• Tout à côté, sur la place Pretoria, se trouve une fontaine monumentale. Au fond, l’église sainte Catherine d’Alexandrie qui jouxte un couvent où on fabrique des gâteaux à l’ancienne.

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria

    On appelle aussi cette place la piazza Vergogna (place de la honte) à cause de la fontaine. En 1573, le Sénat de Palerme acheta une fontaine destinée à un palais de Florence, celui de Luigi de Toledo qui, endetté dut la vendre. La fontaine comprenait 48 statues et pour être transportée, elle fut démontée en 644 morceaux. Pendant le trajet, certaines sculptures furent endommagées et d’autres statues sont restées à Florence et à Naples.

    Cette fontaine fut appelée « fontaine de la honte », en raison de la nudité des statues (les religieuses cassèrent les nez des statues), mais aussi parce que la municipalité corrompue de l’époque avait préféré dépenser une somme importante alors que la population était en proie à une grande famine.

    Je ne trouve pas les statues particulièrement belles, sauf peut-être Nérée.

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria

    photos de Tom

    Palerme, la place Pretoria

    Palerme, la place Pretoria


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    Le Quattro Canti (quatre quartiers) est au carrefour des rues Vittorio Emmanuele et Maqueda. Cette construction dura de 1608 à 1620. Les quatre façades concaves correspondent à un quartier.

    Chaque façade est sur trois niveaux : au premier niveau, des colonnes doriques, des fontaines décorées de statues représentant les saisons et des blasons gravés d’un texte en latin au sujet du roi représenté au deuxième niveau.

    Au deuxième niveau, des colonnes ioniques entourent les statues de quatre rois espagnols de Sicile.

    Au troisième niveau, les colonnes de style corinthien entourent les quatre saintes palermitaines. Et tout au-dessus, le blason monumental des rois espagnols.

    Palerme : le Quattro Canti

     

    1 – Façade sud-ouest : quartier Albergaria, fontaine du printemps, roi Charles V, Sainte Christine de Tyr

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

     

     

    2 - Façade nord-ouest : quartier Seralcadi, fontaine de l’été, roi Philippe II, sainte Nymphe

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

     

     

    3 - Façade nord-est : quartier La Loggia, fontaine de l’automne, roi Philippe V, sainte Olive de Palerme.

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

     

    4 - Façade sud-est : quartier La Kalsa, fontaine de l’hiver, roi Philippe III, sainte Agathe de Catane, invoquée pour se protéger des incendies, tremblements de terre et éruptions volcaniques. On lui coupa les seins, martyre évoqué à travers des pâtisseries en forme de seins.

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

    Palerme : le Quattro Canti

     

     

    Pour rappel , la sainte patronne la plus importante à Palerme est Sainte Rosalie mais elle ne figure pas ici : le Quattro Canti était construit depuis 4 ans quand la dévotion à Sainte Rosalie apparut en 1624.

     

    La place était très animée, un groupe jouait de la musique et Antonella avait du mal à se faire entendre. Quelques demoiselles étaient très excitées car elles venaient de voir l’acteur et mannequin turc Can Yaman !

     

    photo facebook :

    Palerme : le Quattro Canti

     

     


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  • Nous sommes toujours dans la cathédrale de Palerme.

    Pour accéder à l’espace des sarcophages royaux, en porphyre, il faut montrer le pass sanitaire, sans doute parce que l’espace est plus étroit. Il y a peu de place pour circuler entre les sarcophages de Henri VI, Frédéric II et sa mère Constance de Hauteville, Roger II.

     

    Des panneaux nous explique l’histoire très compliquée des rois de Sicile.

