Le palais Sitoraï Makhi-khosa (= le palais de la lune et des étoiles) se trouve à quelques kilomètres au nord de Boukhara. Cet ensemble fut construit à la fin du XIX è siècle par les khans Akhad Khan et Alim Khan pour fuir la chaleur de Boukhara pendant l’été. Alim Khan, qui fut le dernier émir de Boukhara, avait fait ses études à Saint-Pétersbourg et le palais est un mélange de style russe et de style d’Asie centrale. La construction dura trois ans et Alim khan fut ébloui par le travail de l’architecte Chirine Mouradov. Il voulut faire tuer l’architecte pour que celui-ci ne puisse refaire un tel chef d’œuvre. Heureusement, l’architecte put s’enfuir. Les trois bâtiments ont été transformés en musées : musée des Arts décoratifs dans les salons de réception, musée du Costume national dans la maison des invités et musée des travaux d’aiguille dans le harem. De nombreux objets se trouvent au musée de l’Ermitage, à Saint-Petersbourg.
un bel iwan :
à gauche, le salon de thé, à droite la salle de réception. Au centre, l'entreé des appartements privés de l'émir :
Chirine Mouradov, l'architecte :
Nous entrons d’abord dans la salle d’attente où les ambassadeurs étaient reçus.
Nous traversons ensuite la salle de réception appelée salle blanche à cause de sa décoration en albâtre et miroirs
puis dans la salle de jeux.
échiquier en bois, ivoire et turquoise :
Dans la salle de banquet, les parois étaient changées à chaque saison mais elles ont disparu.
statuette de Pierre le Grand :
plat :
statue de Ataman Ermak :
l'avant-dernier émir, Akhad Khan :
le dernier émir, Alim Khan :
Dans la maison des invités, sont exposés des vêtements d’apparat. Les motifs en or étaient brodés par les hommes.
costume de femme :
parandja
au milieu et à droite : parandja
manteau d'homme :
dans la grande niche, on rangeait les matelas :
Devant le harem, se trouve un bassin. L’émir regardait ses femmes se baigner et lançait une pomme, attrapée par celle qui allait passer la nuit avec lui. L’élue était lavée au lait d’ânesse dont l’émir appréciait particulièrement l’odeur.
En 1920, l’émir s’enfuit et mourut à Kaboul en 1952.







































