburg». La société Seeburg s’est également développée dans les distributeurs de boissons chaudes et froides et les jeux vidéo et d’arcade.

    Exposition vinyles à l'AMI

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    quelques chansons du présentoir :

    The Osmonds

    les Vautours :

    Johnny

    T-Rex :

     

    Le mot « scopitone », dérivé du grec scopein  (regarder) et tonos (tonalité) s’est répandu en France dans les années 1960. On pouvait écouter et voir la chanson, comme à la télé. Le plus gros constructeur, la société française CAMECA employait 250 employés et fabriquait 160 appareils par mois. Le premier modèle, le ST16, surnommé « le crapaud » proposait 30 films en couleur en 16 mm. Les films étaient chargés sur des bobines installées sur un tourniquet. Ce dernier avançait jusqu’à ce que le film sélectionné se trouve en face du projecteur. La lecture commençait alors et la pellicule échouait sur une bobine réceptrice installée sur un tourniquet supérieur. Le rembobinage à faible vitesse du film se faisait pendant la projection du film suivant, de sorte qu’on ne pouvait pas sélectionner deux fois de suite la même chanson. Le son provenait de la lecture d’une piste magnétique restituée grâce à un amplificateur de 8 watts. Haut de 1,80 m ; large de 1,08 m et profond de 98 cm, l’appareil pesait 180 kg.

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    Des sociétés commerciales, des réalisateurs américains et, dit-on, la mafia, s’intéressèrent de très près à ces machines à images et à sons dont ils imaginaient d’abord faire des machines à sous, des « tirelires à images » disaient-ils. Les machines étaient destinées aux bars à cocktails et établissements pour adultes. Corruption, meurtres et blanchiment d’argent étaient liés au commerce des scopitones et juke-box. Jimmie Davis, gouverneur et chanteur country a aidé le chef de la mafia à ouvrir des juke-box. Du coup, sa chanson « You are my sunshine » a été installée dans les appareils.

    Les ventes sont d’abord prometteuses jusqu’en 1966 jusqu'à ce que le fisc américain s’aperçoive que la mafia rackettait les machines. De nombreux scopitones français sont donc restés invendus dans les entrepôts. La CAMECA fut reprise par les téléviseurs Grandin puis par René Dauchy qui lança un nouveau catalogue, à destination des cafés maghébins de Paris. Mais l’aventure des scopitones s’arrêta définitivement en 1969.

    "You are my sunshine"

     

     

     Quelques photos de Tony Frank

    Exposition vinyles à l'AMI

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    Exposition vinyles à l'AMI

    Nous terminons la visite dans l’auditorium dont les murs sont tapissés de la collection du libraire Jacques Léopold (libraire rue Boulard) décédé en 2017.

    Exposition vinyles à l'AMI

    Exposition vinyles à l'AMI

    Pour en savoir plus sur ce libraire, Clic ICI et .

    le site du musée : horaires, tarifs, ateliers....

     bande annonce due l'exposition :

    et voici une série de 11 vidéos :

    1  et 2 les débuts du dique

    3 Syeinweiss

    4 Hipgnosis

    6 Andy Warhol

    6 Peintres et vinyles (Fantin-Latour, Miro, Vasarely, Magritte, Klein, Bosch, Kandinsky

    7  Peintres et vinyles, Dali, Klarwein, Cocteau, Matisee, Penck, Haring

    8 Peter Saville et Factory Records

    9 - BD et vinyles Robert Crubn Moebius, Cabu, Siné

    10 couvertures en photographies Presley et The Clash, Dylan, Patti Smith, Sprinsteen, Leibovitz, Dick Zimmerman, U3

    11 - couvertures en photographies , les photographes français

     


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  • Le Musée de l'imprimerie (AMI) de Malesherbes présente, pour quelques mois enore, une exposition sur les pochettes de vinyles

    Exposition Vinyles à l'AMI

     

    Nous sommes accueillis par le costume (1930) de Maurice Chevalier (1888-1972) et son canotier, pour évoquer le « Twist du canotier » qu’il chantait avec Les chaussettes noires.

    Exposition Vinyles à l'AMI

     

    Deux murs sont couverts de pochettes, il y en a 280. Notre guide (Mathieu, je crois) nous contera quelques anecdotes plus tard.