     

    Au XI è siècle, le sud de l’Italie était en équilibre instable, les Pouilles et la Calabre étaient sous dominations byzantine et la Sicile sous domination musulmane. Des Normands du Cotentin, sans fief ni fortune, s’engagèrent comme mercenaires. Rainulf Drengot s’installa dans le sud de l’Italie vers 1030. Puis Guillaume di Bras de Fer, Dreu et Onfroi, fils de Tancrède de Hauteville s’emparèrent des Pouilles en 1042. En 1051 leur frère Robert Guiscard (« le sage ») s’empara de la Calabre. En 1052, ils font prisonnier le pape Léon IX pour obtenir l’investiture de leurs terres. En 1059, Robert Guiscard devient duc des Pouilles et comte des Pouilles.

     

    À partir de 1061, le dernier fils de Tancrède de Hauteville, Roger I de Hauteville, dit « le Grand Comte » libère peu à peu la Sicile de la domination musulmane. Il montre une grande tolérance ; juifs, orthodoxes, musulmans et catholiques peuvent pratiquer leur religion et coutumes.

     

    En 1091, la Sicile lui succède à 6 ans (régence de sa mère Adélaïde). Les rapports entre le Pape Honorius II et Roger II, alors Comte de Sicile, sont très tendus. À la mort d'Honorius, en 1130, deux papes sont en compétition : Innocent II soutenu par les états européens et Anaclet, considéré comme l’antipape, appuyé par Roger II. La même année Roger II est couronné roi de Sicile. Finalement, Innocent II est élu pour s’opposer à l’ascension des Normands. Fait prisonnier par Roger II, le pape doit le reconnaître comme roi de Sicile. Roger II est aidé dans ses conquêtes méditerranéennes par l’amiral Georges d’Antioche, grec syrien (qui a fondé l’église de la Martorana). Roger II accueille les poètes et les savants, notamment le cartographe Al-Idrisi.

    sarcophage de Roger II, décédé le 26 février 1154 à Palerme

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

     

    En 1154, son fils Guillaume I, dit « le mauvais » devient roi. Il doit répondre à la révolte des barons normands, mécontents d’être supplantés par les Italiens, Grecs ou Arabes, d’autant qu’il a pris comme conseiller Maion de Bari, émir des Emirs, qui sera assassiné. Guillaume II doit faire face à la tentative de reconquête des Pouilles par le byzantin Michel Paléologue.

     

    En 1166, son fils Guillaume II, dit « le bon » devient roi (régence de la reine Marguerite). Il épouse Jeanne d’Angleterre (fille d’Henri II Plantagenêt et d’Alienor d’Aquitaine) qui a 12 ans. Il meurt en 1189 sans enfant.

     

    Deux prétendants revendiquent la couronne de Sicile . Tancrède de Lecce, cousin de Guillaume II est fils du Comte des Pouilles (frère de Roger II) et est soutenu par la noblesse et le pape. Henri VI, fils de Frédéric Barberousse est l’époux de Constance de Hauteville, fille de Roger II. Tancrède devient roi de Sicile pour quelques années jusqu’à sa mort en 1194. En route pour la troisième croisade, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion s’arrêtent en Sicile. Richard Cœur de Lion fait valoir les droits de sa sœur Jeanne, veuve de Guillaume II. Mais Tancrède négocie habilement et les Croisés poursuivent leur route.

     

    Henri VI envahit alors le royaume et est couronné roi de Sicile. Le règne des Normands est terminé et fait place à celui des empereurs germaniques. À 40 ans, Constance de Hauteville tombe enceinte. Elle fait construire un baldaquin et accouche devant tout le monde du futur Frédéric II. Henri VI, roi de Sicile et empereur allemand règne très cruellement. Les Siciliens le surnomment « le cyclope ».

    tombeau de Henri VI, décédé près de Messin

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

    e le 28 septembre 1197

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

    tombeau de Constance de Hauteville, épouse de Henri VI et fille de Roger II, décédée le 27 novembre 1198 à Palerme :

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

     

    Son fils Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250) est couronné roi de Sicile en 1198 et empereur germanique en 1215. Comme les autres rois d’origine normande, il était très beau et avait un goût démesuré pour les femmes. Il a été marié quatre fois : Constance d’Aragon (il a 14 ans et elle 25 ans) puis Isabelle II de Jérusalem (appelée aussi Yolande de Brienne) puis Isabelle d’Angleterre, fille de Jean sans terre et enfin Bianca Lancia, son amour de jeunesse. Il était passionné de chasse au faucon et de chevaux (son cheval s’appelait Dragon). À 13 ans, il parlait cinq langues. Il étudiait l’anatomie humaine.

