• Georges Meunier (1848-1899 est né à Paris le 12 mars 1848. Il était peintre (élève d’Auguste Allongé) aquarelliste et auteur d’ouvrages sur les différentes techniques artistiques. Il a publié sous le patronyme de Karl-Robert. Il était également professeur de dessin, et éditeur 27 rue Saint Augustin.

     

    C’est dans le grenier de ma tante que j’ai retrouvé ces paysages au fusain, avec des rehauts de blanc. Peut-être était-il le professeur de dessin de Victoria Genty, la belle-mère par alliance de ma tante !

     

    Il a écrit « Le fusain sans maître » clic ici pour avoir le texte du recueil :

     

    un autre ouvrage :

     « Précis d’aquarelle : le dessin et l’aquarelle, le paysage et la marine, les fleurs et la nature morte, la figure et les animaux »

     Extraits :

     

    Le dessin étant l’expression de la forme des choses, il en résulte qu'aucun art ne peut être utilement cultivé s’il ne s’appuie sur une connaissance raisonnée du dessin, si modeste que soit le degré de perfection auquel nos facultés personnelles nous permettent d’arriver.

     

    Travaille-t-il au printemps, il aura pour le ton de lumière des verts frais, du bleu minéral et du jaune indien ; pour le ciel, du cobalt pur ; pour les fonds, du bleu minéral, du noir d’ivoire ; pour le ton d’ombre, des verts, le ton de lumière additionné de terre de Sienne brûlée.

     

    L’aquarelle du dessinateur, commence par le lavis et nous avons dit à propos des dessins à la plume que la teinte graduée d’encre de Chine ou de sépia, accompagnée de rehauts de gouache pour les lumières, donne au dessin un relief, une puissance d’effet qu’on ne saurait obtenir avec le seul moyen de la plume ou crayon, car le lavis, sépia ou encre de Chine, sert aussi bien à rehausser l’un que l’autre. Il y a plus, s’habituant à manier de concert la teinte et le crayon, on arrive, en atténuant peu à peu le tracé, à voir par les valeurs seulement, on fait ainsi ce qu’on appelle une sépia , une encre de Chine où l’habileté du coup de pinceau se développe et prépare la main à la véritable aquarelle.

     

    Lorsqu’on est tenté de peindre la marine, il est rare qu’on n’ait point déjà quelque expérience de la palette d’aquarelle, aussi emploiera-t-on pour rendre la mer les mêmes procédés que pour peindre l’eau en général. Hormis ce qu’on appelle le calme plat, où les bateaux se reflètent perpendiculairement en ombres répétées à l’infini, coupées et pour ainsi dire multipliées par le flux des vagues minces au roulement perpétuel, sauf ce cas particulier, dis-je, la mer a une façon spéciale de refléter le ciel et ne reflète point les objets, ayant elle-même des tons trop vigoureux au creux de ses vagues.

    Georges Meunier dit Karl-Robert

    Georges Meunier dit Karl-Robert

    Georges Meunier dit Karl-Robert

    Georges Meunier dit Karl-Robert

    Georges Meunier dit Karl-Robert

     


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  • Une lettre envoyée par papa à maman le 29 mai 44 depuis le stalag XVIIA à Kaisersteinbruck, près de Vienne.

    Ils ne sont plus de ce monde, c'est trop tard pour leur demander qui était ce frère Jean ? Maman n'a jamais eu de frères de ce nom. Une idée, Jean-Paul et Didier ?

    Du muguet envoyé par papa à maman en mai 44.

    Du muguet envoyé par papa à maman en mai 44.

    Du muguet envoyé par papa à maman en mai 44.

    Du muguet envoyé par papa à maman en mai 44.


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  • Voici une carte que j'ai achetée en ligne :

    Nénette et Rintintin

    Ces poupées de laine sont nées en 1918 et étaient censées protéger contre les obus et les bombardements. Elles devaient être données, échangées ou reçues. Elles étaient reliées par un bout de laine et on les portait autour du cou.

    Sur certaines cartes, on les voit avec leur enfant : P'tit Lardon ou Radadou.

    A l'origine, c'étaient de vraies poupées en porcelaine, dessinées par Poulbot. C'étaient les petits noms gentils que se donnaient le dessinateur et sa femme.

    On fera ces poupées jusqu'en 1950.

