Article sujet sans doute à erreurs !
L’abbaye du Moutier-d’Ahun a été fondée en 997 par Boson II, comte de la Marche, à proximité de l’ancienne cité gallo-romaine d’Acitodunum (Ahun). Elle a subi des dommages au cours des siècles, notamment au moment de la guerre de cent ans et des guerres de religion en 1591. Les moines bénédictions y ont vécu jusqu’à la Révolution. Après la Révolution et la vente des possessions de l’abbaye comme biens nationaux, l’église est devenue église paroissiale.
des parties ruinées :
Avant de visiter l’église, nous faisons un petit tour dans le village.
À cet endroit existait à l’époque gallo-romaine un pont qui permettait de franchir les zones marécageuses de la Creuse. On l’appelle toujours « pont romain », alors que c’est un pont roman puisqu’il a été rebâti au XI è siècle.
Cette phrase résulte d’une création artistique de Véronique Béland lors d’une résidence en 2018. L'œuvre propose une réflexion et une immersion poétique autour du savoir scientifique, de l'astronomie et de l'exploration spatiale.
Nous nous arrêtons sur la place de l’abbé Jules Malapert. Une croix est plantée sur une pierre, cette pierre est le banc des morts où on déposait le cercueil.
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le banc des morts :
Jules Malapert a été curé de 1904 à 1963. Aidé des enfants du catéchisme, il a gratté patiemment le badigeon qui entourait les boiseries du chœur, les a enduites de brou de noix, cirées.
sa photo se trouve dans l’église :
Six dalles de pierre ont été posées en 1997 pour commémorer l'histoire de l’abbaye : 997 fondation du monastère, 1489 construction de la nef et du porche, 1592 incendie et saccage de l’abbaye, 1673 début du chantier des boiseries, 1792 vente des biens du monastère, 1997 célébration du millénaire
Statue de Saint Roch par M.Chalumeau et E. Marsallon. Je reviendrai sur les statues de saint Roch plus tard :
Le porche gothique (1489) est en granit pour les parties basses et en granit tendre et grès pour le tympan. Des statues ont été décapitées à la Révolution. Sur le tympan, une mise au tombeau. Jésus sort du sépulcre. De chaque côté : Marie ? Saint Jean ? Un ange ? Une sainte femme ? Sur les voussures, sont sculptés des rois, des anges, des musiciens...
À droite du porche, le mur aveugle est celui de l’ancienne grange aux dîmes. Derrière le portail bleu se trouvaient les bâtiments des moines. Ce qui en reste est propriété privée.
dans les biches, les armoiries des abbés Billon ?
Nous franchissons le porche. Cet espace est planté de tilleuls qui figurent les piliers d’origine de la nef qui s’est effondrée en 1491 au moment des guerres de religion.
Cette borne leugaire donnait les distances en lieues gauloises ( une lieue = 2,2 km environ). Elle date de 243. On peut lire « CLL XXXIIII (, Cité des Lémovices (Limoges) 34 lieues), règne de l’empereur Marc Antoine Gordien
Selon l’IA Gemini, cette statue acéphale représente Anne, devant elle Marie tenant un livre et à ses pieds Jésus. À vérifier !
L’église est maintenant réduite à son imposant clocher roman (1160).
à gauche du portail de l’église (1667) une stèle funéraire gallo-romaine dans le mur : "aux mânes de Caius Flavius Alpini". Elle se trouve encastrée dans le mur , devant un autel gallo-romain visible sur la photo précédente
pour effectuer la visite, nous prenons un audioguide.
depuis la porte d'entrée, vue sur le chœur et le jubé. à gauche, statue de Saint Christophe
Ce retable sculpté en pierre date du XV è siècle.
1 et 2 : un abbé (saint Benoît?) et un évêque (st Martial?)
