• Les graines de coton sont semées en avril (au préalable, on les fait tremper une journée). Quand les plants ont 15 cm, les gens cassent les mottes avec la pioche et désherbent. Le ramassage des capsules de coton se fait à l’automne, c’est très difficile car la récolte se fait à la main et les capsules piquent. Quand le coton est ramassé, il faut enlever les pieds inutiles (ils serviront dans les fours à pain), retourner la terre et planter d’autres cultures. Le coton ramassé est collecté dans des camions puis entassée en véritables « montagnes ». À l’usine, on sépare les fibres (qui fourniront les textiles) des graines (pour l’huile de coton).

    À Ferghana, l’industrie du coton date de la fin du XIX è siècle. Dans les années 80, l’Ouzbékistan produisait 7 millions de tonnes de coton. Dans les années 80, eut lieu l’ »affaire du coton ouzbek » (corruption). À l’époque soviétique, chaque république d’Asie Centrale était spécialisée, par exemple le coton en Ouzbékistan. En 1939, un canal de 270 km a été construit en 45 jours par 180 000 volontaires. Le détournement des eaux des fleuves Syr-Daria et Amou-Daria a causé de gros problèmes écologiques (assèchement de la mer d’Aral, modification du climat…)

     

    Maintenant, on ne produit que du coton de première qualité. Beaucoup de gens travaillent dans les champs de coton, Nous n’avons pas eu le droit de photographier les champs de coton dans lesquels travaillent des gens, sans doute parce que des enfants y travaillent. Il semble que la récolte du coton demande une main-d’œuvre importante, les étudiants, médecins, enseignants, écoliers étant obligés d’y participer.

    Le coton

     

    Le coton

     

    Le coton

     

    Le coton

    Le coton

    Le coton

     

    Le coton

    Le coton


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  • Après le bon repas du restaurant local de Richtan, nous visitons un atelier de poteries à Richtan (Rish’don). Richtan est une des villes les plus anciennes de la route de la soie. Elle est peuplée en majorité de Tadjiks et se trouve à quelques kilomètres de la frontière avec le Kirghizistan. Elle se trouve dans une région où les trois pays Ouzbékistan, Kirghizistan et Tadjikistan s’imbriquent les uns dans les autres. La principale activité de cette petite ville est la production de céramiques à différents tons de bleu.

    À l'entrée de l'atelier, les enfants nous accueillent:

    La céramique bleue de Richtan

    La céramique bleue de Richtan

    La céramique bleue de Richtan

    La terre, de l’argile de très bonne qualité est mélangée avec de l’eau puis filtrée.

    La céramique bleue de Richtan

    La céramique bleue de Richtan

    La céramique bleue de Richtan

    Les poteries sont mises à sécher trois ou quatre jours à l’ombre puis une journée au soleil. On applique ensuite une couche d’eau, de quartz et de kaolin (engobe ?), puis on effectue une première cuisson. On fait les dessins puis une deuxième cuisson. Pour peindre on utilise du cuivre, du cobalt, du manganèse.

     

     

    les motifs sont dessin&s à main levée :

    La céramique bleue de Richtan

     

    La céramique bleue de Richtan

     

    La céramique bleue de Richtan

    La céramique bleue de Richtan

    La peinture est appliquée avec un pinceau en poil de chèvre que l’artiste effile lui-même.

    La céramique bleue de Richtan

    On glace ensuite l’objet avec du quartz, et des cendres d’une plante (arbuste à soude, le tcherkez, que nous verrons plus tard dans le désert du Kyzyl Koum). On cuit 3 à 4 jours dans le four en augmentant la température. La glaçure fond. Pour faire le fond bleu qui fera ressortir les motifs, l’artiste  pulvérise du cuivre ou du cobalt.  

    La céramique bleue de Richtan

    Les enfants nous soufflent un baiser à notre départ :

    La céramique bleue de Richtan

    La céramique bleue de Richtan


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  • La visite du bazar nous a aiguisé l’appétit et nous nous rendons à Ritchan dans un tchaïkana (restaurant local).

    Sur la façade, une phrase d’Islam Karimov, le premier Président depuis l’indépendance, décédé en septembre 2016. Partout, on trouve des phrases de Karimov, des portraits et des statues aussi. Ici, il est écrit : « xalqimizga siqidildan / ximat qilish-eng oliy fazilat », je ne sais pas si la traduction de google est exacte : « à notre peuple la plus haute qualité de service », je ne comprends pas l’ouzbek !

    Au restaurant à Marguilan

     

    À l'entrée, cuisson des chachlicks :

    Au restaurant à Marguilan

    On nous sert le plat national : le plov. C’est du riz pilaf cuisiné au gras de mouton avec de la viande et des légumes. Les Ouzbeks essaient d’établir des records : 8 tonnes de plov ! Normalement, le plov se mange à la main, on tasse des boulettes contre le bord du plat. Mais nous, nous l’avons mangé avec des fourchettes ! Nous mangerons deux autres fois du plov : chez les parents de Gayrat et chez notre chauffeur. 

    C'est gras, mais très bon.

    Au restaurant à Marguilan

    Avant d’être bu, le thé est versé à trois reprises dans une coupe et reversé dans la théière (on appelle ce geste le khaït armar). Le premier versement symbolise l’argile qui étanche la soif, le second la graisse qui protège du froid, et le troisième l’eau qui éteint le feu. Installés sur des tapchan, des Ouzbeks ont choisi des chachliks (brochettes), arrosées de vodka. 

