• Vous vous souvenez que j'ai parcouru, rapidement, trop rapidement, l'Islande début juin ? Il me reste d'ailleurs des photos à vous montrer...

    Notre guide, Annie, Belge d'origine, tombée amoureuse de ce pays de glace et de feu, envisage, pour juin 2009,  un circuit à sa façon, différent de celui que proposent les guides touristiques.  Hélas, nous projetons d'aller au Mexique et Guatemala en mars. Mais je vous fais pars de son projet. Si vous aimez la nature, nul doute que vous aimerez ce voyage ! Voilà le programme :

    Le séjour (quelque 8 jours réels) se concentrera sur l'Ouest de l'île avec au programme:

    -    la péninsule de Snaefellsnes dominée par le glacier/volcan Snaefell  - Jules Verne y fit  descendre ses personnages pour leur "Voyage  au Centre de la Terre ... C’est aussi le royaume des sternes arctiques

    -    la traversée en bateau du Breidafjordur , aux îles innombrables et d'où s'élança Eric Le Rouge pour découvrir le Groenland ...

    -    la découverte des sites les plus majestueux des Fjords de l'Ouest, les premières vieilles montagnes surgies de l’océan voici 20 millions d'années  sur la Ride Médio-Atlantique, puis scuptées par les glaciers ... je cite ainsi :

    Latrabjarg, la grande falaise aux millions d'oiseaux de mer , l'ultime falaise d'Europe avant le Groenland à 300 km à peine...

    Raudisandur, les seules plages rouges du pays, (coquillages usés  par l'océan) ...

    Arnarfjordur, le Fjord de l'Aigle, écrin de la plus somptueuse chute d'eau du pays, Dynjandi ... une dentelle d’eau sur la roche rose …

    Dyrafjordur, site de la saga familale de Gisli ...

    Isafjordur, la capitale de l'Ouest, donnant accès aux terres sauvages et abandonnées de Hornstrandir ... avec dans le Djup (profond) l'île de Vigur aux milliers de canards eiders.

    Tant de sites somptueux qui vous coupent le souffle ...  et des ciels à défier les couleurs de Van Gogh au coucher du soleil ... des ciels où l'on s'attend à chaque instant à voir la chevauchée des Vierges Guerrières du dieu Odinn...

    Je prévois des chemins de randonnées sur les montagnes, la  découverte des fjords par la mer en bateau viking , la pêche en mer, l'approche du Drangjökull, seul glacier de l'Ouest  ... sans oublier un accueil chaleureux et inoubliable dans tous les villages  ... vous ne serez plus des touristes, mais des amis en visite!


    L
    'Islande est à l'honneur en ce moment (même si elle connaît des difficultés financières : l'euro était à 80 couronnes l'an dernier, à 110 couronnes quand nous y sommes allés et à 150 couronnes actuellement !), avec les films, les policiers traduits en français et c'est l'invitée des Biennales à Caen et sa région en novembre.

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  • Dernier article avant une pause de une semaine. Je n'ai pas préparé d'article et je pourrai pas aller sur vos blogs. Direction la Normandie

    Mais pour l'instant nous partons pour l' Islande.  Mets ton pull, Claire !

    Cinquième journée : les fjords de l’est : de Hofn à Egilsstadir (350 km)

      

    Nous quittons les paysages volcaniques pour la côte est, une côte de fjords. Avant Berufjörður, la route n’est pas goudronnée, on rencontre peu de voitures. La poussière s’élève derrière le car et à certains endroits, on se demande comment on a fait pour passer, d’un côté la mer, de l’autre la muraille, parfois, une passerelle à moitié coupée… Une voiture veut nous doubler mais Olli, notre chauffeur ne se laisse pas faire, il n'a pas envie de supporter la poussière provoquée par un véhicule le précédant. De temps en temps, nous voyons des rennes paître paisiblement au bord de la route. Beaucoup d’oiseaux, des eiders par exemple.

    Sur le diaporama, vous verrez une photo prise juste avant l'adorable petit port  de Djúpivogur, c’est un bel exemple de pendage. Les strates penchent vers l’intérieur du pays mais il ne s’agit pas de plissement, ces strates sont dues aux éruptions volcaniques successives qui ont déposé des couches de lave. Le centre est plus lours que les côtes.

     

    A Berufjörður, les falaises sont vertes, la pierre s’appelle le flikruberg. Je n’ai pas trouvé le nom français.

