• "Amok" d'après le roman de Stefan Zweig, avec Alexis Moncorgé, Molière de la révélation masculine 2016 pour ce spectacle. J'avais lu ce livre quand j'avais 16 ans et il m'avait beaucoup impressionnée. Je ne l'avais pas relu mais tout m'est revenu. 1 heure et demie d'émotion intense (j'ai cru me trouver mal, j'étais en sueur tellement le jeu de l'acteur était fort). Je vais relire le livre.

    Le grand-père d'Alexis Moncorgé peut être fier de lui ! Il doit rester encore quelques séances au Lucernaire, et après si vous voulez voir ce spectacle, allez au Québec...

     


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  • Hier soir, à la bibliothèque de Malesherbes, était mis en scène un roman de Yasmina Khadra (pseudo d'un auteur algérien, formé à partir des deux prénoms de son épouse).

    Le spectacle était joué par trois acteurs (compagnie Kick théâtre) : Catherine Le Henan, Rachid Benbouchta et Jean-Baptiste Siaussat qui se relayaient pour mettre en scène quelques chapitres du roman, principalement Turambo, le personnage principal, son oncle Mekki, les professionnels de la boxe DeStefano et Michel Bolloq dit LeDuc et Hélène.

    Le roman est évidemment trop touffu pour tout raconter dans un spectacle. Le roman commence par les dernières heures de Turambo : il s'apprête à être décollé par la bascule à Charlot. Ensuite, le roman retrace les 15 années qui ont précédé cette fin funeste. Turambo est le nom que lui a donné un boutiquier d'un quartier pauvre de Sidi Bel Abbes : c'est le "raccourci" du village où habitait avant le jeune garçon : Arthur-Rimbaud. Comme le village a été enseveli sous une coulée de boue, dans les années 1920, la famille a déménagé pour le quartier pauvre de Sidi Bel Abbès. La famille, c'est la mère, la tante, la cousine Nora et l'oncle Mekki qui n'a que 15 ans mais qui est promu chef de famille depuis la disparition du père. Le père, ancienne gueule cassée, a honte et travaille dans un cimetière juif, là où personne ne pourra le reconnaître. Un jour, Mekki emmène son neveu au cimetière pour lui montrer la déchéance de son père (c'est la première scène du spectacle).

    Turambo vit tant bien que mal de petits boulots, exploité par l'infâme boutiquier Zane. il devient copain avec un petit juif, Gino. Et un jour qu'il se bat pour répondre aux insultes d'un client, il est remarqué par un entraîneur de boxeurs et il est pris en charge par DeStefano et Bolloq dit LeDuc. C'est l'ascension, la gloire. Mais c'est un sentimental, il tombe amoureux de sa cousine, d'Aïda la prostituée de luxe et enfin d'Hélène la fille d'un ancien boxeur devenu handicapé. Il finit par renoncer à la boxe.

    Mais je ne vous raconte pas la suite. Lisez le livre.

    Le spectacle était très bien. Sans accessoires, juste des gants de boxe, un rideau noir, trois chaises, quelques costumes, les comédiens ont su montrer les différentes facettes des personnages, la joie, la tristesse, la douleur, le combat de boxe...

    "les anges meurent de nos blessures"

     

    "les anges meurent de nos blessures"

    et puisqu'il s'agit de l'histoire d'un boxeur et qu'en plus, c'est la semaine de Bob Dylan :


    Graeme Allwright "Qui a tué Davy Moore" par ina

    et aussi :

     

     

     


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  • Un jeu sur facebook :

    Règle du jeu : faites une liste de dix livres qui vous ont marqué/e, d'une manière ou d'une autre. Ne réfléchissez pas trop longtemps et surtout ne pensez pas "Bon" ou "Mauvais" livre.

    Désignez dix amis en retour, en me citant afin que je puisse voir votre liste.

    je n'ai désigné personne, joue qui veut !

    Mon choix de livres :

    1 - La question" de Henri Alleg, sur la torture en Algérie. C'était notre prof de français qui nous lisait ce livre en classe en 1961 (livre interdit) j'étais en 3 è. Je ne la remercierai jamais assez pour tous les livres qu'elle nous a fait découvrir.

