Notre circuit en Roumanie (12 jours) avec Arts et vie est terminé. Le thème en était "Sur la route des monastères".Je vais donc commencer par un petit récapitulatif de l'iconographie présente dans les églises (en espérant que je n'ai pas trop mal retranscrit les informations données par notre guide Mircea, qui a su nous passionner pendant tout le voyage. Merci à lui !
Pour illustrer, j'ai choisi quelques-unes de mes photos, d'autres trouvées sur internet ou dans les livres achetés (les photos étaient souvent interdites dans le pronaos et le naos). J'ai aussi utilisé mes photos prises à l'église orthodoxe de Limours, construite en Roumanie et remontée à Limours (CLIC)
En jaune, des questions : répondez dans les commentaires si vous avez la réponse.
Clic sur les photos pour les voir en plein écran.
Pour peindre les icônes, les artistes se sont servi des herminies (livres) grecques puis
russes. Tout est codifié.
Plan d’une église orthodoxe :
Au moment de la communion, tout le monde est dans le naos. En ville, les femmes et les hommes prient ensemble.
Les églises sont petites. Une exception, celles qui ont été construites en Transylvanie sous le règne de Karl I dont le but était d’assimiler le pouvoir laïc et le pouvoir religieux et de montrer sa puissance. Chaque quartier avait son église. Autrefois, à Bucarest, il y avait une église tous les cent mètres.
En Valachie, le toit est en forme de coupole.
Bucarest, église du patriarcat
Sinaia :
En Transylvanie, les toits sont pointus : ici à Brasov (les 4 tourelles montrent que le prince avait droit de haute justice)
Programme iconastique intérieur :
Pour l’exonarthex, il n’y a pas vraiment de règles. C’est souvent le jugement dernier et la vie du saint patron de l’église qui sont représentés.
à Sucevita, sur le mur ouest, à l'extérieur, l'échelle des vertus de saint jean Climaque. Pour connaître les 30 dégrés de l'échelle : clic
à Gura Humorului :
Dans le pronaos, sur la coupole c’est la vie de la Vierge qui est représentée. Dans les pendentifs : les ………… Sur les murs : le calendrier orthodoxe qui commence le 1 septembre jour de la fête de Saint Siméon le Stylite.
à Limours ; Saint Siméon le Stylite :
à Sucevita :
en bas à droite : Saint Nicolas (6 décembre) :
Sont représentés aussi les sept Conciles reconnus par l'Église orthodoxe (Nicée, Constantinople I, Éphèse, Chalcédoine, Constantinople II, Constantinople II, Nicée II en 787).
Dans le naos : sur la coupole, est représenté le Christ Pantocrator.
à Limours :
Dans le tambour de la tour : la liturgie céleste. Dans les différents pendentifs : les évangélistes (ou leurs représentations). Dans les conques (demi-coupoles) abside sud : tout ce qui concerne la Lumière (Pentecôte, Transfiguration, Nativité), abside nord : tout ce qui concerne les ténèbres (Crucifixion, Résurrection)
Le Christ crucifié doit être représenté courbé et avec les deux larrons (nommés Dismas, le bon et Gesmas, le mauvais selon les évangiles apocryphes de Nicodème).
à Dragormina, photo du dépliant :
au Voronet :
Résurrection (Limours) :
Dans les absides, sont représentés les saints martyrs (surtout militaires) et les thaumaturges.
Sur les murs du naos, côté ouest : les fondateurs de l’église qui offrent la maquette (par l’intermédiaire du saint patron) au Christ.
Voronet :
à Sucevita : le prince Jérémie et sa famille
La Dormition de la Vierge (elle est représentée plus comme la mère de Dieu que comme la Vierge)
à Limours (Yvelines)
l’iconostase : elle peut être en bois ou en pierre. Elle sépare le clergé célébrant des fidèles et est décorée d’icônes selon une organisation bien codée. Au début, c’était une simple balustrade basse qui se transforma à partir du X è siècle en un mur, principalement en bois.
à Sinaia, dans l'église de la Dormition de la Vierge :
à Limours
En Roumanie, quatre registres se succèdent. De haut en bas :
Dans les églises russes, on voit un registre supplémentaire tout en haut : les Pères de l’Église, par exemple Saint Jean Chrysostome.
Quatrième registre : les Prophètes avec leurs parchemins, au milieu : la Vierge du signe
troisième registre : au milieu le Christ juge, à sa droite la Vierge et à sa gauche saint Jean-Baptiste (on appelle cet ensemble la Déisis) ; de part et d’autre, les douze apôtres avec les parchemins fermés ou livres
au Voronet :
deuxième registre : les fêtes patronales, il y en a 14 mais on n’en représente parfois que 12.
Sinaia, registre des fêtes et registre des apôtres :
premier registre :
les portes : au milieu la porte impériale ou royale (à deux battants) est ornée de l’Annonciation et des évangélistes. De chaque côté les portes par lesquelles entrent et sortent les diacres, elles sont ornées des archanges martyrs , Étienne, Michel ou Gabriel. Les icônes à droite et à gauche de la porte royale : Saint Jean-Baptiste à droite et la Vierge Hodogitria et l’Enfant à gauche. Au milieu, le Christ est richement habillé et porte une couronne ou un chapeau.
De l’autre coté des portes des diacres : à gauche, le saint aimé dans la région, (Saint Nicolas est très souvent représenté) ou le saint proche du jour de la consécration de l’église. À droite, le patron de l’église.
Représentations mariales :
la Vierge en majesté (Panakhranta), impératrice de l’Église, assise et tenant l’enfant sur ses genoux.
photo internet :
la Vierge Hodogitria (Vierge directrice), elle tient l’enfant généralement sur son bras gauche en le présentant de la main droite. L'enfant tient un livre-rouleau dans la main gauche La légende raconte que la Vierge a guidé des aveugles vers une fontaine où ils ont retrouvé la vue.
photo internet
La Vierge Eléousa (Vierge de tendresse et de miséricorde). Les joues de la Vierge et de l’Enfant se touchent dans un geste de tendresse
la Vierge orante : , priant bras levés
la Vierge du signe, en position d’orante et avec un médaillon représentant le Christ sur la poitrine
photo internet
la Vierge de Kazan, le Christ est debout à côté de Marie
photo internet :


























