La ville basse se trouve à l'est de la ville haute (Toompea)
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Nous avions une belle vue sur la ville basse depuis le belvédère de Kohtuotsa : devant les tours et remparts (qui séparent la ville haute de la ville basse et étaient fermés la nuit, ici sans doute la tour du Sauna, la tour de la Nonne, la tour au pied d'or...), au fond l'église saint-Olaf et devant elle, l'église de la transfiguration. Au premier plan, une partie du théâtre de la Jeunesse Estonienne.
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Le bus nous dépose place de la liberté, au sud de la ville basse.
Sur cette place se trouve la colonne de la Victoire de l'indépendance, une immense croix pas très jolie, mais il paraît qu’elle très belle le soir quand elle est illuminée. C’est le symbole de la première indépendance de 1918. Elle est en cristal pour signifier que l’indépendance est aussi fragile que le cristal. Effectivement, l’ Estonie est passée sous occupation nazie puis sous occupation russe jusqu’à la seconde indépendance de 1990.
Le E ne signifie pas euro mais EESTIE (Estonie)
église saint jean, évangélique-luthérienne, sur cette même place :
On aperçoit, plus haut, la cathédrale orthodoxe russe Alexandre-Nevski, située dans la ville haute. En bas, trois maisons commerçantes de la Ligue hanséatique (voir plus loin) avec les poulies de chargement des marchandises.
vieux camion de ferme
Église Saint-Nicolas (Niguliste kirik), transformée en musée. Nous n’y sommes pas entrés. Dommage car y est exposé un tableau de Bernt Notke représentant une Danse macabre.
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monument d’Eduard Vilde, dans le parc Tammsaare, rue Nigulisk. C’était un écrivain, homme politique, diplomate, journaliste. 1865-1933. Je verrai une statue de cet homme à Tartu (conversant avec Oscar Wilde).
statue de Jaan Kross, rue Kullassepatn. Il regarde la maison où il habitait. C’était un écrivain, prix du meilleur livre étranger en 1990 pour Le fou du tsar.
Sur la façade de cette même maison, cette plaque commémorative est dédiée à un autre écrivain, Juhan Smuul (1922-1971)
Nous voici maintenant sur la très belle place de l’hôtel de ville (Raekoja plats). Autrefois, c’était la place du marché où les commerçants hanséatiques venaient échanger des biens, ambre, lin, bois, toiles des Flandres, fourrures, cires, cuivre et fer, blés, vins, harengs salés.... On reconnaît ces maisons à leur fronton triangulaire, à leur haute façade assez étroite (la taxe se basait sur la largeur des façades), et à la poulie qui servait à hisser les marchandises. Les maisons sont collées les unes contre les autres et nous en verrons beaucoup dans la rue Pikk. Les clients étaient accueillis au rez-de-chaussée, au-dessus se trouvaient les pièces d’habitation et tout en haut le grenier de stockage. Les marchandises étaient hissées là haut à l'aide d'une poulie. Tallinn faisait partie de la Hanse ou Ligue hanséatique, association de différentes villes marchandes, plutôt riches, de la mer Baltique et de la mer du Nord, Lübeck étant la plus importante. A son apogée, la Ligue regroupait 70 cités depuis l’Angleterre jusqu’à Réval (ancien nom de Tallinn) et Novgorod. Tallinn adhéra en 1284 à la Hanse.
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un dragon) . Lire cet article sur les dragons de Tallinn : CLIC :
L’hôtel de ville, de style gothique tardif, date du début du XV è siècle. Des gargouilles sont en forme de dragons verts portant des couronnes dorées. Le beffroi ressemble à un minaret, peut-être parce que son constructeur revenait d’un voyage en Orient.
Le Vieux Thomas (guerrier avec drapeau) sert de girouette. Thomas était un garçon du peuple qui réussit à atteindre la cible d’un concours réservé aux riches, avec un simple bâton de bois. Il fut reconnu et parrainé par l’échevin de la Grande Guilde et occupa l’honorifique poste de garde de la ville. La première représentation de ce symbole de la ville fut une girouette en 1530, le vieux Thomas d’aujourd’hui ne datant que de 1996.
la copie :
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le vrai dans le musée :
L’hôtel de ville a été endommagé (incendié) lors des raids aériens de mars 1944 exécutés par 280 bombardiers de l’armée rouge. 50 % des habitations de la ville ont été détruites.
L’hôtel de ville sert maintenant pour les réceptions officielles.
