•  Lors de notre séjour à Louang Prabang, une cérémonie du baci a été organisée en notre honneur chez M. Saï.

    La cérémonie du baci

    Cette cérémonie populaire, appelée aussi Soukhouane, est pratiquée chez les Lao des plaines (pas chez les Hmong) dans les circonstances de la vie quotidienne (naissance, mariage, obsèques, maladie, voyage…). Elle consiste à faire revenir dans notre corps une ou plusieurs des 32 âmes (les khouanes appelées aussi énergies) que possède tout être humain. Or, ces âmes ont tendance à s’en aller et peuvent s’égarer dans des mauvais lieux, ce qui causera des maladies.

    Devant nous, sur un plateau d’argent (le phakhouan) se trouvent des cônes en feuilles de bananiers, des baguettes autour desquelles sont noués les fils de coton, des fleurs orange et blanches, des billets de banque, de la nourriture (agrumes, galettes de riz, gâteaux, alcool…)

    La cérémonie du baci

    Nous plaçons une écharpe de coton (le liant) sur l’épaule gauche.

     

    La cérémonie du baci

    Pendant que l’officiant psalmodie en sanskrit, il faut placer les mains jointes au milieu de la poitrine. L’officiant s’adresse aux divinités puis aux âmes pour leur demander de revenir.

     « Revenez dès aujourd'hui, âmes qui êtes allées naître dans le village inhabité, chez les serpents à deux queues, chez les déesses à deux chignons ;
    Ne vous attardez pas en chemin, ni chez les Phi, ni dans les montagnes ;
    revenez dans votre maison, votre maison bâtie en planches lisses, couverte de drue paillote, dont les pilotis et les charpentes ont été traînés par de grands éléphants;
    Revenez dans cette vaste demeure où vous ne manquerez de rien, où ne vous maltraiteront ni oncles, ni parents, où tous vous aimeront comme or, et vous chériront comme pierres précieuses ;
    Revenez, placez-vous devant le phakouan et restez chez vous désormais. »

     Puis l’officiant nous souhaite en sanskrit de faire un bon voyage, d’être en bonne santé  et de dire autour de nous que le Laos est un beau pays.

    L’officie noue un fil de coton autour du poignet de chaque invité. Puis les autres personnes Lao font de même. Nous avons une douzaine de fils de coton autour de chaque poignet. Il faut tendre le poignet pendant qu’on nous noue le fil et l’autre main est levée. Chacun nous chuchote ses meilleurs vœux. Il faut garder ces fils au moins trois jours. Ensuite, on peut les enlever mais en les dénouant, sans les couper.

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    Puis on nous passe le plateau de friandises (gâteau de riz gluant à la noix de coco cuit dans des feuilles de bananier, banane, ) et on nous offre un petit verre de lao lao (alcool de riz) et une fleur de frangipanier.

    La cérémonie du baci

     

    La cérémonie du baci

     

    La cérémonie du baci

    Nous prenons ensuite place à table pour un bon repas (bambou farci à la viande de porc)

    La cérémonie du baci

     

    et un spectacle de danses ; la danse du frangipanier (n° 2),

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    la danse des Hmong (n°3),

    La cérémonie du baci

     

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    la danse de la guerre entre Rama et Râvana (n°4), le petit musicien devient danseur

    La cérémonie du baci

     

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    La cérémonie du baci

    La danse des minorités (n°5 : à gauche les Lao des versants des montagnes, au milieu : les Lao des plaines, à droite : les Hmong)

      

    La cérémonie du baci

    fin du spectacle :

    La cérémonie du baci

    l'officiant rappelle les âmes

     

    la danse des Hmong

    la danse de Rama et Râvana


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  • À l’entrée du parc, se trouve un espace consacré aux ours noirs à collerettes (Ursus Thibetanus), espèce protégée. Ils ont été confisqués aux braconniers et gardés ici pour les protéger du sort qui les attend dans les « fermes d’élevage », enfermés dans de minuscules cages. Là, on leur prélève quotidiennement la bile à l’aide d’une aiguille. La bile d’ours serait un remède miracle en médecine chinoise et aurait des vertus aphrodisiaques. Sur le site de Kouang Si (la réserve Freethebears), des panneaux expliquent les conditions dans lesquelles les animaux sont enfermés dans ces « fermes ».

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    une photo du net :

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Des petits sentiers mènent aux cascades. Il y a plusieurs niveaux et l’eau se déverse en des vasques remplies d’eau turquoise. Les eaux saturées de bicarbonate de calcium donnent ces barrages de travertin. La réfraction de la lumière sur les eaux donne cette couleur turquoise magnifique.

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    La dernière cascade est haute (60 m), il est possible d’y accéder par un petit chemin, sans doute escarpé. Trop difficile pour moi. Tout là haut, des gens sont au bord du vide…  On peut se baigner dans les vasques du bas.

