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Atelier cyanotype à la bibliothèque municipale de Malesherbes. Animé par Quentin Kheyap Zanovello. Merci aux bibliothécaires et à Quentin pour cet atelier passionnant.

Le site de Quentin : CLIC

Le procédé a été inventé en 1842 par le scientifique astronome anglais John Herschel. Ce procédé a été utilisé, notamment dans les années 1850 par Anna Atkins, botaniste, pour créer des herbiers d’algues. Ensuite, le procédé a été plus ou moins abandonné suite à l’amélioration de la photographie.

Il est utilisé actuellement de manière artistique (voir les magnifiques cyanotypes de Quentin : CLIC

 

C’est une activité ludique, facile, qui donne donne un résultat pratiquement immédiat. À pratiquer avec des enfants.

On prend un papier assez épais, par exemple aquarelle minimum 200/250 g. Quentin nous a donné du Canson graduate et on a utilisé la face grenue. On commence par mélanger à parts égales du citrate d'ammonium ferrique et du ferricyanure de potassium. Cela donne une solution photosensible. Un bouchon de chaque flacon suffit à recouvrir une dizaine de feuilles A4.

Avec un pinceau spalter (bas de gamme ça suffit, pas la peine de prendre un petit gris ou martre !), on étale le mélange en croisant dans un sens puis dans un autre. Si les poils sont trop raides, ça fera peut-être des stries. On pourrait peut-être aussi faire des frottés sur la surface du papier afin de créer des effets de vagues, comme à l’aquarelle.

Il faut laisser sécher complètement. Ne pas être trop pressé ! On peut en profiter pour aller boire un café ou préparer une autre feuille.

On peut mettre une troisième couche (pas davantage) en utilisant, pourquoi pas, un pinceau éventail ou en écartant les poils du pinceau pour créer des stries.

 

Place ensuite à la création.

Composer une page à partir d’éléments végétaux, de découpages, les éléments doivent être plats.

On peut aussi utiliser un négatif obtenu à partir d’une photo en noir et blanc imprimée sur notre imprimante maison sur un rhodoïd spécial impression. Ou bien dessiner sur un rhodoïd normal avec un feutre indélébile spécial surfaces lisses.

Une feuille la composition créée ou le rhodoïd placé sur le papier préparé et bien sec, on pose une plaque de verre dessus.

On expose soit au soleil s’il y en a (une dizaine de minutes?). Pour ma part, j’ai utilisé la machine UV de Quentin (3 à 4 min).

Le papier exposé tire sur le vert ou marron.

On le rince une première fois dans un bac rempli d’eau chaude en faisant effectuer un mouvement de va-et-vient au bac. C’est à ce moment-là que le bleu cyan apparaît. C’est cette couleur qui a donné son nom au procédé..

Puis on trempe la feuille dans un bac rempli d’eau à laquelle on a ajouté de l’eau oxygénée 10° (ou de l’acide citrique), cela permet de fixer et renforcer le bleu.

On laisse sécher.

Si le bleu pâlit, on peut le réactiver en mettant la feuille deux jours dans le noir total.

Mes résultats ne sont pas concluants (flou sur la première feuille, sans doute parce que le verre était mal plaqué. Trop pâle en haut sur la deuxième, car la solution a été mal posée.

Il faut s’entraîner !

 

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