3 et 4 : St Christophe portant l’enfant Jésus et St Etienne portant les pierres de la lapidation
5 : St Jean Baptiste portant l’agneau
6 crucifixion
7 Ste Agnès avec un poignard
8 et 9 : Ste Valérie portant sa tête et Ste Barbe
10 et 11 : Ste Catherine avec l’épée, à ses pieds la tête de l’empereur et Ste Marguerite terrassant le dragon
12 et 13 : St Barthélémy (?) et St Jean avec le calice
14 des apôtres
15 et 16 : un apôtre et st Pierre avec la clé
17 et 18 : un apôtre et st paul avec l’épée
19 et 20 : un apôtre et St André avec la croix
21 et 22 st Jacques avec le bourdon et la coquille et un apôtre
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sainte Valérie portant sa tête et ste Barbe :
Au-dessus, cette tapisserie a été tissée à l’occasion du Millénaire et représente un plan de l’église et son environnement.
À gauche de la tapisserie et du retable, une statue de Saint Roch, né à Montpellier pendant la guerre de cent ans. On le représente souvent relevant son manteau pour découvrir le bubon de peste sur sa cuisse. Mais pas ici. C’est le patron des chirurgiens, des apothicaires et on l’invoquait pour être guéri de la peste. La sculpture (fin XVII è) est en bois peint, polychrome et doré.
À ses pieds, le « roquet » qui venait lui apporter chaque jour du pain pendant sa convalescence (il avait eu la peste) dans la forêt. Sur la statue le chien porte un pain dans la gueule.
Sur la poitrine, il y a une logette à tirettes pour contenir des reliques. Dans sa main droite, il tient un « bourdon » sur lequel sont accrochés des rubans. Ces rubans porte-bonheur sont offerts aux pèlerins lors du pèlerinage qui a lieu le 16 août et va de l’église au pont. C’est cette statue et ses reliques qui sont promenées lors du pèlerinage.
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Ce ruban porte-bonheur de saint Roch a appartenu à M. Georges Champeau et a été offert il y a quelques années à l’église par ses filles. CLIC.
Une autre statue baroque en bois, fin XVII è qui comporte des restes de polychromie et de peinture dorée. Saint Roch montre son bubon. Sa main gauche tenait le bourdon du pèlerin (manquant). Derrière la statue baroque se trouve un chapiteau du XII è, vestige de l’abbaye détruite plus tard.
Statue de saint Joseph d’Arimathie XV è
saint Antoine et saint Benoît
Christ en granit avec des personnages derrière. XII è
Dans cette église, se trouve aussi un Christ biface. (photo internet description ici : CLIC). Le Christ tourné vers l’ouest (entrée) est crucifié et souffrant. Celui qui est tourné vers l’est (abside) est ressuscité et triomphant. Il se trouve au-dessus du jubé (sur la photo on ne voit que les pieds) CLIC
Le jubé (sculpté en partie par Simon Bauer en 1681) sépare le transept où se trouvaient les fidèles du chœur où se trouvaient les moines.
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statue de saint Christophe (voir photo du jubé plus haut) :
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dalle funéraire d’un abbé, sans doute l’abbé (ou prieur ?) Martial Billon ; la crosse du bâton pastoral est tournée vers l’ouest et l’écusson avec les armoiries vers l’est.
Le grand retable en bois sculpté qui se trouve au fond de l’abside, au-dessus de l’autel, s’appelle le retable de la Vierge. Les peintures (Gabriel à gauche et Marie à droite) sont entourées de colonnes torses (ou colonnes salomoniques), sculptées de rinceaux, de grappes de raisin, de feuillages, d’escargots, d’oiseaux. Les panneaux se terminent en haut par un fronton avec une statue et des anges musiciens. Le retable a été sculpté entre 1673 et 1681 par Simon Bauer (qui a également sculpté les stalles et le jubé) et ses compagnons.
Devant, au sol, la dalle funéraire :
à droite, le tableau de Marie
à droite du tableau de Marie, Ste Catherine :
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quelques restes de polychromie, peut-être dans la chapelle sainte Catherine ?
des timbres ont célébré le Moutier-d'Ahun :
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quelques sites intéressants :