     

    Exposition Vinyles à l'AMI

    Exposition Vinyles à l'AMI

    Exposition Vinyles à l'AMI

    Mais en attendant, il nous fait un petit résumé de l’histoire du disque. En avril 1877, Charles Cros déposa à l’attention de l’Académie des sciences un pli cacheté portant sur une invention de ce qu’il appellera le paléophone (« la voix du passé ». Le pli sera ouvert le 3 décembre. Pas de chance, quelques jours plus tôt, Edison avait inventé le phonographe sur cylindre. Les enfants des écoles connaissent bien Charles Cros et son Hareng saur – sec, sec, sec. L’Académie Charles-Cros existe depuis 1947 et distribue des prix dans de nombreuses catégories jazz, chanson, classique...

    Voici le texte du "le hareng saur", avec les indications de Coquelin cadet. 

    Ces conseils seront suivis à la lettre au XXe siècle par Jean-Marc Tennberg qui fit découvrir par le biais de la télévision ce poème à une nouvelle et vaste audience.

    Le Hareng saur Criez Le Hareng saur d'une voix forte. Ne bougez pas le corps, soyez d'une immobilité absolue. En disant ce titre, il faut que le public ait le sentiment d'une ligne noire se détachant sur un fond blanc.
    Il était un grand mur blanc — nu, nu, nu, Qu'on sente le mur droit, rigide, et comme il serait ennuyeux aussi monotone que cela, rompez la monotonie : allongez le son au troisième nu, cela agrandit le mur, et en donne presque la dimension à ceux qui vous écoutent.
    Contre le mur une échelle — haute, haute, haute, Même intention et même intonation que pour la première ligne, et pour donner l'idée d'une échelle bien haute, envoyez en voix de fausset (note absolument imprévue) le dernier mot haute, ceci fera rire et vous serez en règle avec la fantaisie.
    Et, par terre, un hareng saur — sec, sec, sec. Indiquez du doigt la terre, et dites hareng saur sec avec une physionomie pauvre qui appelle l'intérêt sur ce malheureux hareng, la voix sera naturellement très sèche pour dire les trois adjectifs sec, sec, sec.
    Il vient, tenant dans ses mains — sales, sales, sales, Soutenez la voix et qu'on sente le rythme dans les autres strophes comme dans la première. Il c'est le personnage, on ne sait pas qui c'est Il. Qu'on le voie, montrez-le, cet Il qui vous émeut, vous acteur, et peignez le dégoût qu'inspire un homme qui ne se lave jamais les mains en disant sales, sales, sales.
    Un marteau lourd, un grand clou — pointu, pointu, pointu, Baissez une épaule comme si vous portiez un marteau trop lourd pour vous, et montrez le clou, en dirigeant l'index vers les spectateurs et appuyez bien sur pointu, pointu, pointu pour que le clou entre bien dans l'attention générale.
    Un peloton de ficelle — gros, gros, gros. Écartez les mains, éloignez-les des hanches par degré à chaque gros, gros, gros. Il est chargé, un marteau lourd, un grand clou pointu, et un énorme peloton, ce n'est pas peu de chose, il faut montrer cette charge sous laquelle ploie le pauvre Il.
    Alors il monte à l'échelle — haute, haute, haute, Même jeu pour les haute que précédemment, la note aiguë à la fin, cette insistance peut faire rire.
    Et plante le clou pointu — toc, toc, toc, Gestes d'un homme qui enfonce un clou avec un marteau, faire résonner les toc avec force, sans changer le son.
    Tout en haut du grand mur blanc — nu, nu, nu. Gardez le ton de voix très solide, allongez de nouveau le dernier nu, et faites un geste plat de la main pour montrer l'égalité du mur.
    Il laisse aller le marteau — qui tombe, qui tombe, qui tombe, Baissez le diapason par degré pour donner l'idée d'un marteau qui tombe. Vous regardez le public au premier qui tombe, aussi au second vous envoyez un regard par terre avant le troisième, et un autre regard au public en disant le troisième qui tombe et attendez l'effet qui doit se produire.
    Attache au clou la ficelle — longue, longue, longue, Allongez par degré le son sur longue, et que le dernier longue soit d'une longueur immense, un couac au milieu de l'intonation finale donnera un ragoût très comique au mot.
    Et, au bout, le hareng saur — sec, sec, sec. Appuyez d'un air de plus en plus piteux sur le troisième sec.
    Il redescend de l'échelle — haute, haute, haute, Même jeu que précédemment quand il monte, seulement l'inflexion des mots haute va decrescendo, le premier en voix de fausset, le second en médium, et le troisième en grave. Musical.
    L'emporte avec le marteau — lourd, lourd, lourd, Pliez sous le faix en vous en allant. Vous êtes brisé, vous n'en pouvez plus, ce marteau est très lourd, ne l'oubliez pas.
    Et puis, il s'en va ailleurs — loin, loin, loin. Graduez les loin, au troisième vous pourrez mettre votre main comme un auvent sur vos yeux pour voir Il à une distance considérable, et après l'avoir aperçu là-bas, là-bas, vous direz le dernier loin.
    Et, depuis, le hareng saur — sec, sec, sec, De plus en plus pitoyable.
    Au bout de cette ficelle — longue, longue, longue, Allongez d'un air très mélancolique la voix sur les longue, toujours avec couac ; ne craignez pas, c'est une scie.
    Très lentement se balance — toujours, toujours, toujours. Bien triste. Et geste d'escarpolette à toujours, toujours, toujours. Terminez bien en baissant la voix le troisième toujours, car le récit est fini. La dernière strophe n'est pour l'auditoire qu'un consolant post-scriptum.
    J'ai composé cette histoire — simple, simple, simple, Appuyez sur simple, pour faire dire au public : « Oh ! oui ! simple ! »
    Pour mettre en fureur les gens — graves, graves, graves, Très compassé; qu'on sente les hautes cravates blanches officielles qui n'aiment pas ce genre de plaisanterie. Ouvrez démesurément la bouche au troisième grave, comme un M. Prudhomme très offensé.
    Et amuser les enfants — petits, petits, petits. Très gentiment avec un sourire, baissez graduellement la main à chaque petits pour indiquer la hauteur et l'âge des enfants. Saluez et sortez vite.