     

    Il était en conflits permanents avec la papauté, fut excommunié trois fois. On l’appelait « Stupor Mundi » (la Stupeur du monde »). Il était petit-fils de Frédéric Barberousse et de Roger II de Hauteville.

    tombeau de Frédéric II, décédé dans les Pouilles le 13 décembre 1250

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

    La cathédrale de Palerme, les sarcophages royaux

     

    À lire :

    L’épopée des Normands en Sicile, en sept tomes (le peuple du vent, les guerriers fauves, la nef des damnés, le hors venu, le sang des ombres, les dieux dévoreurs, à l’Orient du monde), écrite par Viviane Moore, retrace cette période au moment du règne de Guillaume le Mauvais. On y trouve des personnages fictifs qui voyagent depuis le Cotentin jusqu’à Antioche mais aussi Guillaume II, Maion de Bari, Tancrède de Lecce, les prisons de Palerme, la villa Casale.

     la visite du musée de Tancrède à Hauteville-la-Guichard : CLIC ICI

     

     

     


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    La cathédrale, qui date du XII è siècle, a subi plusieurs influences : arabe (présence de la pierre noire), byzantine(mosaïques) et normande (architecture lourde et motifs crénelés) et a été remaniée au cours des siècles. Contrairement à ce que disent certains guides (livres), la cathédrale n’a pas été construite sur la vieille mosquée détruite par les Normands mais certains éléments ont été utilisés pour la construction. Elle a été construite par l’archevêque Gualtiero Offamilio (Gautier Ophamil).

    façade est : le chevet

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    Le portique gothique catalan a été ajouté au XV è siècle par Antonio Gambara.

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    Sur le pilier gauche de ce porche sud est sculpté le verset 54 sourate 7 du Coran. Le roi Roger II montrait beaucoup de tolérance entre les Chrétiens, les Juifs et les Arabes.

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    L’architecte florentin Ferdinando Fuga a ajouté la coupole baroque au XVIII è siècle.

     

    Quand l’église fut agrandie, le portique fut démonté et remonté.

     

    À gauche, tour du XIX è siècle.

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    photo de Tom avec la statue de ste Rosalie

    La cathédrale de Palerme

    le parvis est entouré de statues de siants :

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    une photo de wikipédia

    La cathédrale de Palerme

    mosaïque sous le porche :

    La cathédrale de Palerme

     

    Entrons dans la cathédrale, nous faisons le tour dans le sens contraire des aiguilles de la montre, en partant du sud.

    un reliquaire :

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

     

    l’héliomètre a été construit en 1794 par Giuseppe Piazzi. Un trou percé dans un dôme projete un rayon du soleil à midi solaire. Sur le sol, court une ligne ; ses extrémités correspondent aux solstices d’été et d’hiver et les signes du zodiaque sont dessinés sur la ligne. Le but de cet héliomètre était de fournir la date exacte de Pâques.

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    marqueterie de marbre

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    reliquaire en argent massif de Agata Christine Rosalia. En 1624, pendant l’épidémie de peste, on trouva les restes de Rosalie, une sainte qui faisait déjà l’objet de dévotions, une procession les promena dans la ville et l’épidémie de peste s’arrêta. Rosalie devint la cinquième patronne de Palerme. En juillet, une fête de 14 jours, U Festinu, la célèbre depuis 1625 (sauf pendant l’épidémie de Covid mais des processions étaient quand même organisées). La procession va jusqu’à la mer. Si le maire n’est pas aimé des Palermitains, ceux-ci lui lancent des tomates. Les gens mangent des babbalouchi (babba= escargot). On termine par la fête religieuse, le 15 juillet, les frères emmènent le reliquaire sur les épaules.

