Il y a 176 vitraux. On les lit de bas en haut. Les vitraux de la cathédrale occupent une superficie de 2600 m².
En août 1939, Jean Moulin, préfet d’Eure-et-Loir, a demandé à descendre les vitraux. La dépose fut effectuée par les verriers chartrains, notamment Lorin. Fin avril 1940, les vitraux sont transportés à Orléans puis Limoges et Brantôme et furent cachés dans les carrières de Fontgrenon. Le deuxième convoi n’a pas pu partir et les vitraux ont été cachés dans la crypte. Lire ce texte : CLIC
La cathédrale fut sommairement protégée, ce qui n’empêcha pas la neige de s’amonceler à l’intérieur en 1944/45.
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dans la base Palissy, les vitraux situés au nord portent des numéros impairs et ceux situés au sud portent les numéros pairs. Le n° 0 est au milieu du chœur.
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les trois verrières ouest surmontées de la rosace.
La verrière de droite plus sombre, dans les tons bleus représente la vie terrestre alors que celle de gauche, dans les tons jaunes, lumineux, représente le divin. À droite, les médaillons sont carrés, symbole terrestre ; au milieu et à gauche, ils sont ronds, symbole divin.
À droite, est représenté l’arbre de Jessé n° 49.
En haut, le Christ puis Marie.
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en bas ; Jessé :
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De chaque côté, se trouvent les prophètes ; ils sont chaussés et portent des phylactères.
Les personnages sont habillés de vert (espérance) et de marron.
Le bleu, appelé « bleu de Chartres » date de l’époque romane (XII è) et se trouve dans ces verrières de la façade ouest ainsi que dans la partie centrale de la Belle Verrière. Il est très lumineux et fabriqué à partir de sable blanc de rivière, de chaux, de cuivre, du fer, de cobalt. On ajoute de l’antimoine pour l’opacifier. Comme fondant (venu du Yemen), on ajoutait des algues ou de la salicorne qui contenaient du sel, ce qui créait des bulles. Ce vert sodique renvoyait la lumière.
On l’appelle « bleu de Chartres » car c’est ici qu’il y en a le plus. Mais on le trouve aussi à Augsbourg, Canterbery, Vendôme, Poitiers, Saint-Denis (c’est à Saint-Denis qu’il a été utilisé pour la première fois), Angers, Le Mans.
Mais ce bleu est devenu cher à à réaliser et pour les grandes verrières de la nef, réalisées plus tard au XIII è siècle, on va remplacer le fondant sodique par un fondant potassique, la potasse étant issue de la cendre de hêtre. On remplace le cobalt par le manganèse, moins coûteux. Cela donnait des bleus plus foncés, moins lumineux.
Le bleu est utilisé à partir du XII è siècle. Marie est habillée de bleu pour la première fois à Chartres, pense Michel Pastoureau. Elle a été représentée 176 fois dans la cathédrale. CLIC
la vie du Christ n° 50
la visitation :
Nativité en bas à droite. Étoile, bœuf et âne.
Rois mages . Ils tiennent une pièce d’or. L’inscription est en arabe et signifie Dieu est grand. À cette époque, les pièces d’or venaient d’Orient via Venise. Les maîtres verriers ont recopié ce qu’ils voyaient sur ces pièces. Ce détail nous montre qu’il y avait un commerce important et des voyages entre l’Orient et l’Occident.
Baptême du Christ.
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verrière gauche : la Passion n° 51
lavement de pieds
la Cène. Judas est devant la table. Il est habillé de jaune et de vert, la couleur du diable. Judas est toujours en jaune et vert. Jean est au milieu, sa tête sur les genoux de Jésus. Position bizarre, on ne voit pas les pieds de Jean alors qu’on voit ceux des autres convives. Il se tient la main et on voit sa chemise blanche à gauche mais où est le reste du corps ? Est-il couché sur tout le monde ? Tout à droite, un personnage féminin : Marie-Madeleine ?
le Christ et saint Pierre :
Crucifixion : la croix est verte, couleur de l’espérance et bordée de rouge, couleur de la Passion. :
La rose ouest n° 143. Rose du Jugement dernier. :
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Au-dessus du Christ Abraham accueille les âmes de l’humanité. Ici ce sont les trois religions qui sont représentées. :
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les morts sortent des cercueils :
Nous regardons tout en haut, côté sud, à gauche du portail ouest. Les architectes avaient prévu de mettre des colonnes (on voit le début des colonnes et les trous de boulins). Cela n’a pas été fait et des fenêtres ont été peintes en trompe-l’œil (ici un musicien). Pour en savoir davantage : CLIC
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Nous commençons la description des vitraux, de l'entrée vers le chœur :
Vitrail 141, près de l’entrée à gauche., en hauteur, dans la nef. Les trois tentations du Christ, le diable est en vert et jaune (voir la représentation de Judas dans le vitrail de la Passion). c'est un diable bien poilu !