     

    et une interprétation du "Hareng saur" par Daniel Gélin :

    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i07183261/daniel-gelin-le-hareng-saur

    Puis apparaît le gramophone avec son entonnoir qui utilise le disque en cire.

     

     

     

    En 1920, les disques n’offraient que 3 minutes de musique par face, ce qui était trop court pour la musique classique et les solos de jazz. Les disques étaient donc vendus par séries dans des coffrets appelés « tombstones ».

     

     

     

    Grâce à Edward Wallerstein de Columbia Records, le disque 33 tours arrive sur le marché. Ces microsillons (les sillons des 78 tours étaient plus larges) en vinyle tournent plus rapidement, sont plus légers et plus solides que les 78 tours et utilisent une pointe en diamant. Ils permettaient d’écouter 20 minutes de musique par face. En 1948, Peter Goldmark tenant une pile de 33 t pose à côté d’une pile de 2,50 m de 78 tours.

     

    Exposition Vinyles à l'AMI

     

    Au début, les disques sont emballés dans des pochettes en papier kraft, sans décoration.

     

    C’est alors qu’un autre ingénieur de Columbia Records, Alex Steinweiss, crée les pochettes décorées. C’est l’artwork. C’est un succès monumental : les ventes de la Neuvième symphonie dans une pochette illustrée décollent de 800 % par rapport à la précédente édition.

     

    Steinweiss abandonne son véritable nom qui signifie « pierre blanche » pour prendre le pseudo de Piedra Blanca (même signification !)

     

    « Je voulais que les gens entendent la musique en voyant l’œuvre d’art. » dit-il. IL s’inspire du cubisme et crée effectivement des véritables œuvres d’art.

     

    Exposition Vinyles à l'AMI

     

    Certains pensent que la pochette qu’il a créée pour le Concerto de l’Empereur de Beethoven a inspiré le jeune designer George Hardie (qui travaillait avec le collectif Hipgnosis), pour la pochette « Dark side of the moon » des Pink Floyd. C’est Hardie qui a aussi fait la pochette du premier album de Led Zep, « Good times, bad times » (l’incendie du zeppelin Hindenburg en 1937, il a copié la photo en créant les ombres à l’aide de petits points).

    de la pochette de Steinweiss ...

     

    Exposition Vinyles à l'AMI

    à celle de George Hardie :

    Exposition Vinyles à l'AMI

     

    Avec les 33 t, sont apparus les 45 tours, avec 4 chansons seulement mais moins chers, transportables partout et plus petits si bien qu’on pouvait les utiliser dans les mange-disques. 0192 ce propos, notre guide nous dit que les mange-disques achetés étaient rouges, oranges ou jaunes, des couleurs seventies, mais qu’il en existe aussi des bleus et des verts. Il pense que c’est une question de localisation. Je n’en ai jamais eu, j’ai acheté mon premier électrophone à vingt ans avec ma première paie.

     

    Exposition Vinyles à l'AMI

    Exposition Vinyles à l'AMI

     

    Puis vinrent les cassettes audio, les walkman, les CD, internet et le téléchargement (pas toujours légal!), le streaming (spotify, deezer, youtube…). Et les vinyles reviennent à la mode avec les électrophones-lecteurs de CD et de cassettes !

    pour une même durée de musique : de droite à gauche  : les 78 t, piuis les 33 t, les cassettes, , les CD, le Cloud...