     

    Nous faisons un petit arrêt à l’église de Statafell, toute petite église à l’intérieur tout bleu. Un cimetière très bucolique autour avec une plaque en français : « à la mémoire des 88 marins morts à Nesfjörur le 6 mars 1878. »

    Nouvel arrêt, cette fois, à Stöðvarfjörður, chez Petra, un vieille dame de 86 ans. Elle n’était pas là, elle est en maison de retraite je crois. Le « musée » est tenu par sa fille. Quand elle était petite, Petra a commencé à collectionner les pierres. Elle en a rempli sa maison et son jardin. Il y a aussi des statues de trolls dans le jardin, certains en position assez coquine. Si vous voulez en savoir plus sur ce musée, allez sur son site. Enfin, c’est surtout pour voir la photo de Petra car le site commence en français mais continue en islandais .

    http://www.steinapetra.com/

     

    Ensuite, nous continuons vers le cimetière des marins français de Faskrúðsfjörður. Y reposent 49 pêcheurs français. Leurs noms et un poème en français sont inscrits sur le monument. Il y eut 5000 pêcheurs français dans ce village (de Paimpol principalement). Beaucoup de personnes descendent de ces marins mais… c’est un sujet tabou. Ces marins partaient pour 5 mois l’hiver sur les goélettes, ils pêchaient pendant 12 heures d’affilée. « Pêcheur d’Islande ». Dans ce village, les noms des rues sont écrits en français et en islandais. La visite du musée de la pêche a été remplacée par un goûter  dans un tout petit café, chocolat chaud, crêpe…

    A Reyðarsfjörður, village au fond du fjord du même nom, se construit une usine d’aluminium (ALCOA). Un barrage a été construit, il est question d’en construire un autre à Husavik, ce qui fait hurler les écologistes. L’industrie du traitement de l’aluminium remplace la pêche qui doit obéir aux quotas. La chasse à la baleine est une tradition (la chasse au macareux aussi). Ils ont un quota de 200. Ils ont attrapé 60 petits rorquals l’an dernier. La baleine bleue, le grand rorqual, la baleine à bosse sont protégés.

    Nous arrivons à Egilsstadir, 1600 habitants, qui se trouve au bord d’un lac, le Lagerrflót. Certains Islandais y ont vu le cousin de Nessie. Nous passons la nuit à l’hôtel Edda. Chambres petites, simples mais propres. Dans les hôtels islandais, pas de problème pour se conecter à Internet.






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  • J’ai beaucoup aimé les petites églises dans les campagnes. Elles sont si petites et si colorées, surtout à l’intérieur. Les toits sont en bois, en tôle ou en tourbe. Les cimetières qui les jouxtent sont très calmes.

     

    Il y a beaucoup de petites églises, construites près des fermes.

    L’Islande fut christianisée vers l’an mil mais des moines irlandais, les Papar, s’étaient déjà installés sur la côte est vers l’an 800. En l’an mil, Thorgeir Ljósvetningagoði, le diseur de loi, lors de la réunion de l’AlÞing à Þingvellir, fit accepter la religion chrétienne aux islandais qui délaissèrent la religion scandinave. Ceux qui voulaient, pouvaient la pratiquer mais en privé seulement. La légende dit qu’il se rendit aux chutes de Godafoss et qu’il y jeta les statues des idoles (Godafoss = chute des dieux). 
     

    La tolérance n’était pas toujours de mise : Autrefois, ceux qui négligeaient les offices étaient flagellés. Les riches étaient placés devant et les femmes célibataires enceintes s’asseyaient sur un siège plus bas que les autres de façon qu’on puisse les regarder de haut. 
     

    En 1550, le roi de Danemark Christian II imposa la religion luthérienne. L’évêque de Skáholt, Ögmundur Pálsson, fut arrêté et emmené au Danemark. L’évêque de Hólar, Jón Arason prit les armes avec ses fils contre le roi qui les fit décapiter.

    AuXVIIè siècle, il y eut une chasse aux sorciers, 22 furent brûlés.

     

    Actuellement, il y a 97%  de luthériens (il y avait une bible dans les chambres à l’hôtel), quelques catholiques, quelques athées. Depuis quelques années, l’Asatru (croyance dans les dieux anciens) est reconnue comme religion officielle. Le mariage dans cette religion ancienne est reconnu par l’Etat. Les Islandais considèrent que la religion est quelque chose de privé. Actuellement , de plus en plus de personnes sont favorables à une séparation de l’église et de l’Etat.

     

    Sur le diaporama, vous pouvez voir les églises de

    Búðir , église toit et murs de bois noir, nous n’avons pas pu pénétrer à l’intérieur. Elle se trouve au nord de l’île, au bord de l’Océan arctique, perdue au milieu de nulle part, comme vous pouvez le voir sur la première photo !

    Glaumbær, l’église se trouve près de la ferme aux toits de tourbe, ferme transformée actuellement en musée folkorique.

