• Voici le deuxième immeuble : La Beauce au rythme des saisons :

    Face 1 : c’est une reproduction du tableau de Brueghel l’ancien. Le muraliste a ajouté quelques éléments sur les côtés et en bas. C’est l’été.

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

    cherchez l'intrus

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

    le vrai :

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Face 2 : on passe de l’été à l’automne puis à l’hiver. Les portes de garage sont peintes elles aussi mais directement sur le support.

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Face 3 : c’est l’hiver puis le printemps

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Face 4 :

    Sur ce mur, on passe du printemps à l’été..

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

    En Beauce, il y avait une grande quantité de moulins à vent (certains se visitent encore).

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

     

    Les troupeaux de moutons étaient abondants. A Chartres, un monument montre Pasteur vaccinant les moutons contre le charbon. Le berger dormait dans une cabane à 2 roues (ou 3 comme sur la peinture). Dans « La Terre », Zola écrit : « Le berger, pour avoir un peu d’ombre, s’était assis contre la cabane à deux roues, qu’il poussait à chaque déplacement du parc, une étroite niche qui lui servait de lit, d’armoire et de garde-manger » . Vous vous souvenez sans doute du roman de Maupassant, « Une vie », où les amants se sont réfugiés dans une cabane de berger que le marin précipite du haut d’une falaise.

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

    la cabane du berger en cartes postales :

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

     Tout en bas, on voit une dame qui raconte des histoires aux enfants. Cette dame existe vraiment. Quand il fait beau, elle se place sur la pelouse, devant la peinture, pour lire ses histoires.

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     

     

    A droite, c’est cette fois un tableau de Van Gogh qui a été copié (« la méridienne »

     

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

    le vrai :

    Chartres, les fresques de Bel-air (La Beauce)

     


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  • Avant, c'était un quartier HLM comme les autres. Bel-air se trouve à la limite de Chartres et de la commune voisine, Champhol. En 2005, la municipalité de Chartres décida de rénover ces immeubles (intérieur et extérieur). Or, deux adjoints en visite à Lyon, y découvrent des immeubles décorés de fesques (on dit "fresques" mais ce ne sont pas des peintures "a fresco"). Les adjoints reviennent à Chartres et il est décidé que les immeubles de Bel-air seront traités de la même façon, en faisant appel à la même entreprise Citécréation. Gilbert Coudène, le concepteur a réalisé des fresques dans le monde : au Japon, à Québec (la fresque des Québécois" (voir photos ici). La plus grande fresque se trouve à Shanghaï (5 000 m²).

    Mais à Chartres, il y avait quand même 4 000 m² à peindre (4 immeubles) Le problème du coût ne se posait pas car les peintures coûtaient la même somme (600 000 €) que le ravalement prévu. Il n'était pas question de sacrifier la rénovation intérieure (coût total : 3 millions d'euros). Il n'y eut pas non plus de hausse de loyer due à la présence des fresques.

    Ce qui est formidable dans ce projet, c'est que les habitants furent consultés, plusieurs cars furent affrétés pour emmenés 500 personnes à Lyon. Les Chartrains furent enthousiastes et se réunirent pour choisir le thème de leur immeuble. 

    Le projet fut réalisé par 6 peintres muralistes. Il fallut seulement 3 mois de conception et 6 mois de fabrication. On utilisa 500 kg de peinture par immeuble. Les peintures sont garanties 50 ans et l'entretien est compris dans le prix (elles sont nettoyées à l'eau tous les ans). Les peintures n'ont pas été réalisées sur place mais en atelier, à Lyon. Les toiles ont ensuite été marouflées sur les bâtiments.

    Le plus beau, c'est que les habitants ont servi de modèle à certains personnages. Les habitants sont fiers de leurs immeubles et ils prennent soin d'assortir les rideaux aux murs de la façade.

    Les immeubles furent inaugurés en 2008 et depuis, les touristes viennent les photographier.

     Il y a 4 thèmes : les bords de l'Eure, la Beauce, les maisons à Chartres et le parfum. Aujourd'hui, je vais vous présenter "les bords de l'Eure"

    face 1 :

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    le lampadaire s'intègre dans la peinture et le soir, quand il est allumé, il éclaire le couple d'amoureux près de la Collégiale Saint-André.

