• Livret de famille de 1919.

    Livret de famille 1919

    Livret de famille 1919

    Livret de famille 1919


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  • mes deux grands-pères :

    Lucien Noël

    né en 1874, service militaire en 1894 à Baccarat, marié en 1902, 3 fils. Il a 40 ans quand la guerre éclate.

    sa carte d'identité indique q'il mesurait 1,61 m et avait les yeux bleus.

    la chanspn de Craonne

    la chanspn de Craonne

    Victor Godemert

    né en 1888, de père inconnu, il est abandonné par sa mère chassée du village, élevé par ses grands-parents jusqu'à l'âge de 8 ans, placé à "la maison bleue" de Chartres, puis chez des paysans en Beauce, charretier et cantonnier. Il fait son service militaire en 1909. Le registre matricule dit qu'il mesure 1,60 m, qu'il a les yeux gris, qu'il ne sait pas monter à cheval, mais qu'il sait conduire une voiture à cheval et monter à vélo. Il se marie en 1912 avec Marie Burgot, une Bretonne qui quitte sa famille près de Rennes à l'âge de 12 ans. Mobilisé en 14, il meurt d'une péritonite en 1920 après avoir eu 4 enfants. Il avait été gazé. Combat des Éparges. Régiments d'artillerie lourde. Croix de guerre, étoile de bronze. 

    Voici les deux seules photos que je possède.

    la chanspn de Craonne

    la chanspn de Craonne

     


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  • Grâce à Joëlle, je suis allée sur le blog de Ouvrages de dames où j'ai découvert le joli marquoir de Camille.

    J'en profite pour vous montrer celui de mon arrière grand-mère Rose Eugénie Alphonsine Lécurier, née le 25 décembre 1850 à Saint-Martin-de-Nigelles (près de Maintenon). Elle s'est mariée en 1871 avec Alfred Honoré Duteilleul. Née un 25 décembre, elle ne savait pas que sa fille unique Zoé  Désirée Constance épouserait Lucien Noël.

    Elle s'est retrouvée veuve à l'âge de 46 ans et est morte en 1930.

    Elle a brodé ce marquoir en 1858. La broderie est bien jolie que celle de Camille Jullien et le marquoir a passé 150 ans dans une grange avant que je le retrouve.

    Adelphine Lécurier

     

    Retrouvé aussi un très grand châle avec ses initiales

    Adelphine Lécurier

    Adelphine Lécurier

     

    initiales brodées sur la chemise n°4

    Adelphine Lécurier

     

    une photo avec sa fille Désirée, prise aux environs de 1897.

    Le marquoir d'Adelphine Lécurier

     

     


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  • Tôt ce matin, j'ai été réveillée vers les 5 ou 6 heures par la fanfare municipale. POurquoi ? Pour le savoir, je réédite cet article écrit en 2007.

     

     Quand vous prenez votre café, peut-être le buvez-vous dans des "mazagrans" ? Savez-vous que ce nom vient d'une bataille qui eut lieu en Algérie en 1840 ? Les soldats assiégés résistaient à coups de rasades de café fortement arrosé d'eau de vie. On dit que, de retour dans le Berry, ils continuèrent à boire leur café dans des récipients fabriqués à Bourges et appelés "topettes". C'est du moins ce que j'ai lu sur différents sites. Mais je pense que c'est une légende. J'ai consulté, aux Archives militaires du château de Vincennes, les fiches des soldats (pas toutes les fiches, seulement 80 mais aucun de ces soldats n'était berrichon !)

        Hilaire Etienne Lelièvre est né en 1800 à Malesherbes (emplacement de l’Hôtel du lion d’Or, dans la rue de la République appelée à l'époque Rue Neuve). Ses parents étaient Etienne Lelièvre et Eleonor Dupeu.

    Capitaine de la 10è compagnie du 1er bataillon d’Afrique, avec le lieutenant Magnien, le sous-lieutenant Durand et 123 soldats (des « Zéphirs ») qu’on appellera les "lapins du capitaine Lelièvre", il défendit le fort de Mazagran , près de Mostaganem (Algérie) les 3, 4, 5 et 6 février 1840 contre les attaques de 12000 Arabes commandés par Mustapha Ben Thami, lieutenant d’Abd-El-Kader
    Quand le colonel Dubarail arriva à leur secours avec la garnison de Mostaganem, il leur demanda ce qu’ils voulaient et ils répondirent "Du biscuit, des cartouches et l’ennemi" (le biscuit, ce n'est pas du gâteau mais du pain cuit deux fois)
    Après la bataille, Lelièvre fut nommé chef de bataillon
     

    Mazagran est la victoire emblématique de la conquête de l’Algérie et eut un retentissement national (de nombreuses villes possèdent une place ou une rue Mazagran), des récits, des poèmes, des chansons, tous dithyrambiques, furent écrits. Dans "L'enfant" Jules Vallès raconte qu'avec ses camarades, il jouait à "Mazagran". Dans "La débâcle" , un vieux soldat se souvient de Mazagran.