    2 - "Kapuut" de Malaparte parce que j'avais fait un exposé sur ce livre en 3 ème avec cette même prof

    3 - "La peste" de Camus, ce livre était interdit à l'école normale. Il fallait d'abord lire "les classiques"

    4 - "Histoire d'O" que nous lisait dans le dortoir de l'EN, une fille de Blois, plus dégourdie que moi. Livre qu'il fallait évidemment cacher entre le mur et l'armoire.

    5 - L'école des femmes " de Molière por la réplique "le petit chat est mort" , quand la prof de l'EN nous disait "je ne développe pas, vous voyez ce que je veux dire", on se demandait ce que c'était que cette histoire de chat.

    6 - "Mon petit Trott" de Lichentenberger, un des rares livres que j'avais à la maison quand j'étais petite. Je le connais par coeur !

    7 - "Germinal" et les romans d'Emile Zola. Je les ai tous lus pendant les vacances entre la 3 è et la seconde

    8 - "La bête et la belle" de Thierry Jonquet ; pour sa fin pour le moins inattendue : on sait qui est le vieux Léon et c'est un coup de massue !

    9 - "Malevil" de Robert Merle, vision apocalyptique du monde après la bombe

    10 - et plus récemment "Meurtres pour mémoire" c'était le premier livre de Daeninckx que je lisais.


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  • Si vous êtes dans la region ...

    Salon du livre jeunesse

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  • Hier, nous sommes allés au théâtre à Amilly, près de Montargis. "Romulus le grand" pièce de Friedich Dürrenmatt. C'est la quatrième fois que nous assistons à une représentation du théâtre du Masque d'Or dans un lieu étrange. Il s'agit de bâtiments affectés autrefois aux Tanneries. Pas de dorures, ni de velours dans ce lieu. Les sièges sont disposés sur 4 ou 5 rangs dans le sens de la longueur et la scène aussi. Il n'y a que 100 places. Pour cette pièce, la scène s'ouvrait au fond par une porte coulissante sur toute la longueur sur le parc. C'est ainsi qu'on a vu les acteurs arriver qui en vélo, qui en voiture ! Et les poules pouvaient aller se balader dans le poulailler extérieur. Car, oui, il y avait une vingtaine de poules qui se promenanient, pondaient, gloussaient, venaient nous regarder ( comme nous étions au premier rang, nous étions à 50 cm d'elles, séparés quand même par un grillage...

    L'hsitoire se situe en 476, à la chute de l'Empire Romain. Les Germains d'Odoacre marchent sur la Campanie pour capturer Romulus, l'Empereur romain (dans la pièce , celui-ci est un adulte alors qu'en réalité c'était un adolescent). Pendant ce temps, Romulus ne pense qu'à une chose : son élevage de poules à qui il a donné des noms d'empereurs romains. Cette pièce mêle la comédie et la tragédie. La fin de la pièce est prétexte à réflexions sur le pouvoir, les multinationales, la défense de la patrie, la liberté.

    La mise en scène est originale mais il paraît que l'auteur donnait déjà des pistes pour mêler l'époque moderne et la Rome antique. Les costumes sont donc des toges blanches, une armure de centurion mais aussi des costumes tailleurs, des lunettes de soleil, un costume genre miltitaire avec pistolet (l'homme est le neveu d'Odoacre à qui il obéit aveuglément, mais pour combien de temps ? Odoacre pense qu'un jour il l'assassinera... cette obéissance aveugle fait penser à l'obéissance nazie). Les acteurs ont un téléphone portable, envoient des mails, parlent d'Ikea, il y a une panne de courant.. mais dans l'ensemble, ils ont ajouté peu de choses au texte initial.

    La pièce est jouée comme d'habitude par des professionnels et par des amateurs de la région.

    A l'issue du spectacle, nous avons discuté avec les acteurs. C'est le bonus du spectacle de jeudi.

    Il reste deux reprsénetations : demain et dimanche... Si vous passez par là... 

    Et puis, l'année prochaine, il y aura un autre spectacle, comme d'ahbitude en juin, juillet.

    Nous avons vu "Yvonne, princesse de Bourgogne", de Witold Gombrowicz

    "Le jour se lève, Léopold" de Serge Valetti

    "Le procès de Jeanne d'Arc" de Brecht

     


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