Lors de cette dernière séance, nous avons observé quatre objets du musée des Arts Premiers (Quai Branly)
Costume de chamane (Mongolie) début XX è
La tunique rouge dont on aperçoit le bout des manches et le col est recouverte de lanières de tissu, de cordons de cuir, de grelots, d’amulettes et d’un plastron en mailles métalliques. Les lanières rappellent le serpent, animal sacré.
Ce costume de chamane pouvait être accompagné d’une coiffe en fourrure ornée de plumes, de perles et parfois de bois de cerfs. Il pouvait également y avoir des plaques de métal, des miroirs.
Le tambour accompagnait le bruit des grelots. Le tambour est comme une monture qui permet le voyage dans le monde des esprits. Le chamane accompagne les instruments en chantant.
Ce rituel était fait par le chamane seul..
Le costume lui sert d’armure lors de ses voyages dans le monde des esprits.
Le chamane est considéré comme un guérisseur, un devin, un savant, un guerrier et une figure religieuse importante. Il cherche en entrer en relation avec les esprits afin d’obtenir leur aide et apaiser leur éventuelle colère.
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quelques photos ; CLIC
Palanquin de dromadaire (tribu arabe Sba’a) début XX è.
Ce palanquin (qui mesure 3 m de long) est fait d’une armature en bois en forme de Y. Il est utilisé pour transporter les femmes et les enfants des tribus nomades dans la steppe syrienne. Celui-ci est destiné à la femme d’un chef. Un auvent sert à protéger la femme du soleil, du vent, du sable et elle s’assoit sur un coussin rouge. Des bandes tissées devant et derrière la protègent des regards car les femmes ne doivent pas être vues par les autres hommes. Les pompons servent à chasser les mouches. Le palanquin est également richement décoré de cauris, petits coquillages que nous appelons porcelaines, et qui servaient de monnaie d’échange en Afrique et en Asie.
Les décorations sont surtout placées à l’arrière car la femme du chef est en tête de la caravane et il faut que le reste de la tribu puisse voir la puissance et la richesse du chef.
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Sculpture de tombeau jarai (hauts plateaux du Vietnam, proches du Cambodge) 1910
Cette statuette est en bois de dipterocarpus, dur comme de l’acajou. Elle est très usée, par le vent, le soleil, la pluie car elle était placée à l’extérieur d’un tombeau (le bois, brun rougeâtre à l’origine, devient gris en vieillissant). Ce genre de statue représente des personnages qui protègent ou honorent les défunts.
Le deuil dure un an, le temps que le défunt quitte le monde des vivants pour tenir le rôle d’un esprit. Pendant ce temps de deuil, tous les jours, on apporte des vêtements et de la nourriture au défunt.
Un an après, c’est la fin du deuil, on restaure et on construit la maison des génies, entourée d’une palissade. Sur chaque pilier, se tient une petite statuette. Aux quatre coins de la maison des génies, on trouve des statuettes appelées pleureurs, qui ont toujours cette impression de tristesse. Les statuettes veillent sur le défunt, le protègent contre les esprits malveillants.
Cette cérémonie de deuxièmes funérailles dure trois jours.
Le troisième jour de cette cérémonie a lieu la libération du veuf ou de la veuve. Le deuil est terminé, semble-t-il.
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pour d'autres renseignements : CLIC
Bouddha (Népal) XI è siècle
Ce Bouddha du Népal (c’est dans cette région que le Bouddha est né) est debout sur un socle en forme de lotus.
Il s’agit sans doute du Bouddha historique, Śākyamuni (Siddhartha Gautama).
Il est légèrement déhanché. On ne sait pas s’il va rester debout ou s’il s’apprête à marcher (un peu comme le Bouddha du temple Wat Va Sri à Suthokai (Thaïlande).
Il porte le troisième œil de l’éveil. Il porte un vêtement monastique, le saṃghāti, qui retombe en plis réguliers. Sa tête est coiffée de l’uṣṇīṣa et ses lobes d’oreilles sont allongés (Quand Siddharta Gautama était prince, il portait de lourds anneaux aux oreilles).
Une légende (tardive) raconte que le Bouddha resta longtemps sous l’arbre de la Bodhi et que des escargots se posèrent sur sa chevelure pour le protéger du soleil. Mais la chevelure bouclée a sans doute été copiée sur l’art grec (Alexandre le grand est venu jusqu’en Inde)
Il est dans la position du Bouddha debout (sthānaka)
La position de la main droite pourrait correspondre au varada-mudrā (geste du don) qui symbolise la générosité, la compassion, l’enseignement. Dans la paume est gravé un signe, sans doute la roue du Dharma.
La main gauche tient le manteau.
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Bouddha en position padmāsana (assis en lotus), Il prend la terre à témoin (épisode où il résiste aux trois filles du démon Mara)
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autres Bouddhas ; Quai Branly ou musée Guimet ?
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Maya, la mère de Bouddha
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sous son bras, on voit Bouddha :
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