à droite : vitrail 141 droit : de bas en haut : Jonas, Daniel, Habacuc
dans le désert
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au temple
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sur la montagne
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Vitrail 47, déambulatoire gauche, à droite de la boutique : Noé et le déluge.
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Au centre dans les carrés losangés : l’histoire de Noé et du déluge.
4, 3, 5 : Les donateurs : charrons, charpentiers et tonneliers.
De chaque côté dans les cercles lobés et les demi-cercles, des femmes, des hommes et des animaux sauvages et domestiques avancent vers l’arche. Certains se noient (20, 21 et 22). Au N° 23, il y a de nombreux noyés.
10 (au centre) : Au milieu d'un jardin, Jésus demande à Noé surpris de construire l'arche car le déluge approche.
13 (au centre) : Noé et l'un de ses fils sont dans la coque de l'arche déjà construite. Noé a la hache en main, et son fils, habillé de blanc, porte le bois sur ses épaules.
19 (au centre) : Les eaux d'en bas montent, celles d'en haut descendent. L'arche flotte au centre. On voit six portes, rouges de feu, dans la coque de l'arche.
24 (au centre) : Le déluge s'est arrêté, l'arche est descendue. Une grande porte (encore fermée) s'est ouverte dans la coque. Et, du petit tabernacle du haut, sort une colombe.
On a du mal à voir les scènes du haut : Tout le monde sort de l’arche. Après le déluge, Noé plante une vigne, s’enivre et s’endort nu. Son fils Cham se moque de lui et rapporte la scène à ses frères Dem et Japhet. Noé maudit Canaan, le fils de Cham, et toute sa descendance.
À noter l’éléphant qui est rose. On ne savait pas faire le gris et on le remplaçait par le rose, couleur masculine (comme le rouge) ; le bleu était une couleur féminine, couleur associée à la Vierge. L’inversion se fera à partir du XVIII è (Mme de Pompadour adopte le rose qu’elle trouve ravissant) et à partir de 1940, on adopte le bleu et le rose dans les maternités pour différencier les bébés.
Les codes des couleurs ont changé au cours des siècles : autrefois, les fauteuils des théâtres étaient bleus (et même verts, mais le vert-de-gris était toxique et est devenue une couleur maudite) Les fauteuils sont devenus rouges au XIX è siècle. CLIC
Au XIV è siècle, le gris sera utilisé dans les grisailles, c’est un gris lumineux un peu jaune (présence de fer?)
le déluge :
Baie n° 48, côté sud : Saint-Jean l’évangéliste. Les donateurs sont des forgerons.
Un homme écarquille les yeux de stupeur devant le miracle :
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Baie n° 46, à côté. Vitrail de marie-Madeleine. Les donateurs sont les porteurs d’eau, appelés "Eviers". Torse nu, ils remplissent des jarres d’eau potable (à gauche) et la transportent vers la ville haute. À gauche, l’eau est bleue, on peut la boire. À droite, ils portent l’eau pour le travail et pour éteindre le feu (eau verte, comme celle de l’Eure). Ici ce sont des hommes qui sont représentés alors que ce travail était aussi celui des femmes. Travail épuisant, alors rendons-leur au moins justice !
Marie-Madeleine lave les pieds du Christ :
les porteurs d'eau : à gauche, eau propre, à droite eau sale :
Baie n°45, Saint Lubin. En face, côté nord
IL est dédié à Saint Lubin, moine cellérier. Premier évêque de Chartres. Il est représenté ici monté sur un âne, c'est peut-être une critique du faste du riche évêque de l'époque, Renaud de Mouçon, cousin germain de Philippe Auguste.
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Les donateurs sont ceux qui travaillent la vigne : les vignerons et les tenanciers (ceux-ci portent une coupe). Les figures des tenanciers sont sur le côté, elles sont marginalisées au sens figuré comme elles l’étaient au sens propre. Les établissements étaient sévèrement réglementés pour lutter contre la débauche et l’ivrognerie. Comme les cabaretiers ont donné de l’argent pour ce vitrail, on a consenti à les faire figurer… en marge.
