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dans la rue : 

 

L’église du Moutier (appelée aussi Ste-Valérie) a été construite par les moines bénédictins au XII è siècle. Effondrée, elle a été reconstruite au XV è siècle.

 

Nous entrons dans l’église en franchissant un portail gothique.

Cette église est intéressante à cause de l’abondance de statues.

Nous commençons par le mur sud.

À l’entrée, une statue de Saint Roch, statue en bois peint, XVI è-XVII è. Saint Roch est le patron des animaux, des maisons et des pèlerins. En période de forte sécheresse estivale, les communautés paysannes creusoises organisaient des processions menant aux fontaines de dévotion, on le trempait dans l’eau pour plus d’efficacité. Ces processions perdurent à certains endroits (par exemple au Moutier-d’Alun (CLIC), au moment du 15 août. C’est aussi l’occasion de fêtes patronales, de vide-greniers. Saint Roch était aussi invoqué en période de peste : sur la statue, le saint tient le bâton de pèlerin, on voit l’ange infirmier montrer le bubon, et le chien qui lui apportait le pain quand Roch était atteint de la peste et s’était réfugié dans la forêt.

Il est souvent placé à l’entrée des églises

Retable et statue de saint Léonard. XVII è. Léonard tient des entraves qui évoquent son statut de saint patron des prisonniers. Il est également vénéré par les femmes enceintes.

 

Sainte Valérie, statue du XIX è , bois peint et doré, fil de fer pour la chevelure.

Piéta, statue en bois, XVII è. Le culte à cette statue a duré du XVIII è au XIX è.

 

Saint Fiacre, bois peint XIX è. Patron des jardiniers. Culte très populaire au XVI où on transportait sa statue jusqu’au Pont des Malades.

 

St André (avec sa croix), St Pierre (chauve et portant les clés) , st Maurice en soldat romain

 

 

On passe de l’autre côté, mur nord.

Statue de saint-Baptiste, à l’entrée (pas photographiée), bois peint, XVI è/XVII è. Elle se trouve à côté du baptistère. Traditionnellement, il est vêtu de peaux de bêtes, pas rasé et porte l’agneau.

 

Vierge à l’enfant, huile sur toile de 1661.

 

Les peintures murales al secco (ce ne sont pas des fresques) ont été refaites à l’identique au XIX è siècle puis restaurées en 1989.

Charité de saint Martin et martyre de saint Laurent

Charité de saint Martin, soldat romain il donne la moitié de son manteau au mendiant car l’autre moitié appartient à l’État.

 

 

Martyre de saint Laurent sur le gril. À côté, saint Laurent dans son habit de diacre et avec l’objet de son supplice. Au-dessus, statue de saint Laurent en habit de diacre.

 

Trinité (adossée à un pilier), statue en bois de 1601. Dieu le Père avec la tiare tient entre ses mains la croix du Christ. La colombe du saint-Esprit a disparu.

 

Le transept sud :

retable du XVII è.

Peinture St Michel psychopompe : il pèse les âmes au jugement dernier.

Vierge à l’enfant

 

Sur un pilier de la croisée du transept nord, une Vanité peinte au XVIII è rappelle que la Mort n’épargne personne : Nemini Parco. Ni les rois (dont on voit la couronne en bas), ni les papes (dont on voit la tiare. En face de cette peinture, côté sud cette fois, se trouve la chaire surmontée d’une statue.

 

une litre funéraire est visible par ci par là

 

chapelle côté nord :

 

La chapelle des lissiers : autel du XVII è. Elle a été décorée à la gouache par les ouvriers lissiers de Felletin au XIX è siècle, voir la statue de Ste Valérie céphalophore sur le retable : elle porte sa tête en référence à son martyre à Limoges, la statue de St Paul reclus du XVII è.

 

Le chœur.

Retable du XVII è (Vierge à l’enfant, Ste Anne patronne des gantiers et Ste Barbe, patronne des tapissiers, stalles du XIX è 

Ste Anne : 

ste Barbara :

les stalles :

 

des chapiteaux :

saint Antoine de Padoue :

la chaire :

 

Il aurait fallu être un peu plus attentif (ou lire avant la visite le petit livret acheté à l’office de tourisme) pour voir les anges de l’intrados de l’arc d’entrée de l’absidiole du transept sud.

 

On peut poursuivre la visite en montant en haut du clocher carré avec tourelle octogonale et au toit en bardeaux, ce que nous n’avons pas fait ! 189 marches par un escalier colimaçon sans rampe…

Nous n’avons pas fait non plus le tour de l’église : des jardins, reconstitution des jardins du cloître où se trouvait le cimetière, sont en face de la façade sud, une maison à colombages du XVI è est accolée à la façade nord (c’était le logement des chanoines et c’est maintenant l’office de tourisme), et en face de cette maison se trouve la fontaine Quinault (c’était un poète lyrique du XVII è, né à Paris et non à Felletin).

 

portail sud :

 

 

 

pour une promenade détaillée de Felletin : CLIC

https://lesmouettes17.eklablog.fr/felletin-23-a118225512

 

 

https://www.limousin-medieval.com/frescoes-and-medieval-paintings

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