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    ce pêcheur existe vraiment

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     face 2 :

    Pourquoi le labyrinthe de la cathédrale de Chartres a-t-il été choisi pour illustrer les bords de l'Eure ? en volant, le héron laisse tomber un caillou dans l'Eure, ce qui provoque des ondes dans l'eau, ondes qui ressemblent au labyrinthe. C'est un chemin de prière qu'on 'appelle "la lieue de Jérusalem" car il faut 1 heure pour la parcourir à genoux, ce qui remplace le pèlerinage à Jérusalem. Au centre du labyrinthe, dans la cathédrale, au centre du motif floral, il y avait un médaillon en cuivre (fondu sous le Révolution) représentant le combat de Thésée contre le Minotaure. C'est-à-dire le combat du Bien contre le Mal. Il y a 263 pierres blanches, c'est le nombre de jours pour mener à terme une grossesse. Cela montre donc que quand on arrive au centre du labyrinthe, on est prêt à renaître. Mais le chemin pour y accéder n'est pas facile ! 

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    face 3 :

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    attention, on vous surveille !

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    qui va ronger l'os ?

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

    le pont Saint-Thomas :

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    face 4 :

    les ponts de voies ferrées (c'est peut-être celui sous lequel on passe pour aller de Chartres à Maintenon) :

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

    Chartres : les fresques de Bel-air

     

     

    Sur le site , vous pourrez lire les témoignages des habitants, les immeubles avant-après et aussi d'autres réalisations dans le monde. celle de Shanghaï fait 5000 m² ! Vous verrez aussi sur ce site, en vrai, certains des habitants, par exemple Chris, le gardien de l'immeuble "habitat" qui est peint sur le mur.

    http://cite-creation.com/les-fresques-de-bel-air-chartres-france/temoignages/

    Et puis, voici le site de mon amie Joëlle qui, elle aussi, vous montre des photos de ces immeubles

    http://lescarnutes.blogspot.fr/


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  • Le parc de Jeurre se trouve au nord d'Etampes, le long de la RN 20. Pour visiter, il faut se trouver à 10 h ou 15 heures précises sur le parking (sauf le mercredi) ou15 h samedi et dimanche. Etre bien à l'heure, après c'est fermé. La visite guidée dure 1 h 30 environ. 

    Cette visite complète la visite du parc du château de Méréville. En effet, les fabriques du parc de Jeurre proviennent de celui de Méréville. Pour voir les photos du parc de Méréville , un clic ici :  link

     

    Le château fut acheté en 1890 par monsieur de Saint Léon, l’ancêtre de l’actuel propriétaire. Dans le parc de 60 ha, il fait installer des fabriques  qui provenaient du parc de Méréville, à une vingtaine de km de là. Il acheta le temple de la pitié filiale, la colonne rostrale, la façade de la laiterie et le cénotaphe de Cook.

    Ces fabriques étaient donc des monuments commandés par Monsieur de Laborde, propriétaire du château de Méréville à la fin du 18 è siècle.

     Le temple de la pitié filiale a été dessiné par Hubert Robert, c’est une copie du temple de la Sibylle de Tivoli. Nous entrons dans ce monument qui abrite une très jolie statue due, je crois, à Pajou. C’est lui qui a sculpté un buste de Natalie de Laborde, la fille du marquis. Ce buste se trouve au Louvre.

    La colonne rostrale a été érigée en l’honneur de l’expédition de La Pérouse (1786). Les deux fils du marquis de Laborde périrent dans cette expédition.

    Seule la façade de la laiterie a été installée à Jeurre. C’est une copie de la laiterie de Rambouillet. Elle se trouve devant un plan d’eau dans lequel elle  se reflète joliment. Des oies bernaches se promenaient sur la pelouse.

    Le cénotaphe de Cook est orné d’un buste sculpté par Pajou et de poèmes écrits par l’abbé Delisle.

    Monsieur de Saint Léon acheta aussi une sphère armillaire mais on ne sait pas d’où elle vient.

    Une porte vient du château de Saint-Cloud et un portail, très abîmé, vient d’un hôtel particulier de la rue du Cherche-midi à Paris.

    Le château ne se visite pas, il a été agrandi en 1813 (les ailes) et 1900 (le dôme).

