Eklablog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Nous nous installons rapidement à notre hôtel, l’hôtel Shenbaga de Pondichéry (la ville s’appelle maintenant Puducherry) et nous y déjeunons avant de partir pour une balade en cyclo-pousse dans les rues de Pondichéry. Nous nous installons, non sans mal, sur un siège prévu pour des personnes minces et légères. Il me sera très difficile de photographier.

Peu rassurés.

Pondichéry

 

Pondichéry (on dit « Pondi ») devint le siège indien de la Compagnie des Indes orientales en 1654. Après le traité de Paris (1763), il ne reste plus que 5 comptoirs français en Inde : Chandernagor (Bengale), Yanaon (côte de Coromandel), Pondichery et Karikal (golfe de du Bengale) et Mahé à l’ouest, sur la côte de Malabar. La présence française se prolonge jusqu’en 1954.

 

En 1962, on a proposé aux gens d’opter pour la nationalité française. Certains d’entre eux sont restés, d’autres sont partis en France.

 

Les rues de Pondichéry se coupent à angle droit. La ville est composée de deux quartiers séparés par un canal (plein d’ordures, hélas) : la ville « blanche » c’est-à-dire coloniale est à ‘est, du côté du golfe du Bengale et la ville « noire », indienne, est plus vaste et plus animée.

 

Pondichéry

Pondichéry

A – canal

 

B – ville noire tamoule

 

C - quartier intouchables

 

D – quartier musulman

 

E – ville blanche

 

1 – Notre-Dame-des-Anges

 

2 – Eglise Sacré-cœur

 

3 – lycée français

 

4 – mémorial Gandhi

 

5 – musée

 

6 – Institut français

 

7 – Ashram Sri Aurobindo

 

8 – temple Vedapuriswarar

 

9 – hôtel Shenbaga

 

 

De temps en temps, lors de notre périple en cyclo-pousse, nous ferons quelques arrêts. Il nous faudra alors remonter et se tasser sur le siège.

 

Dans la ville blanche, les noms de rues portent des noms français : Dupleix, Surcouf, Suffren, Romain Rolland, Mahé de la Bourdonnais, Dumas… C’est dans cette ville qu’Arun a fait ses études, d’abord au séminaire puis à l’Alliance française.

Le lycée français :

Pondichéry

 

Nous enlevons nos chaussures et traversons la rue en chaussettes pour entrer dans l’ashram de Sri Aurobindo. C’était un philosophe, leader du mouvement nationaliste en 1910. Il se consacre au yoga et est rejoint dans son mouvement philosophique par une française, Mirra Alfassa qu’on appelle bientôt « la Mère ». L’ashram devient une organisation financière et possède beaucoup de bâtiments à Pondichéry. Nous visitons la maison où habitaient Sri Aurobindo et la Mère. Les photos sont interdites. En silence, il faut faire le tour de la tombe où sont enterrés le yogi et la Mère. Des fidèles prient, la tête posée sur le tombeau de marbre blanc. J’ai acheté deux petits livrets pour mes fils : « L’enfant idéal ». Cette visite ne m’a pas passionnée...

 

Le musée du gouvernement est un peu vieillot et poussiéreux. Cela manquait d’explications. Photos interdites sauf dans l’entrée : tableau montrant la ville blanche. Je me suis interrogée sur la présence d’un buste de Lénine. Un peu déçue aussi par cette visite...

Pondichéry

 

Nous entrons dans l’église Notre-Dame des Anges, interdite sous la colonisation aux intouchables !

Pondichéry

devant : un tulipier du Gabon :

Pondichéry

Pondichéry

 

Ceux-ci construiront, dans la ville noire, l’église Sacré Cœur de jésus, interdite autrefois aux blancs. Les gens enlèvent leurs chaussures mais Arun dit que nous pouvons les garder. C’est une basilique mineure.

 

Pondichéry

Pondichéry

 

Nous passons le canal pour aller dans le quartier musulman. Les femmes sont voilées à l’extrême, ne laissant voir que les yeux. Nous nous arrêtons devant une maison. Devant la porte, il y a un petit auvent sous lequel se trouve une banquette. La nuit, les gens peuvent dormir ici. Cette tradition d’hospitalité perdure encore aujourd’hui, notamment dans cette maison, nous dit le locataire.

 

Pondichéry

 

Au nord-est de la ville « noire » se trouvent le quartier des intouchables et celui des musulmans.

 

Après une course à toute allure dans les grandes rues de la ville noire, en frôlant les tuk-tuk, les motos et les piétons, en doublant les autres cyclo-pousse et en prenant les virages à toute vitesse, nous descendons de cet engin de torture. Nous sommes dans la grande rue Mahatma Gandhi, pas loin de notre hôtel. Nous nous arrêtons à un petit stand pour acheter un beignet (5 roupies) et un café massala (20 roupies) : café au lait et aux épices (cardamome, gingembre…). Dans la rue, le bruit est assourdissant, les motos, les klaxons, les cris… Le temple dravidien Vedapureswarar, dédié à Shiva, est illuminé.

 

Pondichéry

Pondichéry

Pondichéry

Pondichéry

Pondichéry

Pondichéry

 

Le lendemain matin, nous continuons la visite de Pondichéry. Il n’y a pas de plage à Pondichéry. La mer arrive au ras de la ville blanche, séparée de la mer par une digue qui a protégé la ville du tsunami en 2004. L’avenue Goubert qui longe cette digue, est longue de 1500 m. C’est une sorte de promenade des Anglais.

 

Pondichéry

On y voit le monument aux morts des deux guerres mondiales :

Pondichéry

la statue de Gandhi :

Pondichéry

Pondichéry

Pondichéry

Pondichéry

 l’institut français où se trouve un palmier rarissime à plusieurs troncs :

Pondichéry

le bâtiment des douanes :

Pondichéry

une statue de Krishna :

Pondichéry

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :