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Parné sur Roc

Village visité lors de l'escapade organisée par Arts et vie en juin/juillet 2021.

Parné-sur-roc, petite ville de 1300 habitants, est labellisée « cité de caractère ». Nous sommes accueillis par une employée de l’office de tourisme. Comme mes notes ne sont pas assez précises, je me suis aidée, pour écrire cet article, du site de la mairie : CLIC

Plan du village:

1 église

2 mairie

3 – maison médiévale

4 – maison aux deux tourelles

5 – maison de la croix blanche

6 maison Frippier

7 – fours à chaux

8 – maisons des chaufourniers

en vert : le chemin valais, reliant Laval à Tours.

 

Il y avait cinq hôtelleries à Parné : la Croix Blanche, le Plat d’étain, le Lion d’Or, la Corne de cerf, la Croix verte.

De nombreuses maisons étaient habitées par des tisserands.

 

L’hôtel du lion d’or semble remonter au XVI è siècle. Cette maison appartenait à un exploitant de four à chaux en 1830. Puis elle devenue hôtel et sa superficie a doublé en 1887 du côté des Roquets (ruelle en pente)

La maison à deux tourelles. En réalité, ces tours d’escalier appartenaient à l’origine à deux maisons distinctes et contiguës, disposées perpendiculairement et caractéristiques du 15e ou du début du 16e siècle. La plus ancienne est celle de droite. Elle fut détruite en grande partie après la réunion de l’ensemble en un seul logis vers 1772. On ne conserva alors que sa tourelle et la base des murs.
La cave qui s’étend sous ce bâtiment était consacrée au tissage au 18e siècle. Les tisserands travaillaient à domicile, dans des caves humides pour que le fil reste souple, et vendaient leur production à des grossistes qui les revendaient à des marchands étrangers. On tissait beaucoup le lin, qui était la spécialité du Bas-Maine, tandis que le reste de l’Ouest se consacrait uniquement au chanvre. Vers 1796, la maison devint une auberge. Elle le resta au 19e siècle. Vers 1900, c’était l’hôtel du Roc.

 

La maison médiévale date du 15 è siècle. Après la guerre de cent ans, le renouveau des affaires favorisa la construction de nouvelles maisons. On vit se multiplier ce type de bâtiment à étage, desservi par une tourelle d’escalier contre la façade et à toit à forte pente. Au pignon l’accolade très pointue d’une ancienne porte est caractéristique du goût de cette époque. Une pierre énigmatique porte une étoile, un cœur saignant et les initiales MC.

 

 

L’auberge de la Croix blanche, 29 grande rue présente une façade à encorbellement. Elle date de 1454 environ et a été complétée plus tard par une aile et une tourelle. La maison a d’abord été une auberge puis a été habitée par des tisserands. Au pignon sud, une porte basse conduisait à l’atelier du tisserand.

la porte de l'atelier du tisserand:

La marquise de Sévigné a laissé une évocation peu flatteuse de ce qu’elle appelle des pouilliers jalonnant la route entre son château des Rochers, près de Vitré, et Paris. Elle préférait, chaque fois que c'était possible, faire étape dans la riche demeure de l'un de ses nombreux amis, en particulier chez les Lavardin à Malicorne-sur-Sarthe.


L’Auberge de la Corne de Cerf, 14 rue aux Chèvres, date de 1575. L’auberge est devenue l’hôtel du commerce à la fin du XIX è siècle.

La maison de Charles Frippier (1868), maître maçon

Le chemin médiéval de Tours à Laval, ou chemin valais,, limitait l’ancien bourg. Par la rue aux Chèvres, il descend dans la vallée de l’Ouette et se prolonge par la rue du val d’Ouette.

Des petits roquets (ruelles montueuses) permettent de remonter de la vallée vers le bourg.

L’activité de la chaux était importante à Parné. En 1895, cinquante ouvriers s’activaient dans les fours à chaux. Certains étaient logés dans six petites maisons accolées qui datent de 1871.

