Avant d'aller plus loin, je vous conseille ces deux sites, avec de très belles photos sur le couvent Santa Catalina. Du rouge et du bleu à profusion !
http://jpgtrips.free.fr/perou/sud/arequipa/catalina/index.html
et
http://www.123jackadit.com/voyages/perou13.htm
Mes photos sont plus ternes....
Construit en tuf de lave (sillar), ce couvent est ouvert au public depuis 1 970 après avoir abrité pendant quatre siècles une communauté de carmélites issues de riches familles espagnoles de la région. C'est une véritable ville : 6 rues, 3 cloîtres, 100 cellules et appartements....
Fondé en 1 580 par une riche veuve, Doña María de Guzmán, il occupe une superficie de plus de 20 426 m² et abritait au moins 500 personnes (religieuses et leurs servantes et esclaves noires).
Le couvent accueillait les novices, à partir de 14 ans, en échange du versement d'une dot importante. Le nom des nonnes les plus illustres est écrit à l'entrée des cellules, ou plutôt des appartements : certains étaient grands très richement décorés. A une époque, la vie y était des plus légères et frivoles !
En 1833, Flora Tristan vint à Arequipa et elle raconte dans son livre "Pérégrinations d'une paria" sa rencontre avec les nonnes. Elle fut invitée à des dîners des plus splendides avec couverts en vermeil, argenterie, porcelaine, linge damassé... L'église romaine se fâcha et on nomma une sévère dominicaine pour remettre de l'ordre dans le couvent.
Les novices riches quittaient le couvent pour se marier, les autres y restaient à vie.
Une des prieures, Sœur Ana de Los Angeles Monteaguda, morte en 1696, fut béatifiée en 1985 par le pape Jean-Paul II. On lui attribue des miracles.
Une ville dans Arequipa :
3 cloîtres :
celui des novices :
le cloître des orangers avec des peintures qui racontent le passage de l'âme de l'état de péché à l'état de grâce :
et le cloître majeur :
le patio du silence, pour lire la Bible et méditer :
le parloir, il y avait toute une rangée de grilles de cette sorte, les religieuses pouvaient converser avec les familles et recevoir des cadeaux 2 ou 3 fois par mois, mais cadeaux et conversations étaient surveillés.
orange et bleu :
les murs très épais et les contreforts permettent de résister aux secousses sismiques. Les rues ont des noms de villes espagnoles : Cordoue, Séville, Grenade, Tolède, Burgos, Malaga
la rue de Tolède :
la rue de Tolède et au fond, le Chachani :
la rue de Séville :
la rue de Burgos :
la rue de Grenade :
avec un bel araucaria :
Sur la place Zocodober, les religieuses se réunissaient tôt le dimanche pour échanger les fils, tissus et objets qu’elles fabriquaient.
les novices apprenaient à lire, à écrire, à broder
l'escalier d'accès au belvédère est un peu raide
mais nous avons une belle vue sur le Misti
et le Chachani :
les cellules, plus ou moins riches ; les esclaves dormaient par terre...
vaisselle luxueuse :
les cuisines :
une jarre en roche volcanique pour filtrer l'eau
le lavoir :
le jardin, près du lavoir :
Quelques religieuses habitent encore le couvent, à l'écart des parties qui se visitent :
le jardin d'agrément :
pour les repas :




































