Les dernières roses se fanent et sont remplacées par ces fleurs d'araignée.
Pour évoquer l'automne, une poésie de René-Guy Cadou. C'est l'un des premiers recueils de poésies que j'ai achetés en 1962, (collection "poètes d'aujourd'hui" Seghers) sur les conseils de ma prof de français (collège de filles, rue Saint Martin à Dreux, année de préparation d'entrée à l'Ecole Normale) cette prof de français à qui je dois tant et qui nous a fait découvrir Guillevic, Aragon, senghor, Lorca et tant d'autres !
Voici un portrait de René-Guy Cadou par Roger Toulouse qui fut mon prof de dessin en 1965 (philo à l'Ecole Normale d'Orléans)
Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans, comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !
La vieille classe de mùon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.
Ô temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.
Pour évoquer l'automne, une poésie de René-Guy Cadou. C'est l'un des premiers recueils de poésies que j'ai achetés en 1962, (collection "poètes d'aujourd'hui" Seghers) sur les conseils de ma prof de français (collège de filles, rue Saint Martin à Dreux, année de préparation d'entrée à l'Ecole Normale) cette prof de français à qui je dois tant et qui nous a fait découvrir Guillevic, Aragon, senghor, Lorca et tant d'autres !
Voici un portrait de René-Guy Cadou par Roger Toulouse qui fut mon prof de dessin en 1965 (philo à l'Ecole Normale d'Orléans)
Automne
Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans, comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !
La vieille classe de mùon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.
Ô temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.



