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Après avoir traversé le pont Charles, nous tournons à gauche pour entrer dans l’île de Kampa (quartier Mala Strana).

Les 34 petits pingouins jaunes s’illuminent la nuit. Cette œuvre date de 2008 et a été créée par le groupe Cracking Art de Milan. Les pingouins sont fabriqués avec des bouteilles en plastique jetées pour symboliser le contraste entre la faune et les matériaux industriels, ce que nous utilisons, ce que nous gaspillons et ce que nous pouvons recycler.

Sur la place Kampe, il y a de jolies maisons dont celle-ci au n°1 « Au renard bleu » où l’on voit le renard et une présentation de Jésus.

L’île est entourée par la Vltava et un bras (le Certovka ou « ruisseau du Diable »).

Des jardins ont remplacé les palais baroques d’autrefois et ce moulin dont il ne reste que la roue.

C’est agréable maintenant de se promener dans les jardins. Mais en 2002, le quartier a été durement touché par les inondations, comme les 25 stations de métro, le zoo, l’ambassade de France...

 

Nous allons jusqu’au musée Kampa. Il aurait sans doute fallu revenir pour le visiter car s’y trouvent de nombreuses œuvres de Kupka mais nous n’avons ni eu le temps ni le courage de refaire ce long trajet.

 

Près du musée, se trouvent les Bébés de David Cerny que j’ai montrés ici : CLIC.

 

Nous faisons demi-tour et arrivons sur la place Velkoprevorské, célèbre pour le mur dit de John Lennon. Ce n’est pas un mur d’expression artistique mais d’expression politique. Les premières inscriptions datent de 1968 pour dénoncer l’occupation soviétique et soutenir le comédien Jan Werich (Le boulanger de l’Empereur, La vingt-cinquième heure…). En 1980, le mur devient un monument à la mémoire de John Lennon qui vient d’être assassiné. Les grafitti en hommage à la paix et à la liberté se multiplient. Même s’ils sont régulièrement recouverts de peinture verte, d’autres les remplacent sans cesse. Sur internet, j’ai vu des masques de Gregos, un pochoir de Miss Tic… Maintenant le mur n’a sans doute plus sa signification poétique et politique mais il attire beaucoup de touristes. Les Beatles ne sont jamais venus à Prague, mais les Stones ont été invités par Vaclav Havel à venir jouer en 1990.

j'ai un peu nettoyé la photo :

 

De l’autre côté de la place, l’ambassade de France est installée dans l’ancien palais Bucquoy, construit, pour son aspect actuel, en baroque tardif en 1738. Il porte le nom du la famille de Longueval-Bucquoy dont l’un des membres était le maréchal de l’Empereur Ferdinand II (il a gagné avec la Ligue Catholique, la bataille de la Montagne Blanche pendant la guerre de trente ans en 1620).

Mozart et Ravel ont joué dans le salon de musique du palais Bucquoy. François Mitterrand y a reçu lVaclav Havel en 1988. Une scène d’Amadeus (Milos Forman) y a été tournée.

Des écoliers dessinent.

Sur la même place, l’ambassade d’Estonie.

En remontant vers la rue Mostecka (qui prolonge le pont Charles et qui était sur le chemin du Couronnement) , nous trouvons l’église Notre-Dame-de-la-chaîne-du-bout-du-pont, de styles roman, gothique, baroque suivant les restaurations. Elle a été fondée par l’Ordre de St-Jean-de-Jérusalem au XII è siècle. Son nom provient de la chaîne qui obligeait les bateaux à s’arrêter et payer une taxe.

 

Dans la même rue (Lázenská), Betthoven s’est installé dans cette maison, le palais Spolecenstvi et y a composé des sonatines pour mandoline dédiées à la Comtesse Joséphine von Clary. Beethoven est venu plusieurs fois à Prague.

Chateaubriand a également habité dans ce quartier. En 1833, Chateaubriand est venu à Prague pour rencontrer l’ex-roi de France exile Charles X et plaider la cause de la duchesse de Berry (belle-fille du roi). Chateaubriand a eu du mal à passer la frontière de l’Empire autrichien, le douanier ne voulait pas le laisser passer. Chateaubriand n’est resté que huit jours, il n’a pas pu obtenir de devenir le précepteur des petits-enfants du roi. CLIC

Il faut faire attention pour traverser la rue Kamelitska, les tramways ne s’arrêtent pas.

L’église Notre-Dame de la Victoire à la Montagne blanche (ou église de l’enfant Jésus de Prague) se trouve dans cette rue Kamelitska. Elle a été construite au début XVII è pour les luthériens allemands à la demande de l’empereur Rodolphe II et s’appelait église de la Ste Trinité. Après la deuxième défenestration de Prague (1618) et la bataille de la Montagne Blanche, la contre-Réforme catholique triomphe et Ferdinand II donne l’église aux Carmélites déchaussées. En 1784, l’église est rendue à l’empereur Joseph II. Depuis 1993, elle est de nouveau administrée par les Carmélites.