    Car l'histoire continue après la guerre. En 1918, des soldats américains trouvent une portée de chiots dans un chenil abandonné. L'un d'eux adopte un mâle et un femelle. Le mâle était très intelligen. Il est enterré au cimetière des chiens d'Asnières. 

    Rintintin sera le héros d'une série télévisée : Rusty et Rintintin.

    pour voir les paroles de la chanson "Nénette et Rintintin", un clic ici

    la chanson : clic

    et la vidéo Rusty et Rintintin : clic

     


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  • Octave Moret est le grand-père de Guy (l'autre grand-père étant inconnu).

    Voici la transcription du registre matricule :

    Camille Octave MORET, n° du registre : 1139

    Né le 11 mars 1887 à Vitry-aux-Loges (Loiret)

    Menuisier, fils de X et de MORET Anisie Noémie, doméliciée à Vitry-aux-Loges.

    Cheveux et sourcils châtains, yeux gris, menton à fossette, visage ovale. 1,62 m.

    Inscrit sous le n° 28 de la liste du canton de Châteauneuf-sur-Loire. Soldat de 1è classe le 21 juin 1909. Envoyé dans la disponibilité le 25/09/1910.A reçu un certificat de bonne conduite. Rappelé à l’activité par décret présidentiel du 01/08/1914. Au corps le 3/8/1914. Parti aux armées le 6 /08/1914. Evacué blessé le 13 décembre 1914 sur ambulance des armées le 22 décembre 1914 sur hôpital de Neuville/Saône. Le 30 janvier sur hôpital complémentaire à Lyon. Rentre au dépôt le 21 février 1915. Reparti aux armées le 15 mars 1915.

    Passé au 40 è rég d’infanterie le 15/03/1915. Evacué malade le 07/08/1915 pour troubles paralytiques suite d’angine diphtérique. Rentré au dépôt le 11 novembre 1915. Parti le 5 janvier 1916 au 405 è rég. D’infanterie. Evacué blessé zone des armées le 7 mars 1916 sur ambulance des armées. A rejoint le 23 mai 1916. Evacué le 23 juin 1916. Passé au 39 è Reg d’infanterie le 11 juiillet 1916. Envoyé en congé illimité de démobilisation le 26 mars 1919.

    Blessures, actions d’éclat, décorations, etc

    Coup de feu à l’épaule gauche le 13/11/14 au bois de Mortmare.

    Blessé le 7/3/16 au bois de Ranzey  (M et M). Plaie épaule droite par E.O.

    Intoxiqué le 23 juin 1916.

    Cité ordre du Régiment  n°599 du 12 octobre 1917 : « Bon soldat, courageux et dévoué. Blessé une première fois le 13 décembre 1914 a de nouveau été blessé le 7 mars 1916 puis le 23 juin 1916.

    Cité ordre du Régiment n°733  du 24 août 1918 : «  Soldat  très brave au cours des récents combats, a toujours fait preuve de la plus belle bravoure notamment au cours de l’attaque du village de ….. où il s’est élancé un des premiers à l’assaut du village contribuant à la capture de nombreux prisonniers et d’un important matériel dont 1 canon de 210.

    Inscrit au tableau de concours pour la médaille militaire. Médaille militaire décret du 27 juillet 1930. JO du 9 août 1930.

    Octave Moret, le troisième poilu de la famille

    Octave Moret, le troisième poilu de la famille

    Octave Moret, le troisième poilu de la famille

    Nous n'avons pas de photo du grand-père, jeune. En voici une à la naissance de Laurent, en 1969 (il est avec sa seconde épouse, Alice Marie Séraphine Brûlé.

    Sa vie :

    Le 5/11/1910, il épouse à Vitry Julia Germaine Marguerite Mesland. Ils ont 3 filles : Lucette (°1911-1993), Madeleine, la mère de Guy (1913-1992) et Huguette Michelle (°1927). Après la mort de sa femme en 1948, il se remarie à Vitry le 8/09/1949 avec Alice Brûlé. Il est décédé le 20 octobre 1978, à Vitry.

    Octave Moret, le troisième poilu de la famille


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  • J'ai écrit trois articles concernant mon village natal, Villiers-le-Morhier :

    le curé Adelphe Pousse a écrit ses carnets de guerre "Une soutane sous la mitraille" , clic ICI 

    les soldats de Villiers tués en 14/18 : clic ICI 

    la construction du cimetière : clic ICI


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