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    Ce village près de Lijiang est célèbre à cause de lapremière boucle du Yang-tsé-Kiang et de son pont suspendu. C’est aussi un endroit stratégique : haut lieu d’une victoire sino-naxi sur les Tibétains en 1548, c’est à cet endroit que les troupes du chef mongol Qubilaï Khan ont traversé le fleuve. Une statue rappelle le passage de l’Armée Rouge et de Mao en 1936, lors de la Longue Marche. Tout près de ce mémorial, un néflier…. Les nèfles sont beaucoup plus petites et n’ont pas la même forme que les nôtres.

    A l’entrée du village, se dresse un petit kiosque abrite un tambour, symbole du passage des armées de Kubilaï Khan.

    Nous faisons un  aller-retour sur le pont suspendu ; ça bouge pas mal mais il est large et en se tenant aux cordes, on passe…

    Nous avons passé un bon moment dans le marché où les femmes naxis faisaient leurs courses.

    <comme d’habitude, on trouve de tout sur ce marché : des balais, des champignons séchés, des chapeaux chinois, des cochons (grand branle-bas, l’un d’eux s’est échappé), des sacs de thé, des femmes qui viennent d’acheter une fiole de remède miracle ( ?) à un bonimenteur discutent. En pleine rue, un dentiste soigne les dents d’un malade en pleine rue, sur une table sont disposées des poudres et des fausses dents. Je vous mets une petite vidéo.

    Une photo que je ne vous montrerai pas , c’est celle d’un bébé avec sa culotte fendue. A en croire le robinet qui sort du trou de la culotte, c’est un garçon. Sa maman est ravie qu’on le prenne en photo.

    Une autre photo que j’aime bien, celle d’une femme en casquette bleu et souriant de toutes ses dents (mais elle m’a fait comprendre qu’il lui en manque beaucoup !). Les gens aiment qu’on les prennent en photos et qu’on leur montre la photo sur l’écran de l’APN.

     

     

     

     

    le dentiste en action


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  • J’ai rencontré plusieurs fois le Yangzi… la première fois en 2006, lors d’une croisière, de Chongqing au barrage des trois gorges, puis je l’ai suivi en car jusqu’à son embouchure, à Shanghaï.

    Je l’ai rencontré à nouveau cette année plus près de sa source. Sur les photos vous le verrez alors qu’il change de direction. Il coulait vers le sud puis au niveau de Shigu, gêné par les montagnes Hailuo, il doit changer de direction de 140 ° et continue son chemin vers l’est.

     

    Mais avant d’arriver à Shigu, le fleuve a traversé à toute allure, 8000 m »/s,  pendant 16 km les gorges du saut du tigre, entre les monts Yulong (Dragon de jade, 5596 m) et Haba Xue Shan (5396 m)L’escarpement est important : 3900 mètres ! la profondeur du fleuve est de 40 m. Dans la région , il a un autre nom : le Jinsha jiang.

    La légende raconte qu’à l’endroit le plus étroit (25  à 30 m !) , un tigre a sauté par dessus le fleuve, pour échapper à un chasseur. Vous pouvez d’ailleurs voir la statue du tigre sur la photo !

    Nous commençons la balade dans le canyon à Quiaotou. Nous ferons une toute petite balade, 2 heures aller-retour par le même chemin. Le chemin est bétonné, muni de rambardes il passe parfois dans des tunnels, il faut paraît-il faire attention aux éboulements. Des petites carrioles traînées par des messieurs transportent les dames ou messieurs fatigués. Curieusement, ces carrioles sont souvent louées par des chinois, et des jeunes ! Le vacarme est assourdissant quand on arrive à la fin du chemin bétonné. On descend presque à ras du fleuve par une grande volée de marches qu’il faut bien sûr remonter. Je me presse car je crois être, comme d’habitude, en queue de peloton et croyant que Guy est loin devant. Mais non, il est bien loin derrière car il s’est arrêté pour se faire photographier aux côtés de Mao. Pendant que je l’attends, j’en profite pour admirer le mont Yulong (ou montagne du Dragon de jade).

     

    Le Yang tsé, un géant (6300 km) … mais tout est géant, en Chine !

     


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  • Lijiang se trouve tout près du Dragon de Jade (Mont Yulong), un mont enneigé de 5 596 mètres. La première fois que j'en ai entendu parler c'est en lisant le livre d'Irène Frain, "Au royaume des femmes" qui raconte l'histoire extraordinaire de Joseph Rock qui habita un petit village , tout près de Lijiang, au pied du Gragon de Jade. Mais je vous parlerai de ce personnage extraordianire plus tard.

