• La mosquée Bolo Khaouz.  (=près du bassin). Elle a été construite en 1712 et se trouve en face de la citadelle d’Ark. Avant 1920, elle servait de mosquée du vendredi (mosquée principale). L’émir venait y prier, en vêtements d’apparat.Depuis 20 ans, la mosquée est à nouveau en fonction.

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

     

    muqarnas

    Les mosquées Bolo Khaouz

     

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

     

    Les mosquées Bolo Khaouz

    À la porte de la mosquée, l'artiste Ulughbek Mukhamedov vendait des cartes postales de ses aquarelles. Il a déjà exposé en France, à Brioude motamment.

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    La vieille mosquée Magok-i-Attari a été construite sur les vestiges d’un temple zoroastrien au III è ou IV è siècle.  C’est la plus ancienne mosquée de Boukhara. À cet endroit, il y a eu successivement une boutique d’herbes médicinales (ce qui explique son nom : attar), puis un temple bouddhiste, puis un temple zoroastrien (dédié à Moch, la Lune) avant d’être une mosquée qui a été incendiée en 937. Elle a également servi aux Juifs du temps où il n’y avait pas de synagogue. La façade sud date du XII è siècle. Elle était à moitié ensevelie sous le sable et la porte était inaccessible (« magorik » veut dire « fosse »). Une nouvelle porte a été construite à l’est. La mosquée est actuellement transformée en musée du tapis.

    le portail sud :

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    Les mosquées Bolo Khaouz

    le portail est :

    Les mosquées Bolo Khaouz


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  • Cet atelier de tapis se trouve dans un ancien caravansérail. Dans le centre des villes, les caravansérails n’étaient pas très grands (les animaux logeaient à l’extérieur). Les tapis classiques de Boukhara sont faits en laine de chameau (celle du cou car elle est plus fine), de chèvre, de mouton. Les tapis sont tissés en doubles-nœuds. Il y a 280 nœuds au cm². D’autres tapis peuvent être en soie et laine, ils sont réversibles. Une autre sorte, est 100% soie (689 nœuds au cm²). Pour certains tapis, il faut  2 ans ½ à 4 personnes. Les motifs sont : animaux, végétaux, arbre de vie.

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara

    Les tapis de Boukhara


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  •  Le tombeau d’Ismaïl Samany a été édifié au X è siècle sous la dynastie des Samanides. C’est le plus ancien monument de Boukhara, conservé dans sa forme d’origine. Boukhara était alors la capitale. Pour le construire, ils ont utilisé les principes arithmétiques et géométriques de Al-Khorezmi, Al-Ferghani. Avicenne est venu travailler dans le mausolée des samanides (il y avait une grande bibliothèque, disparue dans un incendie). Selon la légende, pour sa construction, on a utilisé du lait de chamelle, du jaune d’œuf, du sang de taureau et du jus de riz. Les éléments décoratifs sont d’influence sassanide et zoroastrienne. Sa forme cubique rappelle la pierre noire de La Mecque, la kaaba et la coupole représente l’univers. À l’origine, les pèlerins déposaient leurs offrandes et leurs questions et un mollah, dissimulé à leur vue, répondait aux questions. Le monument a été découvert en 1934 alors qu’il était enfoui sous le sable du désert (ce qui l’a préservé des invasions mongoles). Le dôme a été restauré.  

    On dit que si on fait trois fois le tour du monument, son vœu se réalisera.

     

    Près du monument, un musicien est venu proposer ses CD. Il est violoniste et a joué à la salle Pleyel.

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

     

    Le mausolée Tchachma Ayyoub, appelé aussi source de Job, date du XII è siècle, sous la dynastie karakhanide mais a été amélioré sous le règne de Tamerlan. C’est à cet endroit que le prophète Job aurait fait jaillir une source pour sauver les habitants de la sécheresse. Le monument a été restauré plusieurs fois au cours des siècles. Actuellement, il abrite le musée de l’eau.  C’est aussi une grande place de pèlerinage, les pèlerins viennent boire l’eau de la source. D’autres villes revendiquent son tombeau. J’ai lu qu’en 1932, quand Ella Maillard, est venu à Boukhara, les bassins de la ville étaient fermés à cause du ver de Guinée (vous savez, ce parasite de 1 m de long qu'on fait sortir du corps du malade en l'entortillant autour d'un petit bâton).

     

    Dans le musée de l’eau, des photos mettaient l’accent sur le problème de la mer d’Aral dont la surface s’est considérablement réduite. 

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    la mer d'Aral, de plus en plus petite.

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

     

    les bateaux n'ont plus d'eau pour naviguer

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)

    Le mausolée de l’imam Al-boukhari, né à Boukhara  se trouve juste en face du mausolée de Job. C’est un mausolée symbolique car il est enterré près de Samarcande (un mausolée que nous visiterons plus tard). Cet imam a écrit le deuxième livre sacré qui retranscrit toutes les paroles de Mahomet (les hadith). Sur le monument représente un croissant, symbole de l’Islam et un livre ouvert, symbole du recueil d’Al-Boukhari.

    Boukhara : les mausolées d'Ismaïl Samany, d'Al-Boukhari et du prophète Job (Ayyoub)


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  • Nous sommes allés dans l’atelier d’Iskandar Khakimov. Il faut trois personnes pour faire fonctionner les marionnettes : une pour les paroles, une pour la musique et une pour la manipulation. Autrefois, les marionnettes étaient en cuir, puis au XVIII è siècle, en porcelaine et terre suite et à partir du XX è siècle, en papier mâché. On les manipule avec trois doigts (la tête est alors creuse) ou à deux doigts (la tête est pleine). La tête est d’abord une forme en pâte à modeler qu’on enduit d’huile. Il y a deux moules qui seront ensuite assemblés. On recouvre de 12 couches de papier (farine plus eau). On ponce entre chaque couche. Le bâton est fait de deux couches de papier ouzbek et de deux couches de papier soviétique, plus solide. Les têtes sont recouvertes de peinture à l’eau (4 couches), on ponce entre chaque couche. Puis on fait les finitions à la peinture à l’huile. Les hommes fabriquent les têtes et les femmes les mains, les grands-mères font l’enveloppe en coton. Il faut une semaine à 17 personnes pour faire une marionnette. Il y avait des marionnettes de collection, superbement vêtues. Je me suis contentée d’acheter des petites poupées avec les membres flexibles et des aquarelles.

    Les marionnettes de Boukhara

    Les marionnettes de Boukhara

    Les marionnettes de Boukhara

    Nasreddine Hodja :

    Les marionnettes de Boukhara

    Ali Baba et les 40 voleurs :

    Les marionnettes de Boukhara

     

    Pahlavan Kachal et Biche Khanoum :

    Les marionnettes de Boukhara

     

    Les marionnettes de Boukhara


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  • Les madrasas Abudlazizxon et Ouloug Beg sont face à face : on appelle cet ensemble un « koch ».

    La madrasa Abdoullaziz Khan tient son nom du khan qui la fit construire (XVIIè siècle). La décoration extéreiure n’est pas terminée car le khan a été détrôné avant la fin du chantier. La madrasa comprend aussi une mosquée d’été et une mosquée d’hiver.

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

    plafond de muqanas :

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek

     

     

    La madrasa d’Ulugh Beg (c’était le petit-fils d’Amir Timour, Tamerlan) est plus ancienne (15 è siècle), c’est même une des plus anciennes d’Asie Centrale. 

    madrasas Abdulaziz khan et Oulougbek


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