• Devant la mosquée du vendredi (mosquée Djouma), se trouve un magnifique auvent (l’iwan) formé de 98 colonnes en orme. En été, les gens se réunissaient sous l’auvent et, en hiver, ils allaient à l’intérieur. Autrefois, cette mosquée accueillait jusqu’à 5000 fidèles mais maintenant elle ne sert plus.

    Le minaret (= « où on monte ») de 22 m a fonctionné jusqu’en 1920, date à laquelle, il fut interdit sous l’époque soviétique. Actuellement, les minarets ne fonctionnent plus. Les muezzins appellent à la prière à la porte de la mosquée, d’une voix normale. Peu de gens pratiquent la religion, le ramadan est peu suivi (sauf par les personnes âgées) mais l’aïd est célébré. Les gens vont à la prière du vendredi (1/4 de prière, suivi de ¾ h où l’imam raconte les histoires du Coran).

    Les religions ont été interdites entre 1920 et 1991 sous le régime soviétique. L’Ouzbékistan est un pays laïque. La religion musulmane (sunnite) est majoritaire à 94%. L’État contrôle les religions, nomme les imams.   Le voile intégral est interdit. 

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    le minbar :

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    La mosquée du vendredi  à Kokand

    Les religions ont été interdites entre 1920 et 1991 sous le régime soviétique. L’Ouzbékistan est un pays laïque. La religion musulmane (sunnite) est majoritaire à 94%. L’État contrôle les religions, nomme les imams. Les gens pratiquent un Islam modéré, pratiquent peu (ramadan, prière), boivent de la vodka, mangent du porc. Les retraités pratiquent davantage. Le vendredi, l’heure de la prière est consacrée pour ¼ h de prière et ¾ h d’histoire de la religion. Le muezzin n’appelle pas du haut du minaret, mais à voix normale, à la porte de la mosquée. Le voile intégral est interdit. 


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  • En cours de route, nous nous arrêtons à Kokand (Qo’qou), la « cité des vents ».

    La madrasa Narbutabey (son nouveau nom est Madrasa Mir), fondée par le khan Narbouta  date de 1799. C’était une école coranique et laïque où les élèves étudiaient l’astronomie, la géographie et autres sciences. Tous les étudiants étaient dans les madrasas jusqu’n 1920. Aujourd’hui, la madrasa est transformée en mosquée, actuellement en rénovation. Chaque vendredi, 1300 fidèles peuvent s’y réunir à 13 h.

    Kokand

    Kokand

    Kokand

     

    les majoliques :

    Kokand

    Nous poursuivons vers le cimetière qui date du XVII è siècle. Il est encore en activité. Le cimetière est construit hors sol car la nappe phréatique est proche.

    Kokand

    Kokand

    Nous passons d’abord sous la porte du mausolée qu’Omar Khan qui régna de 1809 à 1831, fit construire pour sa mère Modari. Il est surmonté d’une coupole bleue et son portail imite celui de la mosquée Bibi Khanum, à Samarcande. 

    Kokand

    Kokand

    Kokand

    Kokand

    Nous arrivons ensuite devant le mausolée d’Omar Khan : le Dakhma-i-Chakhan (= tombe des rois). Il date de 1830 et se trouve dans une petite cour, entouré des mausolées de son fils, de son petit-fils et de son frère). Le mausolée a été restauré en 1970 et marie les styles des trois khanats : boiseries de Khiva, peintures du Ferghana et ornements en albâtre de Boukhara. Le portail en bois est gravé d’un poème de Nadira, la femme d’Omar. Le mihrab (=place de la bataille) est dans la direction de La Mecque.

    Kokand

    Kokand

    Kokand

     

    Kokand

    Dans la cour des mausolées, un homme installe son tapis pour faire sa prière. Il se tourne à droite, à gauche et s’en va. Il a sans doute réussi à chasser le mauvais rêve de la nuit passée.

    Kokand

     À la mort d’Omar, sa femme Nadira, la poétesse, exerça une régence éclairée pour son fils de 12 ans, Madali Khan. Plus tard, celui-ci, despote brutal, fut exécuté par Nasrullah Khan, émir de Boukhara, ainsi que sa mère qui avait, dit-on, refusé d’épouser l’émir. Elle repose sous une dalle blanche, derrière le Dakhma-i-Chakhan.

     

    Devant le mausolée, une guérisseuse attend les clients. Une dame du groupe se prête au jeu. La guérisseuse la frappe, lui tord les bras, les jambes… C’est ensuite le tour d’un petit garçon qui a l’air bien pâle. Plus loin, un guérisseur frappe plus mollement son patient avec sa badine.

