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Visite commentée par Karine Granger en 2015.

Je n’ai pas pris de notes et me suis servie de textes trouvés sur internet... Il y a sans doute des erreurs dans l'identification des photos !

vu depuis le beffroi : à gauche l'hôtel-Dieu

 

l'hôtel de la Caisse d'Épargne

 

La ville avait obtenu entre 1132 et 1137 ses premières franchises communales sous Louis VI le Gros, comte de Dreux. Cela a été confirmé par son fils Robert I le Grand.

La commune, devenue riche grâce au commerce de draps, cuirs et vin, décide de faire construire un beffroi.

Le beffroi a été construit au XVI è siècle, de 1512 à 1537, dans le style Louis XII, par trois architectes dont Clément Métezeau, le premier de la dynastie.

les armoiries de la ville : On dirait un échiquier. Et pourtant, Philidor n'était pas encore né !

Au rez-de-chaussée, à la voûte gothique flamboyant, le maire rendait justice. Cette salle est actuellement ouverte au public alors que les autres étages ne sont ouverts qu’en visites guidées. Jean de Rotrou y a rendu la justice entre 1640 et 1650. Ce poète dramaturge, ami de Corneille, est mort de la peste en 1650 en essayant de porter secours aux habitants.

Au premier étage, au plafond français, le conseil de ville, (maire et échevins), siégeait. Le beffroi a servi de mairie jusqu’à la fin du XIX è siècle.

 

Le deuxième étage comporte un plafond Renaissance. Il servait de réserve en cas de siège. Les sacs de nourriture étaient amenés à l’aide d’un monte-charge par l’extérieur.

Au-dessus, nous jetons un œil sur la charpente de 15 m de haut.

Sous Louis XIV, le beffroi a servi de corps de garde et de prison. On trouve encore dans l’escalier et dans le clocher des graffiti dessinés, dit la légende par les prisonniers, mais plus vraisemblablement par des marins qui logeaient dans le beffroi. Ces graffiti représentent des bateaux battant pavillon espagnol. Ils datent de la fin XVII è au milieu du XVIII è. Il y en a un millier !

La cloche du ban ou bancloque sonnait chaque heure, marquant ainsi le passage du temps divin (on sonnait pour les sept offices religieux du jour) au temps profane. Elle a été fondue en 1561.

En 1839, sous Louis-Philippe, la cloche a été remplacée à l’identique. Elle pèse 3500 kg et est ornée des anciennes armoiries de France et de Dreux. Tout autour, est gravée la procession des flambarts qui marque le solstice d’hiver. On y voit 74 personnages portant sur leurs épaules des torches ou les allumant en marchant. Un moulage que nous pouvons observer de près est installé au deuxième étage.

Le bancloque sonnait pour les séances de conseil municipal, signalait aux peuples les fêtes, les cérémonies et aussi l’approche de l’ennemi, les incendies et les exécutions capitales.

Depuis le 11 novembre 1918 où la cloche a sonné à la volée, il a été décidé de ne faire que des tintements pour ne pas fragiliser la charpente.

 

L’église Saint-Pierre

Sa façade a été construite en 1524par Clément Métézeau (le même qu’au beffroi). La tour Sainte-Anne, à droite est inachevée. L’hypothèse la plus probable est que, suite aux guerres de religion, la ville a manqué d’argent pour l’achever. Les pierres pour la construire sont bien arrivées par la Blaise, déposées devant et les habitants s’en sont servi pour construire leurs maisons.

L’orgue date du second Empire.

Façade : Par Chabe01 — Travail personnel, CC

 

vitrail de Lorette

Les vieilles maisons à pans de bois, briques et torchis sont nombreuses dans cette ville à la frontière de la Normandie. Certaines sont adossées aux fortifications. En 1667, Louis XIV impose de recouvrir les murs d’un enduit, afin de limiter les incendies.

Les maisons sont hautes et ont une surface au sol très réduite car seule la surface au sol était taxée.

Certains pans de bois sont en forme de croix de Saint-André (protection divine) ou de losanges (symbole de fertilité et prospérité).

Masion romane 17 rue Sénarmont (style anglo-normand), fin XII è

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Le tour des enfants abandonnés.

En face de la cour de l’Hôtel-Dieu, dans un pilier se trouve ce qui ressemble à une boîte à lettres. Chaque hospice était tenu d’avoir un tour. Le parent déposait l’enfant sur la paillasse, agitait la clochette et la sœur tourière actionnait le demi-cylindre pour récupérer l’enfant côté cour. Les enfants étaient souvent vêtus d’une couche, brassière, bonnet, lange, fichu. Parfois un objet ou un papier était laissé en signe de reconnaissance ou pour indiquer si l’enfant était baptisé. Entre 1812 à 1837, 503 enfants ont été déposés ici. Le tour a été supprimé en 1904.

l'école élémentaire de la rue Saint-Martin, anciennement le collège où j'ai été interne pendant un an.

 

Victor Hugo est venu à Dreux le 19 juillet 1821. Il avait 19 ans et était amoureux d’Adèle Foucher. Les parents d’Adèle l’envoyèrent à Dreux chez Jean-Baptiste Fessard. Hugo décida alors de faire le trajet de Paris à Dreux … à pied ! De passage à Cheizy, il écrivit Ode au vallon de Cherizy. Arrivé à Dreux, il avait l’air d’un vagabond, il était couvert de poussière, on lui demanda ses papiers : il les avait oubliés. Mais il fut vite relâché. Il raconta son aventure à Alfred de Vigny et épousa Adèle en 1922.

 

aucun rapport avec les enfants abandonnés

Pour en savoir davantage sur les mystères de Dreux : CLIC. Vous y verrez des enseignes, les vieilles maisons, l’histoire de Victor Hugo, les enfants abandonnées, la vie de Maurice Violette, maire de Dreux de 1945 à 1959 et ministre d’État en 1938.

 

la chapelle royale : CLIC

 

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