.Plus tard, milieu du XVII è, le curé de Frétigny (28) refusait systématiquement de donner l’absolution à un de mes ancêtres et à sa femme, Macé Blot et Michelle Girouard, cabaretiers qui servaient du vin pendant la messe. Il leur reprochait ensuite de ne pas faire leurs Pâques et leur a refusé l'enterrement à l'église. CLIC.
en bas, au milieu, les donateurs. La tavernière est en jaune clair, couleur négative. Le métier de tavernier est considéré comme illicite.
Le vitrail raconte la vie de Saint Lubin, saint local.
I l apprend à lire
il continue ses études pendant que les autres boivent
Baie n° 137, mur nord, en hauteur. Vitrail de Saint Nicolas. Il porte une auréole rouge, un manteau violet. C’est la couleur de la mort et de la résurrection. Nicolas a ressuscité les morts (voir deux vitraux plus loin, le n° 39 et le n°10). Il est vêtu d’un pallium (seuls Saint Martin et Saint Nicolas le portent). Donateurs : les mégissiers (ils travaillent les peaux)
Baie 43 : Saint Eustache. Les donateurs sont les fourreurs et les drapiers. Les fourreurs cousaient, doublaient, bordeaux de fourrure les vêtements. Les pelletiers faisaient le commerce de peaux d'animaux. Les peaux préparées par les pelletiers étaient prêtes à être transformées en doublures par les fourreurs. Il y avait un atelier de pelleterie près de l'abbaye de Saint-Père en-vallée, à l'extérieur de Chartres. Il y avait des boutiques de pelletiers rue de la Pelleterie. Le fourreur travaillait sur des fourrures nobles, le vair, l'hermine, la zibeline. Le pelletier travaillait sur des peaux de mouton, de chèvre, de lapin, de renard, de belette, de martre, de chat sauvage.
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Un fourreur présente son hermine
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un drapier mesure une pièce de tissu :
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Baie n° 140. Deux vitraux Saint Pierre (à gauche) et saint Jacques (à droite). Au-dessus du vitrail de Marie-Madeleine.
Saint Jacques a un manteau recouvert de coquilles et saint Pierre porte les clés. Les donateurs sont, pour chaque vitrail, les boulangers, métier noble.
vitrail de Saint Pierre
vitrail de saint Jacques :
Baie n° 138, à gauche des précédents. On y voit une Vierge allaitante. La cathédrale possédait une fiole du saint lait. La légende raconte que la vierge, s’étant abritée dans une grotte pour allaiter, laisser tomber une goutte de lait qui se serait transformée en source de lait. En fait, la grotte en question est constituée de craie et les pèlerins rapportaient des petits de cette roche ou des fioles de lait. Les marchands de fioles de lait étaient nombreux et il y de ces reliques dans de nombreuses églises. La ville de Soulac tient son nom de ce « saint l
.dessous : apparition du Christ à Marie-Madeleine
Baie 44 : le bon samaritain. En bas, la parabole du bon samaritain, en haut Adam et Ève. Les donateurs sont les cordonniers
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En bas, le Samaritain est penché sur le blessé, au milieu : Dieu crée Adam, Adam au Paradis, Dieu crée Ève, en haut ; Dieu leur interdit de manger le fruit défendu
È tente Adam, ils mangent le fruit défendu, ils se cachent
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en bas ; l’ange chasse Adam et Ève, à gauche Adam bêche et Ève file, à droite Caïn tue Abel
Baie n° 136, baie de droite : . Voici de nouveau Saint Jacques , cette fois les coquilles sont autour. Les donateurs sont des chaussetiers (on aperçoit en haut à gauche une chausse rouge sur l’oriflamme tenue par une famille). Ce n’était pas la même corporation que les cordonniers. La botte était entièrement en cuir, la chausse avait un pied en cuir et le haut en laine. Elle était accrochée à la ceinture.
vitrail de gauche : saint Philippe (en haut) et Jérémie
vitrail de Saint Jacques, les chaussetiers
Baie n° 41, Joseph d’Égypte. . Les donateurs sont les changeurs de monnaie. Dans les médaillons, on voit l’épisode du rêve de Pharaon (7 vaches grasses et 7 vaches maigres) et celui de la femme de Putiphar. Voir cette histoire sur le trône de Maximien et dans les stalles de la cathédrale d’Amiens.
les changeurs :
Joseph rêve ;
Joseph est vendu par ses frères à des marchands :
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il est jeté dans le puits :
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Joseph refuse les avances de la femme de Putiphar :
La femme de Putiphar accuse Joseph devant son mari :
Putiphar fait arrêter Joseph :
les frères de Joseph vont lui rendre visite :
Pharaon fait un songe :
il rêve de 7 vaches maigres et 7 vaches grasses :
les frères de Joseph vont lui rendre visite :
Baie n° 39. Saint Nicolas, déjà vu au n° 137. Ici ce sont les miracles de Saint Nicolas, celui qui ressuscite.
