• Avant d’aborder le temple d’Apollon, nous longeons le mur de soutènement (VI è siècle av JC). Les pierres sont gravées de 800 inscriptions : ce sont des actes concernant les affranchissements des esclaves.  Devant le mur, il ne reste que trois colonnes du portique des Athéniens érigé pour abriter le butin pris par les Athéniens aux Perses lors des victoires navales (voiles et proues de navires).

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    affranchissements des esclaves :

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    colonne ionique :

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Copie de la colonne Serpentine en bronze. C’est ce qui reste du trépied en or dit trépied de Platées, offert par les cités grecques après leur victoire sur les Perses à Platées (479 av JC). La colonne était formée par les corps entrelacés de trois serpents dont les têtes soutenaient une vasque en or. La colonne en bronze fut transportée à Constantinople sous le règne de Constantin pour orner l’hippodrome. Elle s’y trouve toujours mais les têtes ont disparu.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Le temple d’Apollon Pythien n’était pas en marbre mais en calcaire gris et les colonnes en marbre de Paros.

    Plusieurs temples ont été construits au cours des siècles. Les mythes parlent d’un premier temple en feuilles de laurier, d’un deuxième construit par les abeilles du Parnasse avec de la cire et des plumes d’oiseaux, d’un troisième en airain construit par Héphaïstos. Les suivants existèrent vraiment et furent détruits (séisme de 373 av JC, incendie). Le dernier, le sixième, est daté du IV è av JC.

    Devant le temple, se trouvait l’autel d’Apollon, sur lequel on pratiquait des sacrifices. Une inscription indique qu’il a été construit par les habitants de Chios : « Delphus Edokan Chios Promantheien » ce qui signifie que Delphes accordait le droit de promantie aux Chiotes, c’est-à-dire qu’ils étaient n’avaient pas besoin d’attendre pour poser leur question.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

     A l’entrée, se trouvait le pronaos (vestibule, sur ses murs étaient écrits « Connais-toi toi-même, E, Rien de plus) puis le naos, puis en contrebas l’adyton. C’est là que se manifestait l’oracle par l’intermédiaire de la Pythie. Les Pythies étaient des jeunes filles vierges (plus tard des femmes âgées) originaires de la région. Elles perdaient leur prénom pour prendre celui de Pythie.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

     

    repos ? contemplation ? 

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

     

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    tout à droite, l'adyton :

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    La consultation avait lieu d’abord une fois par an puis une fois par mois, sauf en hiver car on disait qu’Apollon était chez les Hyperboréens (il était remplacé par Dionysos). La pythie se purifiait dans la source Castalie proche du sanctuaire (les pèlerins faisaient de même) puis elle descendait dans la salle sous le temple (l’adyton) où il y avait l’omphalos. Elle attendait assise sur son trépied, mâchait les feuilles du laurier sacré et buvait l’eau sacrée. Elle s’asseyait et inhalait des émanations de gaz. Il y a une double faille dans le sol qui laissait sans doute échapper de l’éthylène. Elle vociférait une réponse incompréhensible et les prêtres traduisaient la réponse en vers. Pour consulter, il fallait payer une taxe. La file d’attente était longue mais en payant davantage, on pouvait accéder plus vite (promantie).  Avant de poser leur question, les pèlerins faisaient un don, les prêtres jetaient de l’eau sur une chèvre. Si celle-ci ne tremblait pas, le pèlerin perdait sont tour.

    plongée sur le temple :

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Nous continuons à monter à l’ombre des pins, des grenadiers, des cyprès pour accéder au théâtre. Des concours de musique y avaient lieu tous les 4 ans lors des fêtes d’Apollon. Le théâtre pouvait accueillir 50000 personnes. On voit les coulisses. Le prix à gagner était une couronne de laurier, l’arbre d’Apollon. Le laurier a donné « lauréat ».