    Exposition Vinyles à l'AMI

    « Salut les copains » était une revue mensuelle et une émission de Frank Ténot et Daniel Fillipacchi que l’on pouvait écouter (en faisant ses devoirs!) vers 17 h.

    Il y eut plusieurs génériques mais le plus connu est celui-ci : Last night (les Mar-Keys)

     

     

     

    Exposition Vinyles à l'AMI

    Jean-Marie Périer a fait la célèbre photo parue dans Salut les copains.

    Exposition Vinyles à l'AMI

    Exposition Vinyles à l'AMI

     

     

    Les artistes chantaient essentiellement ou intégralement en français et avaient la nationalité française sauf Eileen (Américaine), Adamo (italo-belge) et les six membres des Surfs (Malgaches).

     

    LA SUITE ; DEMAIN

     


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  • Quand la ville d’Yerres l’acquiert, la maison n’avait conservé que ses murs. Il ne restait rien du mobilier ni des décors.

     

    Il existait une documentation très complète, faite d’actes de ventes, d’inventaires après décès, de photographies détenues par la famille, de descriptifs et bien sûr les tableaux du peintre. Des sondages ont été faits au niveau du sol pour retrouver des traces des anciennes cloisons. Les murs et les plafonds ont été grattés. Tout a été refait à neuf mais dans le style de l’époque. C’est magnifique. La réhabilitation s’est faite en moins d’un an grâce à la participation de l’association des Amis de la maison Caillebotte, de la DRAC, du musée Jacquemart-André, du musée du Louvre, du Mobilier National qui ont prêté ou permis la copie des éléments de décor. Les meilleurs artisans d’art ont travaillé sur ce projet, notamment Pierre Frey pour les tissus d’ameublement.

    Grâce aux commentaires de Virginie, notre conférencière, nous avons eu l’impression de vivre le quotidien de la famille. J’aimerais bien vivre dans cette maison, il y a même un très bel ascenseur qui m’a permis d’épargner mon genou…

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    Dans le vestibule, tout a été refait, la déco, le sol, les murs. 

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    Les portraits au pastel exécutés par Jules Bailly (1796-1876) représentent les membres de la famille Caillebotte : 1 Martial, le père ; 2 - Céleste Daufresse, la troisième épouse ; 3 – Alfred, fils du premier mariage ; 4 – Gustave, le peintre ; 5 – René ; 6 - Martial

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    Un peu de généalogie :

     

    Martial Caillebotte (1799-1874), marchand drapier de Domfront, avait fait fortune en vendant des draps aux armées napoléoniennes. Il se maria trois fois : avec Adèle Zoé Boissière (1810- 1836) dont il eut une fille, Léonie, morte à 6 ans et un fils, Alfred (1834-1896), prêtre, pour qui il fera construire la chapelle dans le parc.

     

    De son deuxième mariage avec Eugénie Joséphine Le Masquerier (1813-1844), il eut un fils, Max, mort à un jour.

     

    De son troisième mariage avec Marie Céleste Daufresne (1819-1878), il eut trois enfants : Gustave (1848-1894), le peintre ; René (1851-1876) et Martial (1853-1910), compositeur et pianiste. La descendance se poursuit avec ce dernier enfant qui se marie avec Marie Minoret et a deux enfants : Marie « Jean » (1888-1917) et Elisa « Geneviève » (1890-1986) qui se marie avec Jean Léon « Albert » Chardeau. (entre guillemets j’ai mis le prénom usuel car au XIX è siècle c’était par le troisième prénom que les gens étaient connus.). Le nom de Caillebotte est donc perdu, du moins pour cette branche-là.

     

    À droite du vestibule, une enfilade de pièces : la salle à manger, le salon des dames, la salle de billard.

    À gauche, la billetterie, le vestiaire, les toilettes ont reçu un décor rappelant la cuisine d’origine. Les carreaux ont été refaits par Almaviva qui s’est inspiré du Delft traditionnel mais il s’est amusé à insérer des tableaux de Caillebotte !

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La cuisine était évidemment une pièce importante pour Borrel !