     


    jeurre - diaporama flash


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  • Jeudi, nous avons visité l'Opéra Garnier (après un voyage en RER mouvementé et lent, un incendie ayant perturbé l'alimentation. Au retour, même problème, un train sur deux seulement fonctionnait...)
    Voici donc quelques photos de l'Opéra Garnier, construit sous Napoléon III mais inauguré seulement en 1875 par Mac-Mahon.
    Quel style ? "Du Napoléon III", c'est ce que répondit Garnier à l'impératrice Eugénie .

    L'opéra précédent était situé rue Le Peletier. En 1858, devant l'Opéra, un révolutionnaire italien, Orsini, lança une bombe sur le cortège de Naopléon III. L'empereur décida de faire construire un nouvel opéra dans un endroit moins propice aux attentats. Ce fut Charle Garnier qui remporta le concours. On décida aussi de percer l'avenue de l'Opéra pour relier l'opéra au palais des Tuileries où habitait l'empereur. La guerre de 1870 arrêta momentanément les travaux et le bâtiment fut finalement inauguré en 1875. Entre temps, l'opéra de la rue Le Peletier avait été détruit lors d'un incendie. On raconte que Garnier, invité pour l'inauguration, aurait payé sa place.
    Beaucoup de marbres polychromes, de dorures (tout n'est pas doré à la feuille, seules le sont les parties qui accrochent la lumière, les autres parties sont recouvertes de peinture dorée, mais l'ensemble est éblouissant !)
    Nous sommes entrés dans une loge pour admirer le plafond peint par Chagall .
    Et puis, non, nous n'avons pas rencontré le fantôme ...

    Opéra Garnier

    le grand escalier :

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Dans le grand vestibule, Lully

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    et Glück :

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    plafond du salon de la lune :

    Opéra Garnier

    le grand salon :

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    plafond du salon du soleil

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Dans la salle de spectacle, le plafond était peint de façon très académique par Lenepveu et ne plaisait pas à Malraux. En 1962, le ministre demanda à Chagall de réaliser un autre plafond, qui ne plairait pas aux conservateurs. Face aux critiques, il est décidé que le plafond d'origine serait conservé et que le plafond de Chagall sera exécuté sur une toile amovible.Le plafond, à cet endroit-là, et toujours critiqué et une pétition demande la restitution de l'œuvre de Lenepveu.

     

    C'est un hommage à quatorze musiciens : Moussorgski (Boris Godounov), Mozart (La Flûte enchantée), Wagner (Tristan et Isolde), Berlioz (Roméo et Juliette), Rameau (sujet non identifié), Debussy (Pelléas et Mélisande), Ravel (Daphnis et
    Chloé), Stravinsky (L’Oiseau de feu), Tchaïkovski (Le Lac des cygnes), Adam (Giselle)

    Les œvres musicales sont regroupées par couleurs : jaune, rouge,, vert et bleu..

     

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Opéra Garnier

    Pour la petite histoire, Pelléas est représenté sous les traits de Malraux, commanditaire de l'oeuvre).

    Opéra Garnier

    Chagall s'est aussi représenté avec sa palette, dans "L'oiseau de feu"

    Opéra Garnier

    Un petit plus, concernant l'histoire locale, Henri-Eugène Joseph Saïller qui avait une maison à Malesherbes, a "t" premier vilon à l'opéra Garnier, de 1897 à 1902. Il était né à Gien le 11 mai 1877 et s'est marié le 12 juin 1911 à Malesherbes avec Odette Combe née le 16/11/1884 à Malesherbes, fille de Paul Charles Combe.

     

     

     


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  • Mon premier article (de juin 2006), relooké !
    Cet article concerne donc le jardin de Monet, à Giverny. Une visite à faire en toute saison !
    Après avoir bu un café aux "Nymphéas" (jolies tasses anglaises fleuries), nous avons visité les jardins (roses, clématites et bien sûr nymphéas) et la maison de Claude Monet. Pique-nique rapide. Puis nous avons dégusté une part de tourte normande et bu un café à l'ancien hôtel Baudy, ce qui nous a permis de visiter le premier atelier des artistes américains et les jardins (ah ! l'incomparable parfum des roses mousseuses). Puis nous avons visité le musée d'art américain où nous avons beaucoup aimé les tableaux de Homer, le peintre des flots ("sauvetage en mer", "renard dans la neige face à la mer").

     

     


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