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Dans cette forêt, vivent des chats léopards, des rats de bambou, des musaraignes, des loris pygmées et des loris paresseux, des écureuils, et des villageois disent même qu’ils ont vu des empreintes de tigres.

    Les arbres sont majestueux (fromagers, ficus...)

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    datura :

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    poinsettia :

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    figuier sauvage :

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

     

    taro :

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs

    Les chutes de Kouang Si et les ours noirs


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  • Ban Na Ouan

     

    C’est un village habité par les Hmong des montagnes. Depuis l’interdiction de la culture du pavot, ils sont descendus dans la plaine. Je ne sais pas où étaient les hommes. Les femmes et les fillettes nous proposaient en insistant, des bracelets, sacs brodés par elles ou « made in China ». Comme le village vit du tourisme, le chef veut que les enfants portent les costumes traditionnels.

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    j'ai acheté des pochettes  et cette drôle de poupée naïve :

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang

    Ban Na Ouan, village Hmong près de Louang Prabang


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  • Ban Xang Khong, village de tisserands

    Nous arrivons à Ban Xang Khong, village réputé pour ses tissages et son papier. À l’entrée du magasin de Madame Simone, se trouve la maison des esprits. Avant de construire sa maison, elle a demandé à la Terre-mère et aux esprits de lui laisser la place et elle a commencé les travaux.

    comme souvent devant les maisons, une euphorbe, plante protectrice

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

     

    Madame Simone élève des vers à soie et fabrique du papier de feuilles de mûrier. Tous les jours, elle sort ses vers pour les nettoyer. Un cocon donne 15 mètres de fil de soie. Elle garde une partie des cocons pour faire sortir les vers afin d’obtenir des papillons puis des œufs. Les papillons meurent après avoir pondu. Le cycle dure 70 jours. Les autres cocons sont ébouillantés, elle récupère les vers morts qui seront vendus au marché. Elle vend aussi les crottes des vers pour faire de la tisane de couleur verte qui a le goût du thé du mûrier et coûte très cher.

     

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

     

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    On ne peut pas tisser avec la soie sauvage car elle est très rêche. Ensuite on la met dans de l’eau de cendre de bois puis dans de l’eau de riz. Les soies sont teintes naturellement (anato : jaune, résine : rose, mangoustan : violet, curcuma : aune, citronnelle et thé : vert, flamboyant : orange foncé, indigo : bleu foncé). La soie est ensuite tissée sur des métiers manuels.

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

     

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    On peut faire du papier avec le mûrier, le bambou, le bananier.

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

     

    À la sortie du village, le temple :

    Près de Louang Prabang, le village de Ban Xang Thong

     

     


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  • Mont Phou si ( = colline sacrée)

    Pour accéder au sommet du Mont Phou si, il faut monter et encore monter : 328 d’un côté et 355 marches par l’autre chemin.

    Du bas, nous voyons le wat tout en haut de la colline :

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Mais l’ascension n’est pas monotone car il y a un grand nombre de Bouddhas disséminés le long de l’escalier.

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    Bouddha protégé par le naga et Mae Thorani qui tord sa chevelure pour noyer l'armée du démon Mara :

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    l'empreinte du pied de Bouddha :

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    Yakshas, guerriers, en général bienveillants et protecteurs

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    euphorbe, protectrice :

    Louang Prabang : le mont Phousi

    posture de méditation, c'est le Bouddha du Jeudi : chaque Bouddhiste se doit d'avoir chez soi une statue du Bouddha associé à son jour de naissance et il prie spécialement ce jour-là. C'est mon jour de naissance (mais la statue que j'ai achetée n'a pas cette posture mais celle de Bouddha dissuadant Mara) :

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    posture de la réflexion (c'est le Bouddha du vendredi) :

     

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    Bouddha enseignant à ses disciples :

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Bouddha accédant au parinirvana (Bouddha du mardi) :

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Bouddha pacifiant ses proches, geste de la paix (Bouddha du lundi) :

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Bouddha de la paix et Bouddha portant le bol à aumône (mercredi matin) :

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    Bouddha protégé par le naga de la pluie et du vent (samedi):

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Bouddha de contemplation (dimanche) :

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    De l’autre côté du Mékong, nous voyons le Wat Phol Phao « stupa de la Paix » construit en 1988, de style birman (dans le style de la pagode Shwedagon à Yangon). C’est le temple où les moines vont méditer pendant le carême bouddhique. Un éminent moine bouddhiste, Ajahn Saisamut y dispensait son enseignement. Ses funérailles en 1992 furent très importantes :

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    des obus :

     

    Louang Prabang : le mont Phousi

     

    Au sommet du mont, une grande plate-forme abrite le That Chomsi construit en  1804 sous le règne du roi Anourat. Il y a beaucoup de gens sur la terrasse venus admirer le coucher de soleil. Une légende évoque un trésor caché.

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi

    Louang Prabang : le mont Phousi


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