     

    Pierre Frédéric Borrel avait racheté en 1816, le restaurant « Au rocher de Cancale » fondé en 1795 au n° 59 rue Montorgueil, par Balaine, un ancien vendeur d’huîtres. On y servait des huîtres bien sûr, mais bien d’autres mets. Borrel fait faillite et le restaurant ferme en 1846 et rouvre sous le même nom rue Richelieu puis revient rue Montorgueil, mais en face, au n° 78 où il existe encore. Borrel était célèbre et a publié en 1825 son « nouveau dict de cuisine, d’office et de pâtisserie ». Parmi ses clients, on peut citer Balzac (qui cite Borrel 39 fois dans la Comédie humaine, La cousine Bette, La Rabouilleuse, Un début dans la vie...), Victor Hugo, Alexandre Dumas père, Brillat-Savarin. « la carte des dîners de l’époque était pantagruélique : 10 entrées de mouton, 17 entrées de veau, 11 entrées de bœuf, 22 de volaille, 27 entremets et 30 desserts. » 

     

    extrait de « La Rabouilleuse » :

     

     « Retrouver Paris ! Savez-vous ce que c’est, ô Parisiens ?
    C’est retrouver… la cuisine du
    Rocher de Cancale
    pour les gourmets qui savent l’apprécier,
    car elle ne se fait qu’à Montorgueil. »
     

     

    Dans un ancien guide de ce temps, on peut lire : «  Les gastronomes à voiture, qui fréquentent le Rocher de Cancale, peuvent aller visiter la demeure enchantée du successeur de Balaine : ce chef d’œuvre d’architecture, selon le désir du propriétaire, efface les maisons les plus élégantes de tous ses voisins ; quelques-uns sont pairs de France, banquiers, etc. Une bibliothèque de 6000 volumes, dont cependant nous ne garantissons pas le choix, une glace de 8000 francs, dans un boudoir, des meubles d’un prix infini, et du goût le plus nouveau, prouveront aux curieux jusqu’où peut aller la petite gloriole d’un bon cuisinier, et combien il a dû enfler la carte de son restaurant pour fournir à de semblables dépenses. M. Borel vraiment, est le Rothschild de la Gastronomie.
    Voitures : rue Saint-Martin, n° 247. Prix 1fr.50c
    Départ de Paris, deux fois par jour, 7h du matin et 5h du soir, retour idem."

     

    Un site qui montre le restaurant autrefois et maintenant : clic

    photo internet :

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

     

    Borrel possédait aussi le Café Frascati, maison de jeu, restaurant, réputé pour ses glaces. On dit que c’est dans ce café que fut inventée la religieuse.

     

    La salle à manger reprend le décor créé entre 1820 et 1820 et évoque le Paris de Borrel. La veuve Biennais et la famille Caillebotte avaient conservé le décor de Borrel. À l’origine, il y avait huit panneaux de Corot sur les murs. Pour la restauration, on a décidé de mettre du papier peint. Cette technique était à la mode début 19 è . C’est la manufacture Zuber, qui existe depuis la fin du XVIII è, qui a réalisé les papiers peints d’après des dessins réalisés en 1822 par Pierre-Antoine Mongin. Les thèmes sont l’eau, le pont, un temple, c’est-à-dire ce que nous voyons dans le parc. Ils rappellent les papiers peints panoramiques, très à la mode. Le château de Syam, dans le Jura, a conservé des papiers peints de l’époque de Borrel. Le mobilier a été prêté par le Mobilier National. Sur les consoles, la table et le dressoir en acajou, est exposée de la vaisselle de Creil. Les chaises sont de deux sortes : les unes en palissandre avec filets en citronnier et les autres en bois très clair. Borel accueillait ici jusqu’à trente convives.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

     

    Borrel avait été maître d’hôtel chez le ministre de l’intérieur pendant le premier Empire, Jean-Pierre de Montalivet.

     

    Une petite parenthèse : Le cuisinier était un personnage important chez les nobles, par exemple Antonin Carême qui travailla pour Talleyrand au château de Valençay. Antonin Carême, « le roi des cuisiniers, le cuisinier des rois » était un génie. Talleyrand lui avait demandé 365 jours de menus, sans répétition et avec des produits de saison. Carême est l’inventeur de la toque et de nombreux desserts : les profiteroles, la charlotte, le vol-au-vent, les meringues à base de miel et d’amandes. Il était célèbre pour ses pièces montées, très hautes, en pâte d’amande, sucre et pâtisserie et en forme de temples ou ruines antiques. Le service se faisait « à la française », c’est-à-dire que tous les plats étaient présentés en même temps. Les morceaux étaient différents selon le rang des invités. On dit que c’est Antonin Carême qui introduisit le « service à la russe » où les plats sont servis les uns après les autres.

