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Visite le 3 août 2024

Nous partons à la recherche des œuvres de François Michaud (1810-1890), maçon, tailleur de pierre dispersées dans le hameau de Masgot, commune de de Fransèches.

La plupart des gens considéraient à l’époque ses sculptures en granit comme des objets incongrus qui ne servaient à rien.

Nous partons pour un parcours autoguidé acheté à la boutique de l’association. Plus un livret papier.

Sur la place, des sculptures d'artistes contemporains, à la manière de François Michaud :

mur (A sur le plan) en moellons. Des trous de boulins sont les vestiges de l’échafaudage.

La maison aux volets bleus de François Michaud ne se visite pas car elle est encore habitée. C’était sa deuxième maison (D sur le plan).

 

Sur les piliers qui entourent le portail bleu, sont installées des statues. Tout à gauche, une femme nue (choquant à l’époque) portant un chapeau ajouté on ne sait ni quand, ni pourquoi.

À sa droite, Napoléon , on ne voit pas l’épée qu’il porte au côté gauche. Le corps est disproportionné, buste et tête sont plus grands que le bas du corps. Disproportion volontaire pour corriger l’effet de perspective ?

De l’autre côté du portail, est-ce un chien, un loup, une chimère ? Il n’a pas l’air commode !

Regardons la façade. Au dessus de la porte d’entrée, derrière les hortensias, deux piliers surmontés de deux bustes ; à droite Marianne (un peu provocateur à cette époque), à gauche, Jules Grévy, président de la République de 1879 à 1887.

Sous la fenêtre il a écrit DIEU LE PÈRE

Le mélange d’éléments nous semble bizarre à notre époque : Napoléon, la République, la religion…C’est le le reflet de la culture politique du monde rural au XIX è siècle.

Au-dessus de la porte, une inscription en lettres grecques avec dessous deux fleurs à quatre pétales. Il semblerait que Michaud ait voulu écrire le nom de son père JEAN MICHAUD.

Au-dessus de la fenêtre deux serpents (?) entourant une tête de femme (Ève?)

sous la fenêtre :

 

mur en pierres sèches :

Nous ne sommes pas allés jusqu’aux abreuvoirs (E sur le plan)

 

Sur la place du pilori, un buste de femme. La tradition veut que Michaud ait représenté son épouse : Marie-Rose.

Nous arrivons directement à la première maison de Michaud (F sur le plan), par l’arrière-cour au mur orné de pommes de pin. Visage d’homme au crâne nu.

La maison proprement dite est une maison basse (surélevée depuis),typique de la région : une seule pièce d’habitation, surmontée du fenil ou barge, grenier à foin. À côté l’étage et la grange.

Sous le toit, un rébus est gravé. Je vous laisse chercher et vous donne la réponse en fin d’article.

 

À l’intérieur, la pièce était sombre et le sol en terre battue. On mangeait et dormait dans la même pièce. François Michaud a fait quelques travaux pour améliorer le confort, il a fait un mur de séparation pour isoler la chambre, construit une cheminée, posé des dalles sur le sol, agrandi les ouvertures et fabriqué les meubles. Sur les chaises, on peut lire « Asseyez-vous » et « Auprès de moi ».

le berceau ?

 

Dans la maison, des documents sont affichés : actes de naissance (22 septembre 1810) et de décès (29 décembre 1890) de François Michaud, à Masgot, commune de Fransèches ainsi que la composition du conseil municipal dont Michaud fit partie de 1878 à 1881.

Nous arrivons devant le potager. Sur le tympan de la porte d’entrée, ce serait le portrait de François Michaud.

À gauche du portail, un croisé.

Le puits ressemble à un petit temple ; au sommet du tympan, une coquille Saint-Jacques.

Le mur du potager est surmonté évidemment de sculptures. Un chien ? Un loup?un renard ? Il a capturé un serpent.

 

Au centre, un homme assis

Un aigle sous lequel était gravé « Mes amis ne sont pas tous perdus ». Allusion à Napoléon ?

Les sculptures à droite du portail : un blaireau, une buse, une sirène.

 

Une balade, plus longue, que nous n’avons pas faite, permet de voir la chènevrière, le reposoir, l’escalier, la pierre Tournadouère, les piliers de chez Lurgeaud, la chanvrière, la cressonnière, la cabane du berger, la carrière et retour à l’accueil

 

Décrypté, le rébus se lit : Poing dé cor ni fleur i scie « Grands et petits, point décor ni fleur ici » mais on pourrait lire aussi « Grands et petits, point d’écornifleurs ici ». écornifleur = pique-assiettes

 

 

 

 

 

 

 

 

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