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    Dans la chapelle du Saint-Sacrement, tabernacle en bois doré et lapis-lazuli de 750 kg.

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    Tombeau de Beato Guiseppe Puglisi (1937-1993) a lutté contre la mafia. Il protégeait les enfants. Depuis l’assassinat du juge Falcone en 1992, on apprend aux enfants à l’école ce qu’il faut faire pour éviter la mafia. L’association « terre libérée » lutte contre la mafia. Il y a maintenant moins de racket grâce au travail de Falcone.

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

     

    Bénitier de Domenico Gagini

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    photos de Tom :

    La cathédrale de Palerme

    La cathédrale de Palerme

    Demain je vous parlerai des sarcophages royaux qui sont dans la cathédrale et de l'histoire des rois normands en Sicile

     


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  • Lundi 25 octobre

     Comme le dit le titre du livre de Roberto Alajmo « Palerme est comme un oignon » : elle a subi seize dominations différentes, Phéniciens, Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Normands, Angevins, Aragonais, Bourbons puis une succession de révoltes contre la monarchie, Garibaldi, l’Unité italienne, le fascisme, la République…

     

    Nous passons devant l’église paroissiale Saint Hippolyte dont la façade est ornée de stucs (via Porta Carini).

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Les rues sont étroites, souvent piétonnes, malgré la présence de quelques scooters qui nous frôlent. Les balcons débordent sur la rue. Ils sont soutenus pas des consoles métalliques, des poutres ou des consoles de pierres, plus ou moins ouvragées.

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Des morceaux de plastique les recouvrent : pour se protéger de la pluie ou mis là par des maris jaloux soucieux de cacher les femmes ?

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Tout le long du chemin, Antonella nous raconte des histoires que je n’entends pas toujours car ma jambe ne me permet pas d’aller très vite. Mais les enfants, eux, ne quittent pas Antonella.

     Elle nous parle des orangines, petites oranges qui poussent sur des arbustes épineux, du pesche piccolo (petit poisson), du poisson cuisiné avec du jus de citron et une pointe de bicarbonate, c’est la seule chose qui permet de conduire, de la cuisine des monzù (des barons) qui consiste à imiter la cuisine des riches, à la place des cailles, on utilisait des aubergines.

     Une dame qui balaie devant sa porte nous interpelle.

     

    Les remparts datent de la fondation de Palerme par les Phéniciens vers 858 avant JC. La ville, nommée Zyz, reste punique jusqu’à la première guerre punique (264-241 av JC) qui passe alors sous domination romaine. Pour rappel, la Phénicie correspond au Liban actuel. Les Phéniciens ont fondé des cités autour de la Méditerranée, notamment Palerme, Carthage. Le guerres puniques opposèrent les Carthaginois et les Romains. L’adjectif « punique » vient de « punicus » carthaginois.

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Sur une place, au bout de la via Beati Paoli, près de l’église Saint Cosmo, poussent des orangers. Ils ont été importés par les Arabes. Ces oranges amères servaient à décorer les jardins dits « du Paradis ». Les Portugais utilisèrent un greffon pour avoir des oranges douces.

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    l'église Saint Cosmo, au bout de la rue Beati Paoli

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Dans une petite rue, sont exposées des camions et des charrettes illustrés de scènes religieuses ou tirées de la Chanson de Roland. Les charrettes ont été utilisées jusque dans les années 1960. En 1885, voyageant en Sicile, Guy de Maupassant a vu des charrettes peintes à Palerme. Il nous les décrit ainsi :

     « De petites boîtes carrées haut perchées sur des roues jaunes, sont décorées de peintures naïves et bizarres qui représentent des faits historiques ou particuliers, des aventures de toute espèce, des combats, des rencontres de souverains, mais surtout des batailles de Napoléon Ier et des Croisades. Une singulière découpe de bois et de fer les soutient sur l’essieu ; et les rayons de leurs roues sont ouvragés aussi, la bête qui les traîne porte un pompon sur la tête et un autre au milieu du dos, et elle est vêtue d’un harnachement coquet et coloré, chaque morceau de cuir étant garni d’une sorte de laine rouge et de menus grelots. Ces voitures peintes passent par les rues, drôles et différentes, attirent l’œil et l’esprit, se promènent comme des rébus qu’on cherche toujours à deviner. ».