Vous retrouverez toutes ces maisons sur ce site ; CLIC

 

L’église Saint-Pierre date de 1030 pour sa partie la plus ancienne (la nef). Elle aurait été construite à l’emplacement d’un ancien cimetière mérovingien.

Le clocher-porche date du 12 è siècle. Il est couvert de pierre ; un dicton dit qu’il y a autant de belles filles à Parné que d’ardoises sur le toit !

La nef est la partie la plus ancienne, le mur nord est d’époque premier roman.

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Le transept date du 15 è siècle. Les peintures murales datent du 16 è siècle. Elles ont été découvertes en 1952 pour celles du mur nord de la nef et en 2007 pour celle du mur sud de l’entrée du clocher (Saint Christophe) et celle du du mur sud de la nef (messe de Saint-Martin et les femmes bavardes)

Tout près de l’escalier en entrant, on voit Saint Christophe (début XIII è). C’est le saint qu’il faut voir tous les jours pour ne pas mourir sans sacrements. C’est pourquoi, on le trouve souvent, comme ici, près de la porte d’entrée de l’église. Il porte l’Enfant sur le dos pour traverser la rivière où nagent les poissons. Son bâton est surmonté d’un coq.

Plus tard, nous reverrons ce bâton de Saint-Christophe, surmonté du coq, à Lavardin (Loir-et-Cher).


Sur le mur nord, à gauche, de gauche à droite : on voit :

Notre-Dame des sept douleurs, transpercée par sept épées (prophétie de Siméon, lors de la présentation au Temple, annonçant à Marie qu’elle serait transpercée par la douleur).

Saint Jérôme, ermite.

Saint Crespin et Saint Crépinien, cordonniers, patrons des métiers du cuir, en train de fabriquer des chaussures. Le panneau a pu être financé par la corporation des tanneurs et cordonniers de la région.

à droite ;le Christ ressuscité

saint Joseph avec l’enfant Jésus. Saint Joseph est patron des charpentiers. On voit les outils accrochés au mur : hache, équerre.

 

Sur le mur sud, à droite, on voit, de gauche à droite :

Saint Côme et saint Damien, frères jumeaux, médecins. Patrons des médecins, chirurgiens, barbiers (qui étaient chirurgiens à cette époque). Saint Côme tient une fiole de verre et examine les urines. À cette époque (1580-90), il y avait deux chirurgiens à Parné : Michel Bescher et Sébastien Gaultier.

à droite, Saint Thugal, évêque, patron de la ville de Laval. Pendant les invasions vikings, les moines de Saint Tréguier ont fui en emportant les reliques de Saint Thugal, en laissant une partie des reliques dans chaque monastère : Laval (une grande partie du corps), Chartres (tête), Château-Landon (omoplate)

saint Côme 

Saint Thugal, évêque, patron de la ville de Laval. Pendant les invasions vikings, les moines de Saint Tréguier ont fui en emportant les reliques de Saint Thugal, en laissant une partie des reliques dans chaque monastère : Laval (une grande partie du corps), Chartres (tête), Château-Landon (omoplate)

une partie très abîmée :

 

Saint Martin, le diable et les bavardes (XVIè). À gauche, Saint Martin dit la messe. Derrière lui, saint Blaise, en enfant de chœur est distrait. Il se retourne vers un groupe de trois femmes en train de bavarder. La légende dit que si le diable arrivait à noter tout ce que les femmes disaient, il pourrait emporter leur âme. Mais les femmes sont si bavardes que le Diable doit étirer son parchemin qui se déchire.

 

La descente de croix en terre cuite, attribuée à Pierre Biardeau, était à l’origine polychrome. Elle se trouvait autrefois dans la chapelle des Calvairiennes à Mayenne.

Nous terminons la journée par un repas libre, à la brasserie Le Ponceau (aiguillettes de canard pour Guy, panna cotta chou-fleur saumon, tiramisu caramel pour moi)

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