     

    Le salon des Dames est en jaune et vert. Dans ce salon, les dames brodaient, cousaient, prenaient le thé pendant que les hommes se réunissaient dans le fumoir et le salon de billard. Les meubles sont en acajou et palissandre. Le tapis vient de la Savonnerie. Les peintures d’origine avaient été faites par Louis Lafitte. Elles ont été perdues. Pour créer les papiers peints en grisaille, on s’est inspiré de La Malmaison. Ils racontent l’histoire de Psyché. Pour créer ces papiers peints, on met un fond et on imprime à la planche de bois plusieurs fois.Les meubles et la pendule proviennent du Mobilier National.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    La salle de billard français (il n’y a que trois boules) donne sur le parc. Celle pièce a été ajoutée par Borrel ainsi que les deux petites pièces de chaque côté, salon de lecture et salon de musique. La pièce de billard a été refaite d’après le tableau inachevé de Gustave Caillebotte. Il restait un seul morceau du parquet au point de Hongrie, une seule des deux cheminées (en marbre « peau de pêche » de Carrare) et un autre élément. Dans les niches en bois (trompe-l’œil qui imite la cheminée), sont exposés des vases chinois. Caillebotte n’a réalisé que deux tableaux en intérieur, 20 sur l’eau et 8 du potager. Le tableau est inachevé, Caillebotte avait sans doute prévu de peindre un second joueur à gauche. La lumière est très belle, et se reflète sur le bout des chaussures.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    À droite, se trouve le salon de musique de Zoé Caillebotte. C’était la cousine de Gustave et la sœur de Marie, la jeune fille qu’on voit devant à gauche sur le tableau représentant les femmes cousant devant le Casin. À gauche de l’entrée, on voit un petit meuble ravissant, appelé « billet-doux ». Le tissu des murs et des meubles a été fait par Pierre Frey sur motifs de Braquenié.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    À gauche, le petit salon de lecture contient près de 6000 ouvrages dont le dictionnaire de la gastronomie française de Borrel.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    À l’étage, nous avons la même enfilade de pièces qu’au rez-de-chaussée.

     

    La chambre à coucher a été créée par le veuve Biennais. Après avoir acheté la maison en 1844, elle installe dans cette chambre les meubles de son mari tabletier, ébéniste et orfèvre. Il avait fourni les nécessaires de campagne militaire pour Bonaparte. Le futur empereur venait s’approvisionner au « Singe Violet » et Martin-Guillaume Biennais n’était pas exigeant sur le paiement. L’empereur lui en fut reconnaissant et Biennais devint le fournisseur exclusif des meubles impériaux. C’est lui qui fabriqua la couronne du sacre. Les meubles de la chambre, fabriqués par Biennais sont le lit à « la polonaise », la commode de toilette, la psyché, le chevet, le secrétaire à abattant, la table. Les meubles Biennais ont été vendus en 1962. Ils ont été retrouvés en 2016 chez Sotheby’s lors de la vente des biens de l’hôtel particulier de Robert Zellinger de Balkany. La ville de Yerres a eu l’autorisation de préempter, à titre exceptionnel.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    Le masque d l’empereur, dit de «Borella », était exposé.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

     

    Les autres salles sont petites et desservies par un couloir. Elles sont consacrées à Gustave Caillebotte et à ses frères.

     

    Alfred Caillebotte était le demi-frère aîné. Il a été curé de l’église Saint-Georges de la Villette puis de notre-Dame de Lorette. Il a consacré sa vie aux plus démunis.

     

    Martial Caillebotte était philatéliste et photographe comme Gustave. Il était compositeur et musicien et aussi amateur de faïences. Sa femme, Marie Minoret, ne voulait pas fréquenter Gustave qui avait une liaison avec son modèle, Charlotte Berthier. Gustave et Martial ont continué à se voir en cachette.

    les chaussures de Marie Minoret :

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    Une salle est consacrée aux domaines dans lesquels le peintre excellait.

     

    La peinture, bien sûr. Son père lui avait fait aménager un atelier rue de Miromesnil et ici , Caillebotte utilisait l’atelier que Borrel avait fait construire, sans doute pour y accueillir des artistes.

     

    Gustave Caillebotte était un mécène et achetait les toiles à ses amis, plus pauvres. Il acheta 16 toiles à Monet qui lui en acheta trois. Il poussait les enchères pour augmenter la cote de ses amis peintres.