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    la religion est présente partout

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Beaucoup de graffiti et d’affiches sur les murs, religieux et politiques .

     

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Je vous raconterai la visite de la cathédrale demain.

     Après la visite de la cathédrale, nous empruntons le corso Victor Emmanuelo appelé autrefois la rue du château.

     Balade dans les rues de Palerme

    Nous entrons dans la cour palais Drago Ajroli au n° 382 de la rue Victor Emmanuele. Son nom vient d’une sculpture de dragon sur un blason de la façade.

     

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    photos de Tom :

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Des bâtiments ont été détruits pendant la seconde guerre mondiale (bombardements alliés de 1943 puis nazis) et n’ont pas été restaurés.

     

    Balade dans les rues de Palerme

    Des pommes de pin en céramique sont accrochées au balcon pour souhaiter la fertilité. Nous en verrons beaucoup dans les boutiques de souvenirs et Tom en a acheté une.

     

    Balade dans les rues de Palerme

    boutique de souvenirs avec es pommes de pin et des têtes en céramique (Max nous racontera l'histoire plus tard)

    Balade dans les rues de Palerme

    Place Bologni, trône une statue de Charles Quint qui jure devant la Bible mais les Palermitains font une plaisanterie : Charles Quint dit que la poubelle est haute comme ça. Les ordures sont nombreuses dans certains coins de la ville. Antonella nous a raconté cette histoire : Un homme jette un papier, quelqu’un lui en fait la remarque : « Vous avez perdu un papier. - Non je l’ai jeté. » On considère que dehors n’est à personne, les gens nettoient leur maison mais jettent dehors.

     

    Balade dans les rues de Palerme

    Le Quattro Canti est au carrefourr des rues Vittorio Emmanuele et Maqueda. Tout à côté sur la place Pretoria se trouve une fontaine monumentale. Au fond, l’église sainte Catherine d’Alexandrie qui jouxte un couvent où on fabrique des gâteaux à l’ancienne. (aticles à venir)

     Nous contournons le palais Pretorio pour arriver sur la place Bellini.

     place Bellini. Il y a trois églises : sainte Catherine d’Alexandrie,

    Balade dans les rues de Palerme

    et deux autres églises côte à côte.

    à gauche : la Martorana et à droite la San Cataldo (photo wikipédia):

    Balade dans les rues de Palerme

    À gauche, se trouve l’église dell’Ammiraglio appelée aussi La Martorana, fondée au XII è siècle par Georges d’Antioche dit l'Amiral, personnage très important sous le règne de Roger II, sur plan de croix grecque. C’est là que des religieuses fabriquaient des confiseries en massepain en forme de fruits (ce que nous avons vu sur le marché), les frutta de martorana. À l’intérieur, il y a de superbes mosaïques, l’une représente Roger II, recevant la couronne byzantine, le kamelaukion, des mains du Christ. Nous ne sommes entrés, il faudra retourner à Palerme !

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    À droite, l’église San Cataldo, fondée au XII è siècle par Maion di Bari, est surmontée de trois coupoles rouges. Au cours des siècles, on a abaissé le niveau de la place, il a donc fallu faire des marches pour accéder à l’église.

    Balade dans les rues de Palerme

    Sous la place, on a trouvé un tunnel pour que les sœurs puissent regarder sans être vues la fête de Sainte Rosalie depuis le balcon du palais. Le tunnel avait une déviation aussi pour aller au monastère des hommes qui se trouvait à l’emplacement de l’actuelle fac de droit.