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)

     

    Nous continuons à monter pendant 15 min vers le stade mais nous ne pouvons pas y accéder, l’accès en est interdit. Tous les 4 ans, y avaient lieu les jeux pythiques.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (3)


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  • Nous continuons à monter ....

     Copie de l’omphalos. Delphes fut longtemps considéré comme le centre du monde. Le mythe dit que Zeus fit décoller deux aigles d’une extrémité de la terre et qu’ils se sont rencontrés ici. Zeus fit tomber une pierre pour marquer l’endroit. Ainsi naquit la légende de l’omphalos, « le nombril du monde » représenté ici sous la forme de cette pierre qui date du V è av JC. Un autre mythe dit que Rhéa remplaça son nouveau-né Zeus par une pierre enveloppée d’un linge et la fit avaler à Cronos qui mangeait tous ses enfants. Les traditions situent la tombe de Python sous l’omphalos. L’omphalos de Delphes était situé dans l’adyton du temple d’Apollon. Lors de cérémonies, on le recouvrait d’un tissu de laine pour évoquer le linge utilisé par Rhéa.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    au musée des fouilles, un omphalos orné d'un dessin qui imite le tissu de laine, dit agrénon.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

     

    Trésor des Athéniens : Il fut construit grâce à une partie du butin pris à Marathon (490 avant JC).

     

    C’est un édifice de style dorique, en marbre blanc de Paros. Il commémore, selon Pausanias, la victoire de Marathon. Il était décoré de sculptures représentant les exploits de Thésée contre le Minotaure et Héraklès ramenant les bœufs de Géryon. Les deux faces que nous n’avons pas vues représentent une amazonomachie (combat de grecs contre les Amazones) et Héraklès. Les métopes se trouvent au musée.

    les métopes représentent Théseé et le minotaure :

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

     

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    la face qui représente Hercule et les bœufs de Géryon : Les bœufs de Geryon : Héraklès devait ramener les bœufs de Géryon, un géant à trois bustes. Il tua les gardiens du troupeau, le berger Eurytion et le chien Orthos (frère de Cerbère, de l’hydre de Lerne et et père ou frère du lion de Némée et du Sphinx de Thèbes) ainsi que Géryon et ramena le troupeau à Eurysthée.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    la métope du musée :

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    une autre face : les travaux d'Héraklès (métopes du musée :

    Héraklès devait combattre le lion de Némée, c’était le premier des travaux imposés par Eurysthée. Le lion de Némée avait une force monstrueuse. Héraklès l’étouffa et se revêtit de sa peau. C’est sous cette forme qu’on le voit souvent représenté.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    La biche de Cerynie. Heraklès devait attraper vivante la biche de Cérynie. Cette biche aux cornes d'airain et aux pieds d'airain était très rapide et il dut la poursuivre un an avant de la blesser d’une flèche. Mais tandis qu’il ramenait la biche à Eurysthée, il fut pris à partie par Apollon et Artémis à qui la biche appartenait. Héraklès rejeta la faute sur Eurysthée et les dieux lui rendirent la biche.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

     

    sur une autre face, Thésée et Antiope (métope du musée) : Thésée et Antiope, reine des Amazones. Antiope fut l’épouse de Thésée (c’était la sœur d’Hippolyte à qui Héraklès déroba la ceinture, objet du neuvième travail). Thésée et Antiope eurent un fils, Hippolyte. Par la suite, Thésée épousa Phèdre. Aphrodite, jalouse parce qu’Hippolyte voait un culte à Artémis, rendit Phèdre amoureuse d’Hippolyte. Celui-ci la repoussa et pour se venger, Phèdre l’accusa de viol. Hippolyte fut chassée par son père.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

     Près du trésor des Athéniens, se trouve le rocher de la Sibylle, devineresse. On raconte que Hérophile, la première Sibylle, servante de Cybèle, qui avait prédit la guerre de Troie était venue prophétiser à Delphes du haut de ce rocher. Les pouvoirs de la Sybille et de la Pythie étaient différents : la Pythie tenait son pouvoir du lieu alors que la Sybille était une devineresse nomade qui tenait son pouvoir d’elle-même. C’étaient des personnages différents.