Le chœur est situé à l’ouest.

L’élément le plus important est la statuette de l’enfant Jésus, d’origine espagnole. Elle est en bois recouvert d’une couche de cire.Elle mesure 48 cm et est habillée différemment selon les saisons et les fêtes religieuses, le costume le plus ancien date de 1700.

 

Nous arrivons sur la grande place de Malastrana (Malostranské) dominée par l’église baroque Saint-Nicolas.

En face de l’église, se trouve le palais Liechtenstein (actuellement Conservatoire de musique), de style baroque et néoclassique. Après la bataille de la Montagne Blanche (1620), Charles, prince de Liechtenstein a fait construire ce grandiose palais en remplacement de 5 maisons. Il était surnommé le « gouverneur sanglant » en raison de l’exécution des 27 seigneurs tchèques insurgés contre Ferdinand II (voir l’article sur la place de la Vieille Ville où furent décapités le seigneurs protestants).

Une légende est liée à ce palais : « le diable au bal des Princes de Liechtenstein » : CLIC

Sur la même place, se trouve la colonne de la sainte Trinité érigée en 1713 à la fin d’une épidémie de peste.

Devant le palais, se trouve une sorte de « ligne bleue », rangée de bornes en forme de tête d’homme, créées par Jiri Kolacek (???). Ces bornes évoquent les 27 victimes de Charles de Liechtenstein. J’aime ce mélange de baroque, de cubisme...

une maison avec graffiti

L’église baroque Saint-Nicolas est de culte catholique. Une autre église, située sur la Place de la Vieille Ville, est également consacrée à Saint-Nicolas, mais de culte tchécoslovaque hussite : CLIC.

L’église a été construite au XVII è pour les Jésuites au moment de la recatholisation de la ville et l’instauration de la monarchie absolue (Bataille de la montagne Blanche et Ferdinand II). La niche du fronton abrite la statue de Saint Nicolas. D’autres statues représentent les saints jésuites Ignace de Loyola et Saint François-Xavier ainsi que saints Pierre et Paul.

 

Entrons. C’est du grand baroque flamboyant ! Les courbes voisinent avec les lignes droites, il y a de l’or partout pour donner au fidèle une impression de monumentalité et de dramatisme.

colonnes en faux marbre 

Les statues en bois sont recouvertes de craie. Elles représentent les saints patrons

Jésuites.

St Cyrille d’Alexandrie (375-444) combat la doctrine de Nestor.

St Jean Chrysostome

St Basile

le maître autel est entouré de Saint Ignace de Loyola qui combat le mal et François-Xavier. Au-dessus, st Nicolas.

Sur la voûte principale, une fresque de 1500 m² (l’ensemble des fresques et des peintures murales de l’église fait 3000 m²) représente l’apothéose de St Nicolas, patron des commerçants et des marins. À gauche, un port de marchandises : c’est Myre (actuelle Turquie), la ville où Nicolas a été évêque.

L’arc triomphal sépare le chœur de la nef.

apothéose de Ste Cécile

Le peintre qui a réalisé les fresques ne voulait pas être dérangé dans son travail. On raconte qu’un jour il surprit un jésuite en train de le regarder travailler. Quand l’œuvre fut terminée, on découvrit que le peintre avait représenté le petit curieux caché derrière une colonne. On dit aussi que le peintre s’est représenté lui-même à côté du prêtre qu’on voit sous l’arc triomphal.

La chaire rococo en faux marbre semble suspendue dans le vide : son escalier est caché.

La tribune d’orgue en trois parties comporte 4000 tuyaux. Mozart y a joué.

Paul Claudel a situé une des scènes du Soulier de satin dans cette église.

 

Toujours dans le quartier Mala Strana, un autre jour, nous avons descendu la rue Nerudova après avoir visité le monastère Strahov et Notre-Dame de Lorette. Cette longue rue, à pente raide (heureusement, nous l’avons descendue!) est bordée de magnifiques maisons. En voici quelques-unes :

la maison natale de Jan Neruda (écrivain 1834-1891 « Les contes de Mala Strana ») dite des Deux soleils de style Renaissance (1690)

la maison du Lion rouge (1726) et la maison du Crabe vert (1734

la maison à l’aigle rouge (médiéval et façade XVIII è)

le palais Thun-Hohesnstein (1725), actuellement ambassade d’Italie

le palais Morzin, actuellement ambassade de Roumanie

l’ambassade du Brésil

la maison des Trois violons , qui a appartenu à trois familles de luthiers.Bizarre, un des violons est vu de dos.

 

la maison À l’ancre d’or et aux trois cerfs d’or (XVIIIè)

cupidons

il y a aussi des boutiques de toutes sortes :

Nous arrivons sur la place Malostranské puis continuons pour rejoindre l’arrêt de tram (le n° 15 nous ramènera dans le quartier de la Vieille Ville).

Au passage, nous admirons le palais Thun, actuellement Chambre des Députés.

une maison de la place Malostranské

 

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