Nous déjeunons tout près de là, au restaurant Peppersack (=sac de poivre) à la décoration gothique. Soupe de fromage avec des croûtons de pain et beurre à l’ail. Je ne me souviens plus de la suite !
encore des dragons
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un peu plus loin,
Cette ancienne pharmacie Raeapteek (elle date du XV è) vend encore, paraît-il, des herbes et de potions de grand-mère. Mais on peut y acheter les médicaments que l’on trouve dans toute pharmacie moderne. Un petit musée permet de voir ce qu’on vendait autrefois dans cette pharmacie. Il paraît qu’au Moyen-âge, on pouvait y acheter du jus de momie (poudre de momie mélangée à du liquide), de la poudre brûlée de hérissons, des abeilles brûlées, de la poudre de chauve-souris, de la potion à base de peau de serpent, de la poudre de corne de licorne, du pénis de chevreuil… Mais aussi des pâtes d’amandes, du massepain, des gelées, des biscuits épicés (morsells), du papier, de l’encre, de la cire à cacheter, des bougies, des torches. Plus tard, la pharmacie a acquis le privilège d’importer de France, environ 400 l de cognac par an. Elle a été la première à vendre du tabac en Estonie. De 1583 au début du XX è siècle, la pharmacie a été gérée par la même famille.
église du Saint-Esprit et maison rouge
La rue Pikk tanav (rue longue), rue très touristique, est bordée de maisons anciennes. C’est la rue la plus longue de Tallinn (son nom signifie « longue jambe) : elle commence sous le belvédère Kohtuotsa et va jusqu’au nord de la vielle ville, à la tour Marguerite la Grosse.
on se déplace de bien des façons en Estonie, en carriole touristique, à vélo (Guy est jaloux du nombre de pistes cyclables), à trottinette électrique, en bar à pédales, en voiture bien sûr. Les voitures s'arr^tent instantanément dès qu'on pose le pied sur un passage pour piétons.
n° 17 Grande Guilde. les membres étaient les plus puissants de la ville (les maires). La façade était large, ce qui témoignait d’une grande richesse (voir plus haut). C’est ici que se réunissaient les grands négociants de la Ligue. L’admission à la Grande Guilde était drastique : être noble, marchand de Tallin, marié, propriétaire de sa maison. Dans cette maison de la Grande Guilde, les membres se réunissaient pour jouer au billard, boire du vin, écouter de la musique, faire des cérémonies… La Grande Guilde avait le monopole du sel (achat et vente) et du brassage de la bière (vente). La Guilde a officié pendant 500 ans. CLIC https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Guilde_(Tallinn)
n° 17 café Maiasmokk, le plus vieux et le plus célèbre de Tallinn. Établi en 1864, il se trouve en face l’ambassade de Russie. Le plafond est superbe mais nous ne faisons que passer...
n° 19 Ambassade de Russie, bannières de protestation contre la Russie.
n° 18 Galerie d’art Dragoon (immeuble d’art nouveau). Encore des dragons !
n° 20 guilde Saint-Canute. Ses membres, pour la plupart d’origine allemande étaient cordonniers, orfèvres, boulangers, chapeliers. Sur la façade, on voit les statues de leur patron, Knut Lavard, et de Luther.
n° 23/25 maison Reichmann appelée « maison du voyeur » (on voit le bonhomme avec ses lorgnons sur la gauche du fronton gauche). Est-ce l’architecte Rosenbaum ?
le "voyeur"; à gauche du fronton
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il y a même un chat :
n°24 Olevi Gildi Hoone, maison de la guilde de saint-Olaf
n°26 la maison des têtes noires accueillait les marchands nobles et célibataires qui ne pouvaient entrer à la Grande Guilde (quand ils se mariaient, ils passaient dans la Grande Guilde).
Entre le premier et deuxième étages se trouvent les armoiries de la Hanse, au-dessus les Têtes noires, cavaliers en charge et encore au-dessus le Christ
Au-dessus de la porte, on voit l’emblème de la corporation le Maure saint Maurice qui figure sur d’autres armoiries, notamment celles de la Corse. C’était le lieu de festivités : jeux de guerre, tournois, tir à l’arc, au pigeon.
Nous verrons une autre maison des Têtes Noires à Riga.
Le temps nous manque pour aller jusqu’au bout de la rue et voir de près l’église Saint-Olaf (avec son clocher en partie vert-de-gris car en cuivre, comme la cathédrale de Chartres. C’est le plus haut bâtiment de la vieille ville avec ses 124 m et ses 258 marches).
Nous ne verrons pas non plus la tour Grosse Marguerite
ni la maison des Trois sœurs. trois bâtiments transformée en hôtel 5 étoiles (a reçu Elisabeth II, Akihito du Japon, Metallica). La légende raconte qu'un marchand a fait construire ces maisons pour ses trois filles.
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Nous quittons donc la rue Pikk et poursuivons vers l'est.
et nous entrons dans la rue Vene puis dans une petite ruelle médiévale (Meistrite Hoov), célèbre pour ses ateliers d’artistes
un peu plus loin, une affiche signale la maison d' Eduard Vilde
la rue et l’église Sainte-Catherine-d’Alexandrie et dalles funéraires (Katarina kälk)
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des boutiques d'artisans :
Porte Viru. Il ne reste plus que deux tours avec une barbacane. Un peu plus à lest de la porte Viru se trouve l’Université. Ce soir, c’est la remise des diplômes. Les familles assistent aux cérémonies et apportent des fleurs, des chocolats aux lauréats.
Nous retrouvons le bus qui nous conduit au musée d’art contemporain estonien, le KUMU.