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

    Delphes, le sanctuaire d'Apollon (2)

     

     


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  • Nous quittons notre hôtel d’Ithea pour un petit trajet en car de 20 min jusqu’à Delphes.

    Le site était consacré au dieu Apollon. En 392, l’édit de Théodose interdit les cultes païens et marque la fin du culte d’Apollon Pythien. Un village chrétien est construit dans le sanctuaire. À la fin su XIX è siècle, l’école française d’Athènes entreprend des fouilles (le village de Kastri est alors déplacé).

    Pour échapper à la jalouse Héra, Leto, séduite par Zeus, trouva refuge sur une île flottante pour accoucher (cette île, c’est Délos, qui est maintenant une île permanente). Le surnom d’Apollon, Phoebos, est peut-être dérivé de « phos » = lumière. Apollon est un dieu oraculaire, il donne les réponses de son père Zeus aux humains. Un hymne homérique à Apollon qui date du VII è siècle av JC raconte le mythe de la fondation de l’oracle. Apollon choisit cet endroit idyllique pour y établir son oracle mais Gaïa Protomantis (puis Thémis) avait déjà un sanctuaire à cet endroit ; la source sacrée et l’oracle étaient gardés par le serpent Python. D’une flèche, Apollon tua le serpent qui se décomposa sur la terre. Pythomai, en grec, signifie « pourri »). Un autre des surnoms d’Apollon est Pythios, et aussi Ekvativolos (celui qui décoche loin) et Argyrotoxos (à l’arc d’argent). Apollon partit de Delphes pour se purifier de ce crime dans le fleuve Pénée au pied du mont Olympe. C’est pourquoi les Grecs pensaient que le dieu n’était pas présent sur le site en hiver. Il était remplacé par Dionysos.

    L’arbre d’Apollon est le laurier. Le mythe dit qu’Apollon poursuivit la nymphe Daphné, fille du dieu-fleuve Pénée. Apollon allait la rattraper quand Pénée transforma sa fille en laurier.

    Delphes est un sanctuaire panhellénique, vénéré pour son oracle et ses concours Pythiques. Toutes les cités contribuaient à son embellisement.

    Nous pénétrons sur le site. Je me suis munie de ma canne de marche car le site est construit sur les flancs du Mont Parnasse, sous les rochers Phédriades (les « Resplendissantes »), Hyanpeia et Nauplia et le dénivelé est important. Les criminels étaient précipités du haut de ces rochers et la légende dit qu’Ésope, s’étant moqué des prêtres de Delphes, fut mis à mort de cette façon.

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Une hypothèse dit que le nom « delphes » viendrait du fait qu’Apollon s’est transformé en dauphin. Mais l’étymologie vient plutôt de « creux, caché dans la montagne ».

    L’oracle de Delphes était très connu dans le monde grec. On venait le consulter de loin. Les réponses étaient données en vers, au sens souvent ambigu, et pouvaient être interprétées de plusieurs façons. En réalité, les pythies étaient sans doute manipulées par les politiciens et les réponses favorisaient les uns ou les autres.

    Quelques exemples de réponses de l’oracle : Crésus, roi de Lydie, vint demander à l’oracle s’il devait faire la guerre contre les Perses. L’oracle répondit « un grand empire sera détruit ». Crésus en conclut que l’empire perse serait détruit, mais ce fut son empire qui fut détruit.

    Les Athéniens demandèrent à l’oracle comment ils devaient se protéger contre les Perses.  L’oracle répondit « par un rempart de bois » et « à Salamine, beaucoup de mères pleureront leur enfant. ». Les Grecs interprétèrent cet oracle en construisant un rempart de bateaux : ce fut la bataille de Salamine.