     

    Il fit un testament en 1873 et 1883 dans lequel il léguait ses tableaux au musée du Luxembourg et au Louvre. Il léguait 67 tableaux de Degas, Pissaro, Renoir, Monet… L’État refusa une partie de ce legs et n’en prit que 38. Son frère Martial récupéra les autres qui furent vendus au fur et à mesure des successions, ce qui a causé le départ des toiles vers les USA.Les tableaux des impressionnistes étaient méprisés. Gérôme (le peintre orientaliste) disait : « Nous sommes dans un siècle de déchéance et d’imbécillité. C’est la société entière dont le niveau s’abaisse à vue d’œil… Pour que l’État ait accepté de pareilles ordures, il faut une bien grande flétrissure morale. »

     

    Caillebotte , très lucide, écrivait «… seulement comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle façon que ces tableaux n’aillent pas dans un grenier ni dans un musée de province … il est nécessaire qu’il s’écoule un certain temps… jusqu’à ce que que le public, je ne dis pas comprenne, mais admette cette peinture. Ce temps peut être vingt ans ou plus».

     

    Ce testament est très beau, plein de générosité envers ses proches et ses amis peintres.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

     

     

    Artistes

    Œuvres retenues
    parmi celles proposées
    pour le legs

    Œuvres non retenues
    parmi celles proposées
    pour le legs

    Paul Cézanne

    2 huiles sur toile

     

    Edgar Degas

    7 pastels

     

    Edouard Manet

    2 huiles sur toile

    1 huile sur toile

    Jean-François Millet

    2 dessins

     

    Claude Monet

    8 huiles sur toile

    8 huiles sur toile

    Camille Pissaro

    7 huiles sur toile

    10 huiles sur toile

    Auguste Renoir

    6 huiles sur toile

    2 huiles sur toile

    Alfred Sisley

    6 huiles sur toile

    3 huiles sur toile

     

     

     

    Gustave Caillebotte s’intéressait au yachting et devient architecte naval. Il a construit des bateaux et était bon régatier.

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    Il était horticulteur et a peint des fleurs. Il avait installé une serre au Petit-Genevilliers où il a habité après Yerres.

     

     

     

    On monte à nouveau quelques marches pour accéder au second étage. Sur les murs de l’atelier, sont accrochées des reproductions de toiles qui ont été réalisées ici.

     

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

    La maison Caillebotte à Yerres (2) : l'intérieur

     

    Il y a aussi, à cet étage, une salle dans laquelle sont projetés des documentaires sur la vie de la famille Caillebotte et sur les travaux de restauration. Malheureusement, elle était fermée.

     


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  • Nous avons rendez-vous avec notre conférencière, Virginie, à 9 h 30 le matin. La maison du peintre Gustave Caillebotte se trouve à Yerres, dans l'Essonne, à l’entrée d’un parc qui faisait partie de la propriété. En hiver, la maison (surnommée Le Casin) n’est ouverte que le week-end et nous étions seuls pour visiter. En revanche, le parc de 11 ha est ouvert toute la journée et l’entrée est gratuite.

     la colonnade, de style neo-palladien (Palladio était un architecte de la Renaissance), évoque Venise.

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    la colonnade peinte par Caillebotte

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    la façade gauche avec des statues de Vénus et Apollon

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    les femmes de la famille brodent devant la maison

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    l'entrée du parc :

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    En 1824, la maison, propriété des seigneurs de Yerres (les Budé) au XVI è siècle, est achetée et aménagée par le restaurateur parisien Pierre-Frédéric Borrel pour inviter ses clients. Il transforme le jardin en parc à l’anglaise et fait construire des fabriques, l’exèdre, l’orangerie, la chaumière, le banc couvert, le kiosque et la glacière. Ce genre de constructions était fort à la mode à cette époque (nous avons visité les fabriques de Jeurre qui provenaient du parc du château de Méréville). En 1843, Borrel fait faillite et revend la propriété à Anne-Marie Gaudin, veuve de Martin-Guillaume Biennais.

     La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    1 – maison Le Casin

     

    2 – exèdre

     

    3 – la volière

     

    4 la ferme ornée

     

    5 – le chalet suisse

     

    6 – l’orangerie

     

    7 – la passerelle

     

    8 - l »embarcadère

     

    9 – le potager

     

    10 – la chapelle

     

    11 – la chaumière

     

    12 – le kiosque

     

    13 – la glacière

     

    14 – le banc couvert

     

    En 1860, Martial Caillebotte achète cette maison, qu’il appelle le Casin (casino = lieu de détente)fait quelques aménagements à l’intérieur et fait construire dans le parc le chalet suisse, la volière, le lavoir et la chapelle).

     Il y vit avec sa famille. Gustave Caillebotte y peindra 89 toiles.

     

    En 1879, après le décès de leurs parents, les enfants Caillebotte vendent le domaine à la famille Dubois qui la conserve jusqu’en 1963, date à laquelle Paul Chaslin l’achètera, pour y installer des bureaux.