    Helgafell : cette église se trouve au pied de la montagne sacrée. La légende dit qu’il faut gravir la montagne en partant de la tombe de Gudrun Óvisfursdottir (tombe qui date de 1008 et qui se trouve près de l’église), sans parler, sans se retourner, ensuite faire trois vœux en se tournant vers l’est


    Möðrudalur, à l'intérieur des terres. C’est le fermier Jon Stefansson qui a construit cette église en 1945, à la mémoire de sa femme décédée. Il a peint le tableau au-dessus de l’autel : la petite tache blanche, c’est Jésus qui descend de la montagne sur les fesses.


    Nupsstadur , cette église au toit de tourbe se trouve près de la maison de Philippus. Guy a essayé de jouer de l’harmonium. 


    Statafell, l’une des plus anciennes églises du pays.


    Þingeyrar : quand nous sommes arrivés, un homme élevait le drapeau islandais. Pour conjurer la famine, Jón Ognumdarson (1106-1121) fit le vœu de construire une église et une ferme en ce lieu. Un monastère fut ensuite fondé en 1133 et subsista jusqu’à la Réforme en 1650.  Au XVIIè ou XIX è siècle, la vieielle église au toit de tourbe fut remplacée par une église en pierre. Les pierres furent transportées depuis la péninsule Vatnsnes sur le lac gelé. Les objets de l’ancienne église ont été replacés dans celle-ci : un retable en albâtre de Nottingham du XIII è siècle, la chaire date de 1696 et les fonts baptismaux du XVIIè siècle (en pierre à savon, cette pierre n’existe pas en Islande et elle aurait peut-être dérivé sur un iceberg depuis le Groënland.).

     


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  • En Islande, nous avons très bien mangé ! Dans des restaurants souvent décorés à l'ancienne, avec des tableaux et des petites vitrines contenant des objets anciens, broderies, chaussures, des pulls en vente...
    Je me souviens surtout du restaurant "chez Anna" avec sa déco à l'ancienne et de l'hôtel restaurant à Búðir. Ce hameau est composé d'un hôtel, tout seul, à côté d'une église en bois noir, perdus tous les deux , au bord de l'Océan Arctique, au milieu de nulle part. C'est dans ce restaurant que Laxness ("la cloche d'Islande") venait séjourner et écrire ses romans. Il y avait des napperons brodés, des tableaux représentant de façon très précise les poissons de la région.

    Le matin, au petit-déjeuner, du poisson fumé, plusieurs sortes de pains aux céréales, tous plus délicieux les uns que les autres ! des pancakes avec du sucre d’érable, des charcuteries, des concombres, tomates, quartiers d’oranges, des fruits secs, des yaourts avec du muesli. Et, oui, de l’huile de foie de morue, en bouteille ou en capsules !
    Tous les midis, nous commencerons par une soupe, toujours délicieuse, aux champignons, au poisson, aux légumes. Une de ces soupes, à la viande et aux légumes fut d'ailleurs le seul plat du repas, avec un buffet d'entrées et pour une fois, un dessert. 
    Ensuite, un plat de mouton ou de poisson (du saumon sous toutes ses formes) et des légumes. Le dessert, c’est pour le soir.
    Le « skyr » c’est une sorte de fromage blanc fait avec du petit lait et mélangé avec de la confiture.
    La bière blonde, légère, est excellente. Pas de vin, il est beaucoup trop cher.
    Nous avons mangé aussi du hangikjït (jambon fumé d’agneau). Fameux ! et puis du hákarl (requin faisandé, vieilli plusieurs mois dans le sol pour lui faire perdre son urée. J’y ai goûté mais je ne recommencerai pas. Cela a l’odeur, et le goût de l’ammoniaque. Fort cher, les Islandais en sont friands.

    Toutes sortes de pains, aux céréales et du pain noir, comme du pain d’épices, le rúgbrauð. C’est délicieux ! Il cuit dans le sol pendant 24 heures, du côté du lac Mytavn (il cuit comme ça, grâce à la chaleur du sol. Les Islandais ont renoncé à faire pousser des pommes de terre, elles cuisaient dans le sol !).

    Les alcools ne sont vendus que dans les magasins d’Etat spécialisés (les Vinbud), fermés le week-end.


    POur voir des photos de ces aliments et en savoir plus sur les repas en Islande, un petit clic ICI

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  • Paysages extraordinaires : plages de sable noir, champs de laves désertiques (les sandur) ou couverts de mousse.

    Une région d’intense activité volcanique, sous surveillance constante.