    En 427 av JC, les habitants de Délos voulaient arrêter l’épidémie de peste. L’oracle répondit qu’il fallait doubler l’autel d’Apollon (un cube). Impossible à réaliser ! Platon en conclut que le dieu leur faisait reproche de négliger la géométrie. L’impossibilité de la duplication du cube à la règle et au compas ne faut prouvée qu’au 19 è siècle, par Wantzel.

    É l’entrée du site, s’étend le marché : on pouvait y acheter des aliments et des ex-voto pour offrir au dieu.

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    derrière la colonne de gauche, une colonne paléochrétienne :

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Un mur monte vers le haut pour délimiter l’enceinte sacrée

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Nous empruntons la voie sacrée qui conduit au temple. De chaque côté, il y avait des statues votives et des « trésors », c’est-à-dire des constructions érigées par les cités et destinées à accueillir les offrandes des citoyens. Tout est calme sur le site, il y a peu de touristes et on a du mal à imaginer l’effervescence qui devait être quand la Pythie officiait ! Multitude de colonnes gigantesques, de trésors ornés de statues polychromes, de pèlerins, de marchands, d’animaux promis au sacrifice, le tout surmonté par le temple d’Apollon. On dit qu’à cette époque, il y avait plus de statues que d’hommes. Néron a, paraît-il, pillé plus de 500 statues.

    Sur le site maintenant, on ne voit plus que les socles des statues.

    un tableau de Tournaire qui représente Delphes à son apogée :

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Hémicycles des Rois d’Argos

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Trésor de Sicyone. Le métope « enlèvement d’Europe » se trouve au musée.

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Trésor des Béotiens

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    quelques vues de ci de là (photos de Marie et de Jules):

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

    Delphes : le sanctuaire d'Apollon

     

     

    Nous continuerons la visite demain, il faudra encore monter...


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  • Les fresques d’Akrotiri dans l’île de Santorin (ancien nom : Théra). La ville antique d’Akrotiri furent ensevelies au moment d’une éruption volcanique il y a 3500 ans, ce qui a permis leur conservation. Les fresques d’influence minoenne sont réalisées sur enduit humide mais terminées sur enduit sec. Les couleurs utilisées sont le bleu (bleu égyptien), le rouge (fer, pyrite), l’ocre jaune, le noir (graphite) pour les contours. Fresque des antilopes (ory beissa), fresque du printemps (avec des lis, des hirondelles), fresque des boxeurs.

    Les fresques de Santorin au musée archéologique d'Athènes

    Les fresques de Santorin au musée archéologique d'Athènes

     

    fresque du printemps

    Les fresques de Santorin au musée archéologique d'Athènes

    Les fresques de Santorin au musée archéologique d'Athènes

     

    les boxeurs

    Les fresques de Santorin au musée archéologique d'Athènes

    Les fresques de Santorin au musée archéologique d'Athènes

    Les fresques de Santorin au musée archéologique d'Athènes


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  • Éphèbe de Marathon.340 av JC. Attribué à Praxitèle. La statue a été découverte dans la baie de Marathon, dans les filets d’un pêcheur. Son front est ceint d’un apex (ornement retenu par un bandeau). C’est une statue du second classicisme.

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    L’éphèbe d’Anticythère. Bronze. 340-330 av JC. Cette statue pourrait représenter Persée, tenant la tête de Méduse mais plus probablement Pâris tenant la pomme de la discorde et prêt à la donner à la plus belle déesse, Aphrodite. Attribuée au sculpteur Euphranor.

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Antinoüs 130-138. Antinoüs était l’amant de l’empereur Hadrien. Il se noya dans le Nil en 130. Hadrian le déifia et érigea de nombreuses statues, bustes et peintures de lui dans le villes et sanctuaires de tout l’Empire romain.

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

    Et voici une autre statue d'Antinoüs, conservée dans le musée des fouilles de Delphes (à sa droite le buste du "Romain mélancolique)

    Musée archéologique de Delphes : des éphèbes

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