Enfant, Nicolas prônait déjà l'abstinence, ici il refuse le sein de sa mère, ne voulait se nourrir que deux jours par semaine,et uniquement du sein droit (le gauche était symbole du Mal). En face, le père de Nicolas
Médaillon du bébé ébouillanté. Nicolas ressuscite le bébé que sa mère avait laissé dans l'eau trop chaude :
Médaillon du juif qui réclame son dû. L’emprunteur jure sur Saint Nicolas. Saint Nicolas était connu non seulement pour sa bonté, mais aussi pour sa capacité à rendre justice, même après sa mort. Une fois, un marchand affirma qu’un homme lui devait une grande somme d’argent, mais personne ne le croyait. En présence d’une image de saint Nicolas, l’homme mit dans la main du marchand son bâton, dans lequel il avait caché les pièces d’argent qu’il lui devait, tout en affirmant qu’il lui avait rendu l’argent. Puis il reprit son bâton, mais le bâton se cassa et révéla le trésor caché ! Tout le monde vit que le marchand avait dit vrai, et l’image de saint Nicolas, par un miracle, avait contribué à révéler la vérité..
Nicolas de Myre donne des pièces à l'homme très pauvre qui voulait prostituer ses filles.
le père vient remercier Nicolas :
baie 133 : martyre de saint Georges
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Baie n° 37 ; la passion typologique : Passion et mise au tombeau. Un panneau représente un pélican qui ressuscite ses petits en leur donnant à boire son sang, allusion au sang versé par le Christ pour la vie du monde. Donateurs : les maréchaux-ferrants .
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Baie 35 : le fils prodigue. Le vitrail a été offert par les prostituées, elles ne sont pas représentées en bas du vitrail mais évoquées dans l’histoire. Louis IX (dit saint Louis) a voulu exiler les prostituées puis il les a cantonnées dans les bordes, quartiers à l’extérieur des villes (d’où le mot bordel). Cela ne l’a pas empêché de rémunérer 13000 prostituées pour suivre la huitième croisade.
Sur le vitrail, en bas, on voit le père avec son plus jeune fils qui réclame sa part d’héritage pour vivre sa vie.
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Il entre dans une maison de jeu. Deux femmes, des prostituées, l’accueillent et l’invitent à se divertir.
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Le fils prodigue est attablé devant un plateau de jeu de dames (certains y voient un échiquier). Il est torse nu car il a engagé sa tunique qui se trouve derrière son adversaire. Le personnage de gauche lance les dés (il y en a trois). À l’époque où le vitrail a été fabriqué, le jeu d’échecs se jouait dans les tavernes avec des mises en argent (ce qui occasionnait parfois des rixes et des morts car il y avait souvent tricherie). On lançait le dé pour déterminer la pièce à jouer (par exemple 1 pour pion, 2 pour cavalier, etc.) , en cas de coup impossible, on relançait le dé. Le jeu d’échecs était donc considéré comme jeu de hasard et de ce fait, interdit par l’Église (pour cette raison Saint Louis détestait le jeu d’échecs). Pour pallier cette interdiction, vers le XIII è siècle, on joua sans dés. Lors d’une croisade, Louis IX surprend son frère Charles d’Anjou à jouer aux échecs et, furieux, jette le jeu par-dessus bord.
On peut voir aussi dans ce morceau de vitrail la représentation d’un jeu de dés (il semble qu’il n’y ait pas de pièces d’échecs) : chaque joueur choisit une couleur, blanc ou noir. Il lance le dé, si le dé tombe sur la case qu’il a choisie, il gagne la mise. Si le dé tombe à cheval sur une case noire et une blanche, il rejoue. un site sur le jeu au Moyen âge : CLIC
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au jeu, il a perdu jusqu'à sa chemise et il est bastonné.
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il veut retourner dans la maison close mais il en est chassé à coups de gourdin.
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Baie n° 33, un vitrail composite fait d’éléments récupérés.
Baie 36 : le vitrail de saint apollinaire et le clou de la st Jean : CLIC
Prochain article : les vitraux du transept et du chœur