    Kokand

     

    Kokand

    Kokand

    Kokand

    Kokand

    Kokand

    Kokand


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  • Vendredi 29 septembre

     

    La route entre Ferghana et Tachkent étant interdite aux cars, nous nous répartissons dans des Chevrolet blanches et nous partons en convoi sur des routes plus ou moins défoncées par les énormes différences de températures entre l’été et l’hiver. La journée sera grise et pluvieuse et nous ne pourrons guère admirer les massifs montagneux. Nous ne sommes pas loin de la frontière du Tadjikistan et nous changeons de région. Il nous faut descendre des voitures, faire la queue sous la pluie pour montrer notre passeport. Interdiction de photographier ces postes frontières internes.

    Nous nous arrêtons dans un marché local où les commerçants nous font très bon accueil, veulent connaître nos noms, voir les photos de nos familles…

    des boules de fromage séché aigre, les kurut

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

     

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

     

    Les sourcils sont nettement dessinés, traditionnellement cela se faisait à base d'une plante appelée "ousma" mais je ne sais pas si c'est encore le cas. Autrefois, les sourcils se rejoignaient en une ligne continue mais je n'ai vu qu'une femme qui portait des traces de ce maquillage entre les sourcils.

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

     

    La boulangère aux dents d’or s’appelle Aïcha.

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    Nous faisons un autre arrêt au col Kamtchik (2200 m). On ne voit pas grand-chose, tout est noyé dans le brouillard.

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

     

    les moutons au gros derrière  :

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    De Ferghana à Tachkent, en passant par le col Kamtchik

    Un peu plus loin, des plantations de sapins : il paraît qu’ils remplacent les platanes mais ils ne sont pas adaptés au climat du pays. Au fond de l’horizon, nous voyons les fumées d’une centrale thermique au charbon. Il y en a deux en Ouzbékistan. Les mines de charbon sont à ciel ouvert. Nous arrivons à Tachkent à la nuit. 


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  • Dans la rue Moustakilik (rue de l’Indépendance), nous voyons le palais du gouverneur russe Skobelev (1843-1883), maintenant théâtre. 

    Ferghana

    Des étudiantes m’abordent, contentes de parler français. L’une d’elles ira étudier l’an prochain à la Sorbonne.

    Ferghana

    Peu à peu d’autres étudiants se joignent à nous, puis des écoliers, des professeurs, des dames. Les enfants nous montrent leurs cahiers, chantent l’hymne national ouzbek.

    Ferghana

    Ferghana

    Ferghana

    Ferghana

    Ferghana

    Ferghana

    Ferghana

    Et tout le monde pose pour les photos devant la statue d’Al-Fraganus.

    Al-Farghânî : Aboû al-Abbâs Ahmad Ibn Mouhammad Ibn Kathîr al – Farghânâ, connu en Europe sous le nom d’Al-Fraganus (800-861) est né à Ferghana et a vécu à Bagdad. Astronome, mathématicien, il est connu pour avoir construit le Nilomètre (construction servant à mesurer le niveau du Nil).

    Ferghana

    Ferghana

     

    La journée se termine par un excellent repas pris sur la terrasse de l’hôtel.


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  • Les graines de coton sont semées en avril (au préalable, on les fait tremper une journée). Quand les plants ont 15 cm, les gens cassent les mottes avec la pioche et désherbent. Le ramassage des capsules de coton se fait à l’automne, c’est très difficile car la récolte se fait à la main et les capsules piquent. Quand le coton est ramassé, il faut enlever les pieds inutiles (ils serviront dans les fours à pain), retourner la terre et planter d’autres cultures. Le coton ramassé est collecté dans des camions puis entassée en véritables « montagnes ». À l’usine, on sépare les fibres (qui fourniront les textiles) des graines (pour l’huile de coton).

    À Ferghana, l’industrie du coton date de la fin du XIX è siècle. Dans les années 80, l’Ouzbékistan produisait 7 millions de tonnes de coton. Dans les années 80, eut lieu l’ »affaire du coton ouzbek » (corruption). À l’époque soviétique, chaque république d’Asie Centrale était spécialisée, par exemple le coton en Ouzbékistan. En 1939, un canal de 270 km a été construit en 45 jours par 180 000 volontaires. Le détournement des eaux des fleuves Syr-Daria et Amou-Daria a causé de gros problèmes écologiques (assèchement de la mer d’Aral, modification du climat…)

     

    Maintenant, on ne produit que du coton de première qualité. Beaucoup de gens travaillent dans les champs de coton, Nous n’avons pas eu le droit de photographier les champs de coton dans lesquels travaillent des gens, sans doute parce que des enfants y travaillent. Il semble que la récolte du coton demande une main-d’œuvre importante, les étudiants, médecins, enseignants, écoliers étant obligés d’y participer.

    Le coton

     

    Le coton

     

    Le coton

     

    Le coton

    Le coton

    Le coton

     

    Le coton

    Le coton


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