Le car se gare au parking des cars et nous rejoignons notre hôtel Molino par des rues pentues. Il fait chaud.
Notre guide, Celia, nous rejoint pour deux heures de visite.
La ville est construite sur un promontoire rocheux et a servi de refuge aux bandits et insurgés. Elle fut prise par les Chrétiens juste avant Grenade, en 1485. Il reste quelques éléments mauresques.Elle est partagée en deux par une gorge de 100 m de profondeur sur 500 m de long, appelée El Tajo. Au fond coule le rio Guadalevin. On franchit la gorge par le pont Neuf.
vues prises depuis la Case de Jean Bosco :
vue prise depuis la casa de Jean Bosco sur la ville blanche, à l'ouest du canyon :
Parmi les visiteurs célèbres, on trouve Orson Welles, Prosper Mérimée, Rainer Maria Rilke, Ernest Hemingway, James Joyce, ... Welles aimait beaucoup les corridas, ses cendres se trouvent dans un puits sec dans la propriété de son ami le matador Antonio Ordonez.
Cette mosaïque présente quelques textes écrits par les "voyageurs romantiques" amoureux de Ronda (clic sur la photo pour lire les textes de Wahington Irving et autres...)
Nous commençons la visite par le parc Alameda. À l'entrée du parc, la statue de Pedro Romero, matador considéré comme le "père de la tauromachie". J'y reviendrai dans le prochain article sur la tauromachie.
Le parc Alameda el Tajo (alameda = peuplier, tujo = faille) se situe au bord de canyon el Tajo.
statue de la dame Goyesca, en costume de l'époque de Goya, peintre des corridas et des matadors, on dit que la façon dont elle tient son éventail est un code pour les garçons.
À l'autre extrémité du parc, une terrasse nous permet d'admirer la vue vers le canyon. Nous y retournerons le soir pour prendre une photo de groupe au coucher du soleil.
Nous sommes allés ensuite sur la Plaza de toros (prochain article)
Après avoir passé le pont, nous sommes dans la vieille ville.
Maison de San Juan Bosco (1845-1886)
La maison a été construite début XX è siècle pour la famille Granadinos puis léguée à la Congrégation salésienne de Saint Jean Bosco, né à Turin, avec l'obligation de l'utiliser comme maison de retraite ou école pour les enfants pauvres. C'est maintenant un musée.
nèfles du Japon :
acanthe
De la terrasse de cette maison perchée, nous avons une belle vue sur le canyon
Le palais de Mondragon appartenait à un roi maure.
des stores en jute
Eglise Santa Maria la Mayor (Sainte Marie de l'Incarnation)
Elle se trouve sur la Plaza Mayor.
Elle a été érigée à l'emplacement de l'ancienne mosquée dont il reste des éléments : le minaret qui a été transformé en clocher, le mihrab. Des balcons ont été ajoutés sous le règne de Philippe II pour que quelques nobles puissent assister aux spectacles équestres ou taurins qui se déroulaient sur la place.
Elle a été agrandie après le séisme de 1580
arc du mihrab :
autel du tabernacle baroque
L'une des Vierges habillées porte une robe en satin offerte à Pedro Romero par un e reine d'Espagne (Isabel II ou sa mère ?) ; les robes sont changées régulièrement.
Les Vierges reposent sur un croissant de lune, symbole de virginité.
ces tableaux ont été peints par Raymonde Pagegie en 1988. La Cène a été l'objet de virulentes critiques mais elle n'a pas été enlevée. Elle a simplement été cachée quand l'évêque de Grenade est venu dans l'église.
un beau pittosporum :
Il nous reste un peu de temps avant le repas pour prendre des photos et acheter des timbres, puis poster les cartes dans la gueule du lion.
Pour terminer, deux tableaux d'Henri Villain qui se trouvent au musée des Beaux-Arts de Chartres




























