     Nous passons pas loin de l’Hekla (le « capuchon »). C’est l’un des volcans les plus fameux d’Islande. On croyait autrefois que c’était une porte d’accès à l’enfer. Il fallut attendre la fin du XVIIIème  siècle pour que deux étudiants en fassent l’ascension. Ce volcan très actif entre en éruption environ tous les 10 ans (en 1991, les sismographes n’enregistrèrent les premières secousses que 30 minutes avant l’éruption). Sa dernière éruption date de 2000. En janvier 1991, l’éruption fut très importante. C’est un stratovolcan, un volcan fissural et central. Il se met en route sans prévenir. Il commence par une phase explosive puis une phase effusive.

       Au loin, nous voyons les îles Vestmann (îles des hommes de l’ouest, c’est ainsi qu’on appelait les Irlandais). Les esclaves du frère de Ingolfur Arnarson (le premier colon) tuèrent leur maître et se réfugièrent sur ces îles. Le frère vint, bien sûr, le venger. Au sud de ces îles, l’île Surtsey a été formée suite à une éruption en 1963. En 1973, une éruption très importante détruisit une partie de l’île Heimaey. La coulée de lave fut détournée grâce des aspersions d’eau de mer.

     

    Chutes de Seljalandsfoss (chute de 65 m, on peut passer derrière la chute. Guy a essayé de le faire, il a vite renoncé et est revenu trempé). et Skókafoss (62 m de haut, série de 20 cascades sur la Skógará).. Selon le « livre de la colonisation », le Viking Þrasi, très avare, aurait caché un trésor près de la chute. Le trésor n’a jamais été retrouvé.

     

    Pas d’arrêt à Dyrhólaey (mais nous avons vu son arche de 120 m de palagonite de haut car ce site est interdit aux visites pendant la période de nidification.

    Falaises de Reynishverfi : les Reynishdrangar sont des pitons de 66 m de haut en forme d’orgues basaltiques. On dit qu’il s’agit de trolls pétrifiés par le soleil au lever du jour alors qu’ils ramenaient sur la côte un bateau capturé au large.

      Arrêt sur la plage de Vik í Mýrdal où nous foulons le sable noir d’une des plus belles plages du monde due à l’éruption du volcan Katla (et que nous avons vue sous un ciel bleu magnifique) et où nous observons à la jumelle, les macareux qui se reposent sur l'eau. Hélas, nous ne pourrons pas les approcher. Une colonie importante de sternes arctiques (hirondelles de mer), mouettes rieuses, goélands et de mouettes tridactyles niche dans les creux de la falaise.

    Au fond, le volcan Katla. Il se trouve sous le glacier Mýrdalsjökull. C’est un volcan actif. Sa dernière éruption date de 1918 et il devrait bientôt se réveiller. Des tremblements de terre dans la région, des odeurs de soufre, une débâcle glaciaire (1999) le prouvent. Surveillance constante de ce volcan.

    Une légende : La sorcière Katla était cuisinière dans une ferme. Elle avait des pantalons magiques qui lui permettaient de parcourir de longues distances. Un jour, un enfant vola ses pantalons. Elle le noya dans une jarre de lait. Les gens de la ferme la poursuivirent, elle enfila ses pantalons et alla se jeter dans le cratère du volcan.

      Nous traversons ensuite Myrdalssandur, ce sont des champs de lave nus ou recouverts de mousse (gimmia rachomitrium), ces étendues désertiques sont le résultat de l'éruption du Lakagigar (ou Laki) en 1973. L'éruption fut si forte (elle dura 1 an) qu'elle détraqua le climat de tout l’hémisphère nord et causa des hivers très froids . Cette éruption fut donc à l’origine de la Révolution française à cause des famines qui suivirent les hivers très froids. Le Laki est un volcan fissural de 25 km de long, il est constitué de 130 cratères.

    A Eldbraun, la lave issue de l’éruption du Lakagigar s’est arrêtée le 20 juillet 1783 devant les premières maisons du village juste après que le curé ait dit la dernière messe. Tout près, la gorge de l’Eldgjá est une fissure de 30 km.

    Avant d’arriver à l’hôtel, nous voyons des pseudo-cratères : ils sont provoqués par des explosions de vapeur qui ont lieu lors d’un contact entre une coulée de lave et de l’eau.

      Hébergement à l'hôtel de Kirkjubæjarklaustur (kirk = église, jubæ = village, klaustur = monastère) 150 habitants.

      Kirkjubæjarklaustur fut bâtie par les Papar, des moines irlandais bien avant l’arrivée des Vikings. Un couvent de bénédictines fut construit en 1186. Katrin, la nonne fut brûlée vivante pour avoir vendu son âme au diable et pour avoir forniqué. Une autre moine fut brûlée également pour avoir tenu  des propos injurieux contre le pape. La seconde fut réhabilitée sous la Réforme parce que sa tombe s’était couverte de végétation, alors que l’autre était restée nue.

    Une cascade, tout près de l’hôtel, s’appelle la cascade des deux nonnes.


     

     

      

      


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