    De retour à Malesherbes, il fut nommé commandant de la garde nationale de Malesherbes
    Il mourut à Malesherbes en 1851
    Les soldats du capitaine étaient des "têtes brûlées", qui s'étaient retrouvés dans les "Bat' d'af" après une peine de prison (à la suite de bagarres, injures à supérieur...). 
     

    Trois monuments commémoratifs furent élevés à Malesherbes (ils ont été tous démolis) :
    Une colonne érigée en 1843 (souscription nationale) sur la place du Martroi et démolie en 1878 car elle tombait en ruine et gênait la circulation
    Un monument sur la place Mazagran : boulets et canons, érigé en 1880 et remplacé au même endroit en 1898 par une statue en bronze.

    Le dernier des « lapins », Fleuret, assista à l’ inauguration de cette statue. Il mourut en 1900 à Commentry (Allier) et son corps fut enterré à Malesherbes aux côtés du Capitaine Lelièvre.
    Cette statue fut déposée pour être fondue en 1942.

    En Algérie, sur les lieux mêmes de la bataille, une colonne érigée en 1853 existe encore ainsi qu'une église portant une plaque commémorative.

    La cérémonie de transfert du corps au cimetière de Malesherbes en 1913 fut grandiose (illuminations, bals, concert, discours, présence du député du Loiret et ancien ministre Georges Cochery) et fut l’occasion de la création d’une société de Préparation Militaire (période revancharde où les enfants des écoles apprenaient à manier le fusil de bois)

    Le drapeau de Mazagran est conservé salle Bugeaud au Musée des Armées (Hôtel des Invalides), la salle était fermée jusqu'à présent mais je crois qu'on peut à nouveau voir le drapeau.

    La batterie fanfare créée en 1909 porte le nom de Mazagran et réveille les habitants en fanfare tous les ans le premier dimanche de février

    Des médailles « en souvenir de la défense de Mazagran » furent frappées et distribuées aux soldats
    Les épées d’honneur sont conservées à la Mairie à l’entrée de la salle des mariages

     Mes sources :

    Archives Municipales (registres de délibérations du Conseil Municipal, courrier, articles de presse) déposées aux Archives départementales
    Bibliothèque Nationale de France (poèmes, chansons, récits), j'ai recopié les textes car les photographies ne sont pas autorisées à la Bibliothèque
    Service Historique de la Défense (Vincennes) : parcours militaire des soldats. Dans ce service vous pouvez consulter le parcours militaire de vos ancêtres soldats...
    Musée des Armées aux Invalides
    Livre de Pierre Dufour « Les bat’d’Af ‘ »

     voici une page du Petit journal que j'ai acheté en 2007 :

        

    Le capitaine Lelièvre et la bataille de Mazagran

     

      la colonne Mazagran se trouvait sur la place du Martroi. La même se trouve en Algérie, à Mazagran

    Le capitaine Lelièvre et la bataille de Mazagran

    le monument aux boulets :

    Le capitaine Lelièvre et la bataille de Mazagran

     et la statue du capitaine à Malesherbes se trouvait sur la place des Écoles, rebaptisée Place Mazagran).

       

    Le capitaine Lelièvre et la bataille de Mazagran

     






     

     


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  • "Faire ses Pâques" : expression qui signifie se confesser et communier une fois la l'an au moment de Pâques (depuis le concile de Latran au 13 ème siècle)

    Ne pas faire ses Pâques autrefois était grave aux yeux de l'2glise.

    J'ai trouvé ce texte mettant en cause deux de mes ancêtres : Macé Blot et Michelle Girouard, cabaretiers à Frétigny (Eure-et-Loir). Ils servaient du vin pendant la messe, ce qui était interdit. Le curé leur refusait l'absolution, d'où l'impossibilité de communier à Pâques, d'où l'interdiction d'^étre enterré par le curé. Comme n'étaient notées dans les registres tenus par le curé, que les sépultures faites à l'église, je ne sais pas quand et où ils sont morts.

    Voici le texte qui se trouve dans le registre des comptes rendus de visites pastorales

    Série G 809

    Procès-verbal de visite pastorale

    5/5/1661 – Frétigny

    faite par Nicolas Lormeau, chantre de St Jean de Nogent-le-Rotrou et Jacques Lormeau, curé de Notre Dame de Nogent-le-Rotrou, tous deux doyens du Perche

     Cette visite de 1661 est citée dans :

     « La sociabilité villageoise dans la France d’Ancien régime » de Jean-Pierre Gutton (Hachette) : page 247

    Les cabarets ne devaient pas être ouverts pendant les offices. Entendons par là durant la messe, mais aussi pendant les vêpres,...Pendant longtemps le cabaretier devait même en principe ne servir sur place que des clients de passage, étrangers au village. Les habitants ne pouvaient qu’acheter du vin à emporter. L’interdiction de servir à boire pendant les offices donne lieu à des ordonnances de l’autorité civile. Les règlements d’assises fixent les temps et les heures d’ouverture, le montant des amendes. Ce sont parfois les consuls qui prononcent ces amendes appliquées à l’entretien de l’église. Les archidiacres, dans leurs visites, menacent d’excommunication. »

    «Les visites pastorales » de Robert Sauzet p 232 et 233

    1661-copie-1


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