    Balade dans les rues de Palerme

     

    Place Croce di Vespri : c’est là que se trouve le palais Valguarenara-Gangi où a été tourné « Le Guépard »en 1963, avec Burt Lancaster, Claudia Cardinale et Alain Delon. Ce palais de 8000 m² géré par la princesse Carine Vanni Mandegna, appartient depuis 1652 à la famille de son époux, le prince Guiseppe Vanni Calvello Mantegna di Gangi. La princesse se plaint de difficultés pour entretenir son palais mais nous ne pourrons pas l’aider car la visite se monte à 900€ pour 20 personnes !

     photo wikipédia :

    Balade dans les rues de Palerme

    De l’autre côté de la place Croce di Vespri, se trouve une galerie d’art moderne, un ancien palais où résidait le très impopulaire Giovanni di Saint-Rémy, Grand Justicier du roi Charles d’Anjou. Son palais fut assiégé lors de l’épisode des Vêpres siciliennes. Le 30 mars 1292 (lundi de Pâques), un soldat angevin insulta une femme sicilienne qui se rendait aux vêpres. Les Palermitains se révoltèrent et tuèrent un grand nombre de Français. La légende dit que pour reconnaître les Français, on faisait prononcer un mot imprononçable pour les Français : ciciru (prononcer Tchitchirou) ce qui signifie « pois chiche ». Cet épisode entraîna le départ des Angevins et l’arrivée des rois Espagnols (Pierre III d’Aragon). Cet épisode inspira des musiciens (Verdi), des écrivains (Dante dans « la divine Comédie », des réalisateurs de films)

     l'église Sainte Anne :

    Balade dans les rues de Palerme

    le couvent Sainte Anne :

    Balade dans les rues de Palerme

    de jolis balcons :

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Dans le quartier arabe, la Kalsa, les plaques des rues sont écrites en hébreu et en arabe

     Après la place Aragone, on tourne à gauche puis à droite via Langarini.

     Nous arrivons sur la place Marina où se tourne un film.Un char avec Ste Rosalie au sommet.

    Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    En bordure du jardin Garibaldi, le ficus macrophylla est un des plus anciens et des plus grands.

     Balade dans les rues de Palerme

    une photo de Tom :

    Balade dans les rues de Palerme

    Le Musée des Puppi est tout près (article à venir)

    une belle façade avec des atlantes :

    Balade dans les rues de Palerme

    une rue plus pauvre :

    Balade dans les rues de Palerme

    Nous déjeunons au restaurant Casa del Brodo via Vittorio Emmanuele. Max et Tom s’installent à une table pour quatre avec Sonam. Il ne nous reste plus qu’à nous asseoir à une autre table. Le soir, les quatre garçons Max, Tom, Swan et Sonam mangeront ensemble, les filles à une autre table mais très vite les neuf enfants mangeront ensemble, buvant beaucoup (de l’eau car une fille collectionne les bouchons de bouteilles), parlant beaucoup…

    Balade dans les rues de Palerme

     Antipasti : chou, pâtes et câpres.

    Balade dans les rues de Palerme

    Pasti : boulettes frites avec des tomates de la salade. Tom a mangé ses trois boulettes car le serveur l’a menacé de ne pas lui donner le dessert : glace au chocolat, vanille et pistache. Nous terminons par un café lungo.

     Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme

    Nous reprenons le bus vers le nord pour longer la Kalsa (quartier arabe, évoqué dans la saga des Normands en Sicile de Viviane Moore, notamment dans le tome « Le hors venu »). La mer est à droite, nous tournons à gauche vers le jardin public Giulia. Porte. Entrée monumentale du jardin botanique. Quartier chinois. Gare centrale à gauche et rue Roma à droite. Marché de Ballaro.

     Des arbres sont en fleurs : le jacaranda a deux floraisons : sans feuilles au printemps et avec feuilles à l’automne

     un jacaranda à Mexico, au printemps :

    Balade dans les rues de Palerme

    Cet arbre à fleurs roses est un kapokier, le ceiba speciosa, a tronc épineux appelé arbre de Baloo (les ours se frottent contre le tronc), arbre de coton, arbre bouteille.

     Balade dans les rues de Palerme

    Balade dans les rues de Palerme


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