    On nomme le Dragon de Jade ainsi à cause de ses 13 pointes (deux grands sommets) qui évoquant le dos du Dragon. J'ai été éblouie en regardant ce massif et je suis restée un bon quart d'heure, dans les gorges du saut du tigre, pour pouvoir me le rappeler des années encore. C'est au pied de cette montagne que vivaient les Naxis, ou Na-Khis et où se déroulaient les cérémonies des Dongbas.

    le dragon de jade (3)

    le Dragon de jade, vu depuis les gorges du saut du tigre


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  • Ce monastère fut une lamasserie très importante au 17 è siècle. Pour y accéder, nous marchâmes d’abord dans une épaisse forêt de pins. Quelques dames, en costume naxi, nous accueillirent par une danse et un chant, moyennant quelques yuans à mettre dans la corbeille.

    Le temple principal est dédié à Padmasambhaya (fondateur du bouddhisme tibétain), de Sakyamuni et de Chenrezig (Guanyin).

    On est presque au Tibet, avec les tankas (peintures sur tissu), les moulins a prières et les drapeaux à prières.

    Les drapeaux à prières sont blancs (l’espace), bleus (l’eau), verts (le bois), jaunes (la terre), rouges (le feu). Ceux que nous avons vus sont des loungtas (« chevaux de vent »), ainsi appelés car ils représentent un cheval, portant les trois joyaux : le Bouddha, le Dharma (ses enseignements), le Sangha (la communauté bouddhique). Ce sont des porte-bonheur, le vent transmet les prières des drapeaux aux dieux.

    Les moulins à prières sont des cylindres renfermant des mantras. Les tourner (de la main droite, dans le sens des aiguilles d’une montre) revient à dire les prières puisque celles-ci se propagent dans les airs.

    Des moines s’activaient à des travaux de jardinage, une chemise sèchait sur un fil tendu entre deux piliers.

    Des moines psalmodiaient des mantras, peut-être Om Mani Padme Hum.

    Un peu plus loin, se trouvait un superbe camélia (en fait deux arbustes aux troncs entrelacés) de 500 ans. On l’appelle le « camélia aux 10 000 fleurs ». On dit que, pendant la révolution culturelle, un lama s’opposa à la destruction de ce camélia par les gardes rouges. Comme ce lama avait rencontré Mao, les gardes rouges ne voulurent pas détruire le camélia. Le lama habite toujours dans ce temple et il passe son temps, assis sur son banc, à surveiller que personne n’abîme son camélia. Il m’a fait un joli salut, mains jointes et je lui ai rendu son salut.

     


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    Le musée de la culture Naxi et Dongba se trouve dans le Parc de l’Etang du Dragon noir.

    A l’entrée du musée , un peintre était installé pour peindre des marque-pages ou des tableaux, d’une manière originale : il trempait le tranchant de la main dans l’encre pour faire ses dessins.. Certains étaient très fins et mesuraient 5 ou 6 cm.

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    Dans le musée sont présentés des costumes dongba mais mes photos sont très mauvaises.

    Le terme dongba désigne à la fois les chamans, prêtres-sorciers naxi mais également l’écriture pictographique utilisée par ces derniers. Cette langue est basée sur des dessins très simplifiés et très expressifs (cliquez sur ce site pour en avoir des exemples : http://j.poitou.free.fr/pro/html/scr/dongba.html

    Il existe environ 1500 signes et à Lijiang, un institut d’étude permet de conserver ce patrimoine dongba. Cette écriture n’est plus utilisée au quotidien mais le tourisme aura peut-être cela de bon qu’il contribuera à sauver cette culture. Il n’existe plus qu’une dizaine de prêtres actuellement et ils sont très âgés.

    Dans le musée, il y avait des manuscrits rédigés en langue dongba (faits d’un papier imputrescible en écorce de 2 arbres de la région), un grand tableau circulaire ( roue divinatoire,  avec au centre,  Haishibaomei, la grenouille, animal fétiche des Naxi. Un deuxième est divisé en 12 cases pour les animaux des 12 mois de l’année.)

    Assis à une table, un chaman, était coiffé d’une sorte de mitre en 5 pointes sur lesquelles sont dessinées des représentations de dieux. Il copiait des textes pour les touristes. Je ne sais plus ce que cela veut dire.

    Les chamans prêchent l’harmonie entre l’homme et la nature, ils exorcisent le mal, conduisent les rituels de cette religion animiste et chamanique aux influences tibétaines, taoïstes et persanes.

     

     


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