•       Chenini se trouve à 18 km au sud de Tataouine. Tout en bas de la colline, se trouvent des tombes. Un panneau nous explique la légende des sept dormants. Pour échapper aux persécutions romaines, sept chrétiens s’étaient réfugiés dans une grotte et endormis. Ils se seraient réveillés 309 ans plus tard, leurs corps avaient grandi de quelques mètres  puis ils se rendormirent. La légende assure qu’ils se réveilleront convertis à l’Islam.  Le village s’étage le long d’une falaise ocre. On distingue à peine les maisons creusées dans la roche. Nous montons pour atteindre tout en haut, le ksar. Nous croisons des femmes enveloppées dans un long voile à carreaux rouges et blancs qui se détournent à notre approche. Une chèvre noire et blanche pointe son museau au-dessus de la barrière. Un peu plus loin, des moutons, un dromadaire. Le long de la route en lacets, des petits murets retiennent l’eau de pluie.

     Tout en haut, se trouvent les ghorfas du ksar abandonné. Une mosquée très blanche tranche sur l’ocre des roches.

     

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    les tombes au pied de la colline

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    roses des sables

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    les petits barrages

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  •       Les ksour sont des villages composés de greniers à l’usage d’une ou plusieurs tribus et constitués de cellules d’engrangement nommées ghorfas. Il y en a environ 150 dans la région située entre Matmata et Tataouine. Ils ne servent plus mais celui de Ouled Soltane a servi jusqu’en 1987.

    La construction est particulière : les hommes montent d’abord les murs, remplissent la pièce de sable, ferment la porte, montent le toit tout en arrondi, font sécher, ouvrent la porte, sortent le sable. L’aération est assurée par des trous dans les murs extérieur et intérieur.

    Le ksar El Ferch  comprend  380 ghorfas sur 2 niveaux.   Sur le mur extérieur, des pierres dépassent, ce qui permet à Ali d’escalader le mur jusqu’à la porte de l’étage pour nous montrer l’ingénieux système de fermeture de la porte. Quand la pièce mobile de la serrure  qui s’imbrique dans la pièce fixe  est bien en face, elle tombe par gravité pour coincer le pêne. Pour ouvrir, il faut décoincer avec une clé. Ali a quatre clés en bois à sa disposition (morceaux de bois allongés avec simplement des petites chevilles à l’extrémité.  Ali essaie les clés les unes après les autres , évidemment c’est la dernière qui convient ! Ali sait entretenir le suspense des touristes ! celle qui convient a trois clous qui repoussent la cheville vers le haut pour libérer le pêne. Je reprends les mots d’Eva « Des mécanismes en bois ressemblant à des jeux de construction  sont destinés à fermer (à clé) chaque cellule des greniers... Je crois me souvenir que ce qui faisait office de clé et ce qui servait de serrure, étaient dissociés bien sûr, mais étaient si imposants matériellement, qu'il était impossible de les perdre... ou de les mélanger entre eux ». Comme Eva, j’ai été très impressionnée par ce système de fermeture. (et par l’agilité d’Ali !)

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          photo du Net

     

    le ksar El-Ferch

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          Les pierres servent à monter à l'étage. C'est ce que fit Ali pour aller ouvrir la porte du grenier. Michel s'apprête à le suivre.

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    Gattoufa

    Le lendemain, nous visitons Gattoufa : il y a 3 ksour mais on n’en visite que deux. Le premier possède 250 ghorfas et un impluvium, le deuxième, Jlidet est sur deux niveaux.  Il possède un tribunal.

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    le plus beau : Ez-Ezzhara

    Nous visitons ensuite Ez-Ezzhara. Le ksar a deux cours intérieures. Le marché se tient le vendredi matin sur la première cour. Dans la deuxième cour, il y a des boutiques (les façades rouges sont celles de boucheries).  Sous les arcades, des hommes font la sieste. Ils ont délaissé le jeu fait  de cailloux (le kharbga). Cela ressemble au jeu de dames ou au jeu de go et se pratique à trois joueurs.

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    Ouled Sotane

    Le dernier ksar, Ouled Soltane, comporte 400 ghorfas Le ksar comprend deux cours.. Des hommes vendent des aquarelles ,  j’en achète une représentant le ksar et une autre représentant un marabout dans la campagne. 

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  • Toujours dans le sud Tunisien, nous traversons des paysages désertiques, ponctués de quelques touffes d’herbe.  C4est dans cette région qu’a été tourné « Stars wars ».

    Dans le village de Tamazret, nous sommes accueillis par des femmes berbères dans une maison troglodytique. L’une nous montre comment on fait le pain. L’autre nous offre des morceaux de pain trempés dans l’huile. C’est délicieux. On en reprend quelques morceaux. Un petit verre de thé et nous voilà partis pour le restaurant Amarzine (cela signifie « hommes nobles et libres » , ce sont les berbères). Un bon repas nous y  attend : salade, brick à l’œuf, couscous, makroud.

