• Je viens de lire ce livre (qui a eu le Prix Boccace en juin 2017). Écrit par Sylvie Dubin.

    Ce livre est composé de 13 nouvelles qui se passent en 14/18 sur le front et à l'intérieur du pays. Et concernent différents aspects de ce terrible conflit, ceux qui meurent au combat mais meurent aussi en allant en permission dans un déraillement de train du côté de la Saussaz (clic ICI). Il y a aussi les femmes qui "réparent" les gueules cassées, les déserteurs, les marraines de guerre, les sous-marins, ceux qui sont internés, les hommes suspendus à des cerfs-volants (clic ICI) les gradués excités envoyant sans raison les soldats à la mort, les femmes et leur douleur, Nénette et Rintintin, les Africains, Martiniquais, les pigeons, la construction du monument aux morts... La dernière nouvelle qui porte sur la construction du monument aux morts me rappelle ce qui s'est passé dans mon propre village et que je raconterai sur mon autre blog.

    Les personnages sont fictifs mais les faits ont existé. J'ai bien aimé aussi le fil ténu qui relie certaines de ces histoires. Le village de Merlet-Font (imaginaire, en Normandie) relie les personnages d'une histoire à l'autre... Le jeune Paulin du début du livre réapparaît à la fin, on  appelle  ça une épanadiplose ? comme dans Germinal ou La vie d'Adèle ou La cantatrice chauve... On retourne en arrière pour vérifier si Charles Amadou (ingénieur) est bien le poilu qui reçoit une lettre de "chaleureuse marraine"... On le voit aussi dans "Nénette et Rintintin". Le toréador apparaît déjà dans "à tombeau ouvert". Le maire de Merlet-Font est l'un des rescapés du déraillement du train. Elise Simon, l'artiste qui a sculpté le monument (dernière nouvelle) n'est pas une inconnue non plus. C'est un peu si les personnages nous devenaient familiers.

    Un très beau livre. 

    "Vent de boulet" Syvie Dupin

     

     


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  • Tous les jours, j'ouvre le dictionnaire au hasard pour lire un mot. Pas de chance aujourd'hui, j'ai tire "radieux".

    Mais en lisant un recueil de nouvelles de Sylvie Dupin : "Vent de boulet", j'ai découvert l'expression "une voix de rogomme".

    Au passage, je vous recommande ce livre sur la guerre de 14/18 qui mêle la vie au front et le vie des civils.

    Mes cahiers de mots

    Je connaissais l'origine de "Croquer le marmot" mais j'aime bien cette expression. On pense à Saturne (Cronos) croquant ses enfants. Cronos avait détrôné son père Ouranos et il avait peur de subir le même sort. Il dévorait donc ses enfants. Mais un jour, sa femme Rhéa mit une pierre à la place de l'enfant qui allait devenir Zeus et qui allait délivrer ses frères et sœurs déjà mangés (Hestia, Hera, Poséidon, Déméter, Hadès).

    Mes cahiers de mots

     

    Je ne connaissais pas ce texte de Victor Hugo

    Mes cahiers de mots

    mis en musique par Julos Beaucarne :

    Un dessin de Jules quand il avait 9 ans, m'a permis de connaître Acheloos, dieu fluvial. 

    Mes cahiers de mots

     

    Il me reste maintenant à retrouver mes bouts de papier pour écrire d'autres mots, par exemple chauvin qui tire son nom d'un soldat de Napoléon au patriotisme exagéré.

    un site intéressant ; clic ICI

    Un autre carnet me sert pour écrire les textes de l'atelier d'écriture du jeudi

    Mes cahiers de mots


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  • Cela commença le 14 juillet 1518, à Strasbourg. Une femme, Frau Troffea se mit à danser, bientôt suivie par d'autres. Il y en eut jusqu'à 400.  Ils dansèrent jusqu'à épuisement, certains moururent de crise cardiaque. Les médecins dirent qu'il fallait que les danseurs continuent à danser, jour et nuit, jusqu'à ce qu'ils recouvrent leurs esprits. Des estrades furent installées, des musiciens furent embauchés, les danseurs nourris. Il en mourait, dit-on, jusqu'à 15 par jour, mais rien ne le prouve. Les danseurs furent enfin conduits hors de la ville et une messe en l'honneur de Saint Guy fut dite. Au bout d'un mois, l'épidémie finit par s'arrêter.