     

    En 1973, la ville de Yerres acquiert la propriété, au franc symbolique. À partir de 1995, des rénovations sont entreprises, grâce aussi aux dons des amis de la propriété Caillebotte. Le Mobilier National prête des pièces de ses collections pour une période de 30 ans. La maison a été inaugurée en 2017.

      vue vers le fond du parc :

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    L’exèdre en demi-lune, avec ses bustes de philosophes et de dieux  (Bacchus, Platon, Asclepios, Antinoüs) et ses vases à volutes,  copies de ceux du sculpteur grec Sosibios d’Athènes, évoque l’Antiquité grecque. Ces pièces de conversations étaient très appréciées des grecs.

    Tous ces éléments ont été reconstitués en 1998 par l’atelier de moulage du musée du Louvre, à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Gustave Caillebotte.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    Au centre, une statue représente un enfant étranglant une oie. Ce serait Asclépios (Esculape), le dieu de la médecine. On dit qu’enfant, il a été attaqué par une oie. On sait aussi que des oies guérisseuses peuplaient les temples d’Esculape. On dit aussi que cette oie pourrait représenter le paludisme ou une autre maladie. La sculpture d’origine a été réalisée par le sculpteur Boèthos de Calcédoine ( er siècle).

     La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

     Tout autour de l’exèdre, se trouvent des bustes : Asclépios,

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    Platon

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    et Antinoüs, favori d’Hadrien, à la fin tragique.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La ferme ornée (ajoutée par Borrel) et le chalet suisse (ajouté par Caillebotte) se trouvent près de l’exèdre. La ferme ornée accueille des expositions et un restaurant « l’Orée du Parc » Le chalet suisse est à l’emplacement de la laiterie. C’est la mode de la nature bienfaisante chère à Rousseau, d’ailleurs né en Suisse. Des entreprises étaient spécialisées dans la vente des chalets suisses qu’on pouvait acheter sur catalogue.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La volière, installée par Caillebotte père, accueillait des oiseaux exotiques.

     Dans le parc, des statues contemporaines rappellent la vocation du mécénat de Caillebotte.

    Eve IV de Pierre Edouard

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    L’orangerie accueille maintenant des expositions, renouant avec la tradition du mécénat que pratiquait Gustave Caillebotte.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

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    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    Une passerelle traverse un ancien bras de la rivière et le chemin nous conduit au bord de l’Yerres. L’activité sur la rivière fit l’objet de nombreux tableaux de Caillebotte. Il a peint des hommes naviguant sur des périssoires, petits bateaux fragiles qui tirent leur nom du verbe « périr ». Une vingtaine de ses peintures porte sur l’eau. Il ne peignait pas sur le motif, il faisait des croquis sur place et terminait en atelier. À l’embarcadère, en été, on peut louer une barque pour canoter sur la rivière.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

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    les tableaux de Caillebotte :

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    un lien vers le blog d'une personne qui a écrit un texte de fiction à propos de ce tableau. CLIC

    La chapelle, consacrée sous le nom de Notre-Dame du Lierre en 1864, fut édifiée par Martial Caillebotte père en l’honneur d’Alfred, son fils curé, né de son premier mariage.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La chaumière servait (et sert encore maintenant) de rangement des outils.

     Le kiosque oriental domine le paysage. Il surmonte une glacière, construction fréquente dans les parcs (Malesherbes, la Roche-Tilly, Méréville), destinée à conserver la glace et les denrées alimentaires.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

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    Plus loin, il y a un potager, fermé en hiver. Caillebotte était passionné d’horticulture et il a fait de nombreux tableaux sur le potager. Le potager est entretenu par une association et permet des activités pour les enfants des écoles.

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    le banc couvert japonais :

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

     Gustave arrive dans cette propriété à l’âge de douze ans et avec ses petits frères plus jeunes que lui, René et Martial, il s’amuse beaucoup dans ce grand parc avec toutes ces fabriques. L’eau ne fait plus peur.

     Devant la maison, on trouve des « corbeilles » de fleurs, ces buttes arrondies étaient très à la mode à l’époque du second empire. On en voit aussi dans le parc des Buttes-Chaumont.

     La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

     

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

    Demain, je vous montrerai l'intérieur de la maison.

    Après la visite, nous sommes allés déjeuner à "l'avant-scène" près du théâtre, à 200 m de la propriété. Vous avez aussi le restaurant gastronomique L'Orée du parc, plus cher.

    Devant le théâtre cette statue "Le grand Passeur" de Cyrille André :

    La propriété Caillebotte à Yerres (Seine-et-Marne)

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