    Au restaurant à Marguilan

    Au restaurant à Marguilan

    des tables occidentales :

    Au restaurant à Marguilan

    des tapchan. Le restaurant se trouve au-dessus d'un ruisseau :

    Au restaurant à Marguilan

     

    Nous quittons le restaurant, des jeunes m'appellent pour que je les prenne en photo :

    Au restaurant à Marguilan


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  • Nous nous rendons ensuite au bazar de Marguilan, c’est-à-dire au marché (ou souk en arabe). Ce mot vient du vieux persan vazar. On y trouve de tout, de l’alimentaire, des habits, des bijoux… Tous ceux que nous avons visités, couverts ou en plein air, étaient très propres. Les fruits et légumes abondaient. Les vendeurs se prêtaient avec enthousiasme au jeu des photos !

    arachides :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    carottes jaunes et rouges :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    coings :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    le vendeur nous offre des cornichons :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    épices :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    fruits secs :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    grenades, symbole de paix, de fécondité :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    aneth, coriandre, basilic, ciboulette. Le basilic est très prisé, éloigne les mouches.

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Babur adorait les melons. Nous aussi.

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    pots de miel :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    noix, amandes :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    oignons :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le pain ! (nan). Beaucoup de stands. Nous verrons plus tard la façon dont le pain est cuit :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    raisin :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    très beau chignon :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    riz et, à gauche, sarrasin :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Gras de mouton. Ce n’est pas n’importe quel gras, c’est celui du mouton ouzbek ! À la place de la queue, le mouton (150 kg) a une énorme poche de graisse qui peut peser jusqu’à 40 kg. C’est un aliment de choix pour les Ouzbeks et refuser d’en manger serait très impoli. Le gras sert à cuisiner le plov et on en met aussi dans les brochettes (chachliks). Pour le faire passer, du thé ou mieux encore, un petit verre de vodka. « Manger du gras de mouton avec de la vodka, c’est bien ! », nous assure Gayrat. Un peu lourd quand même pour nos estomacs européens… Les repas qui nous ont été servis étaient adaptés à nos tubes digestifs (huile de tournesol à la place d’huile de coton).

     

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    je n'ai pas réussi à photographier correctement un mouton. Voici une photo trouvée sur le net :

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)

    Le bazar de Marguilan (Ouzbékistan)


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  • Jeudi 28 septembre

    Il fait beau, nous aurons 26 °.

    Nous commençons la journée à Marguilan (Marg’ilon), par la visite de l’atelier de soie Yodgorlik, atelier traditionnel qui emploie 2000 personnes. Nous avons visité déjà plusieurs ateliers de soie, en Chine, au Laos, au Cambodge, en Birmanie… mais ici la technique de tissage est différente. Nous sommes à Marguilan, une des villes de la route de la soie, comme Khiva, Boukhara, Samarcande. En 2006, nous avions visité une ville du début de la route de la soie, Xian, et plus tard, une ville de la fin de la route, Istanbul. Nous voici maintenant au cœur de cette route mythique qui concernait aussi le commerce des épices, du jade, des pierres semi-précieuses.

    Les magnaneries se trouvent dans les maisons. À l’entrée des maisons, pendent des amulettes : piment séché et une herbe que nous appelons rue de Syrie ou harmal et que les Ouzbeks appellent isiriq (nom botanique : peganum harmala). Cette herbe pousse dans le désert et Gayrat nous la montrera lors de la traversée de ce désert. La rue de Syrie est une plante qui guérit toutes les maladies.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    Les vers à soie se nourrissent des feuilles du mûrier.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    25 g de vers à soie filent 75 kg de cocons. Les cocons sont ébouillantés et les vers tués servent à nourrir les coqs, les poules et les poissons. Un cocon donne 600 m à 2 km de fil, voire 6 km.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie brute, grise et rêche, est lavée et devient blanche.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    Les restes de cocons sont récupérés pour faire des tapis qu’on mettra devant les maisons. La soie est ensuite mise en écheveaux, ceux-ci sont tendus sur un cadre et un homme trace au crayon les traits qui vont servir de repères aux motifs.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    Les écheveaux sont ensuite teints (c’est le travail des hommes) avec des éléments naturels : le noir (suie + eau), le brun (brou de noix, permanganate), le marron (acacia), le rouge (écorce de grenade, cochenille, garance), le bleu (indigo), le jaune foncé (pelures d’oignon).

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    On teint couleur après couleur en suivant les repères et en cachant les autres couleurs avec du scotch. On utilise 7 couleurs pour ces motifs typiques.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    On fixe les couleurs dans du sel, du vinaigre et de la pierre d’alun. On appelle les tissus obtenus des ikats. Les tisseuses actionnaient les métiers à tisser à l’aide de pédales, jusqu’à 7 !

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    Les tissus sont en soie en soie 100% (appelés atlas), ou mi-coton, mi-soie (appelés adras).

    Oubliée dans un coin, une calotte d'homme, appelée doppe ou dopillar.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)

     

    Dans la cour, une femme prépare le repas.

    La soie de Marguilan (Ouzbékistan)


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