    On n'a jamais su vraiment la cause de cette étrange maladie : aliments contaminés par l'ergot de seigle (mais les convulsions causées par l'ergot de seigle ne ressemblent pas à cette danse), épilepsie ? Paracelse dit que Frau Troffea avait commencé à danser pour humilier son mari. John Waller ("Les danseurs fous de Strasbourg, 2016) dit que ce comportement résulte d'une période de crise (grande famine, arrivée des Turcs, hiver rigoureux, naissance de siamois, religieux se vautrant dans le péché). Danse du désespoir.

    Il y eut d'autres danses de ce type, en Rhénanie, en Tanzanie, à Madagascar.

    Selon Elisabeth Clementz, le récit de cette épidémie par John Weller s'appuie sur des faits et des récits postérieurs à l'événement. Clic ICI pour le lire (il ne fait qu'une page)

     

    À lire : "Entrez dans la danse" de Jean Teulé.

    Une vidéo intéressante  : clic ICI

     


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  • Prix Boccace 2018 à Chamerolles

    Hier, nous sommes allés au château de Chamerolles où avaient lieu les lectures autour du prix Boccace. Quatre recueils de nouvelles étaient en lice :

    "Les attentifs" de Marc Mauguin (lecture de "Eléonore Glenn"), les nouvelles de ce recueil s'articulent autour des tableaux de Hopper.

    "L'heure du poltron " de Marie Frering (lecture de "La renarde", triste histoire d'intolérance et de chasse aux sorcières. 

    Prix Boccace 2018 à Chamerolles

     

    à gauche Sarah Taupin, au milieu Marie Frering

    Prix Boccace 2018 à Chamerolles

    "Préliminaires pour un verger futur" de Karim Kattan ("Bombay, midi, à la fin d'août 1948",)

    Prix Boccace 2018 à Chamerolles

    "Je fus homme autrefois" de Sarah Taupin ("Le dernier de ses fils", la loi du Karun et les dettes de sang en Albanie.

    Prix Boccace 2018 à Chamerolles

    La lauréate est Marie Frering. Même si j'ai beaucoup aimé les autres nouvelles, c'est "La renarde", une nouvelle de Marie Frering que j'ai préférée.

    Vous trouverez le descriptif de ces recueils sur le site : un clic ICI

    Une nouvelle de chaque recueil était lue par un(e) comédien'ne), aidé(e), qui par un danseur, qui par un violoncelliste, un flûtiste, une dessinatrice, une chanteuse.

    Bonne organisation qui permet à chacun d'assister à toutes les animations, sans trop de temps mort. 

    Il y avait également la lecture de "Et si" d'Adela Greceanu, traduite du roumain. L'auteure a reçu le prix Premiul Boccace.

    Prix Boccace 2018 à Chamerolles


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  • Cadeau d'anniversaire de nos enfants. Très pratique, très agréable ! je suis maintenant bien habituée au format (c'est la liseuse Voyage, tout à fait adaptée à nos activités !), elle est légère et en plus elle me donne l'heure ! Donne le temps qui reste à lire avant la fin du chapitre, ou la fin du livre. Dictionnaire intégré : on surligne le mot et on a tout de suite la signification. Le mot reste dans la liste de mots, signification et contexte dans le livre, on peut les effacer une fois qu'ils sont mémorisés. On peut choisir la taille des caractères, marquer la page et le livre se rouvre à l'endroit où on l'a laissé. L'intensité lumineuse s'intensifie selon l'endroit où on est, pratique pour lire la nuit ou en avion...

    Je peux aussi transférer, par l'intermédiaire d'un mail, des textes perso depuis mon ordinateur. Pratique en voyage pour avoir le descriptif d'un lieu, lire un plan...

    Je suis en train de lire "La servante écarlate" de Margaret Atwood.

    Suis très contente de ce cadeau ! Merci les enfants pour l'achat, la mise en route, les livres ! Guy n'a pas encore testé car il en est au second tome de la série d'Élena Ferrante.

    Pour lire

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