    Nous faisons ensuite une halte au village perché de Toujen, village réputé pour ses tapis berbères. Nous en profitons pour boire un délicieux à la menthe.

    Nous remontons dans le car et nous remarquons les jessours : ce sont de petits barrages en terre sèche qui retiennent la moindre goutte de pluie.

    Dans les villages, sur le bord de la route, sont entreposés des tas de jerricans : un trafic de marchandises est mis en place avec la Libye, l’essence achetée comme ça est moins chère qu’à la pompe.

    Nous traversons des villages, Rlouea  Mhaloud, Oued Khelid, Ghomrassen. Les marchands de glibettes (graines de tournesol salées et grillées) et les marchands de beignets sont originaires de ce village. Quand des gens ont trouvé un emploi, ils font venir leur famille, les voisins et accaparent ainsi tout le corps de métier. De la même façon, ceux qui travaillent à la poste de Tunis viennent de Chenini.

     

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    tente berbère

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    la queue de poisson est un porte-bonheur

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    Matmata (16)

     

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    Main et poisson, porte-bonheur

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    tapis de Toujen

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  • Nous arrivons à Zaafrane près de Douz pour une balade d'une heure à dos de dromadaire. Comme d'habitude, je n'étais pas trop rassurée de monter sur cet animal mais c'eût été dommage de ne pas le faire. ! Les dromadaires nous attendent, sagement agenouillés. On dit qu'il baraque pour recevoir la charge. Alors on enjambe la bosse : il faut faire vite car il se relève et si on n'est pas bien installé, c'est drôlement inconfortable. Pour s'installer sur la selle, il faut soulever sa djellaba en trois temps : devant, derrière, devant.  Bon, me voilà installée. Je me cramponne au truc en arceau. Pas question de saisir mon appareil photo ! Guy sera plus habile et réussira à filmer. On se met en route, ça balance. Les dromadaires sont attachés par 4. Mais oil y en a toujours un qui veut doubler ou qui veut ralentir... Au bout de 25 min, on s'arrête, le chameau baraque, on descend pour une balade dans les dunes. Heureusement que nous avons les vêtements adéquates car il y a du vent qui nous envoie du sable partout. Appareils photos à tenir à l'abri ! Puis, on repart. En se relevant le chameau a fait basculer sa selle si bien que je suis tout de travers... Expérience terminée. Je garde iun souvenir attendri de ces braves bêtes, tout compte fait bien aimables.

     

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    On jeoue le jeu et on se déguise

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    Ils ont une bonne tête, non ?

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    Ne riez pas !

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  • La superficie du chot est de  5000 km². C'est une étendue désertique, blanche, parfois rouge (présence de fer). Mais attention, parfois l'argile est collante, noire et on risquerait de s'enliser. C'est beau mais traître !

     

    Dans le désert, il y a plusieurs problèmes :

    d’abord, la température qui va de 8° à 20° en hiver et en été, il fait 50° à l’ombre.

    ensuite le sable très fin

    enfin, les criquets pèlerins


    Quand il y a une tempête de sable, les gens se protègent avec leur chèche. Le sable peut recouvrir la route et on risque de se perdre. Des rangées d’eucalyptus et de mimosas ont été plantées  pour empêcher le sable d’arriver sur la route. Il recouvre les maisons et les gens sont obligés d’aller s’installer plus loin. Les nomades mangent peu de viande sauf au moment de l’aïd. Ils tuent une bête par famille. On en donne une partie aux pauvres. Ce qui reste est salé, séché au soleil et mis en jarres avec de l’huile.

    Les nomades ont une vie simple. Ils vivent dans des tentes où il y a peu de meubles. Ils élèvent des moutons qu’ils tondent. Maintenant, la famille se scinde en deux : une partie reste sur place pour que les enfants aillent à l’école et l’autre partie part en transhumance.

    On passe à Blidette, Klebia. Les villages sont envahis par le sable.

     

    Un mirage : tout au fond, la ligne bleue.

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    Ali brave tous les dangers...

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    pour nous rapporter des cristaux de sel d'une blancheur éclatante

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    On fore à 2500 m de profondeur pour recueillir l’eau fossile à 70°. Il faut ensuite la refroidir (visite de l’installation, tour de refroidissement, conduites)

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    Dans les dunes de sable, un paysage étrange s’offre à nous : les cordes de dunes. La nuit,, avec l’humidité, la partie centrale se solidifie et le sable s’en va. Les colonnes sont sculptées par le vent mais c’est friable

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    des traces......

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    D'autres photos sur le site d'Ali link

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