• A voir. Un très grand film.


    Les Frères Sisters
    Les Frères Sisters Bande-annonce VO


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  • Il est tard quand nous arrivons à Delhi et cela tombe bien, car nous allons assister à la cérémonie dans le plus grand temple sikh de Delhi, le Gurudwara Sis gang Sahib, érigé à l’endroit où fut décapité, en 1675, le  9 è guru, Guru Tegh Bahadur, sur l’ordre du cinquième Moghol, Aurangzeb..

    Un temple sikh doit répondre à trois critères : arborer le drapeau orange (nisham sahib), contenir le livre sacré (Siri Guru Granth Sahib) et offrir gîte et nourriture. C’est le cas ici.

    le drapeau :

    Les Sikhs

    Le sikhisme est la plus récente religion, elle a été fondée au XV è siècle par Guru Nanak. Le dixième et dernier Gourou humain, Guru Gobind Singh (1666-1708) a fondé, au 17 è siècle, l’armée sikhe, « les lions du Penjab » (suite à l’exécution du 9 ème guru.

    Le sikhisme est opposé au système des castes, ne reconnaît ni dieu ni déesse. C’est la quatrième religion en Inde. Il y a environ 20 millions de Sikhs en Inde (27 millions dans le monde).

    Les Sikhs ont des maîtres, les gourous, et des disciples, les sisya (c’est de ce mot que vient le mot « sikh »). Les Sikhs doivent croire dans les dix Gurus humains et dans le Guru Granth Sabib (le livre saint des Sikhs). Ils doivent être gentils et, effectivement, notre aide-chauffeur de car, qui était Sikh, était d’une grande gentillesse. Ils doivent pratiquer les cinq K qui sont les signes visibles portés par un Sikh : le kesh (ne pas se couper les cheveux, la barbe, les poils et se couvrir les cheveux d’un turban, le dastar, donné par l’oncle maternel), le kangha (petit peigne pour maintenir les cheveux), le kachera (pantalon bouffant aux genoux), le kara (bracelet de fer), le kirpan (poignard). Tous les Sikhs ne sont pas obligés de porter les 5 K, mais ceux qui ont été baptisés, doivent les porter. Les femmes peuvent aussi porter le turban.

    Les Sikhs s’appellent tous Singh (lion) mais tous ceux qui s’appellent Singh ne sont pas forcément Sikhs. Ils parlent le penjabi. Ils ne mendient jamais. La santé et l’éducation sont prises en charge par la communauté.  Les Sikhs donnent 10% de leurs revenus au temple pour servir l’humanité.

     En 1984, l’opération Blue star avait pour but d’éliminer des indépendantistes sihks et a fait de nombreux morts. Quelques mois plus tard, en octobre, Indira Gandhi fut assassinée par deux de ses gardes du corps sikhs et il s’ensuivit des émeutes anti-sikhs. L’année 1984, se termina par l’explosion de l’usine de produits chimiques à Bhopal.

     

    Les Sikhs

    Les gardes nous accueillent.

    Les Sikhs

    Les Sikhs

    Les Sikhs

    Les Sikhs

    Nous entrons dans le lieu de culte, appelé Gurdwârâ (porte du Guru). Il faut entrer pieds nus, et nous choisissons un foulard orange ou rose parmi le tas qui est sur un banc pour nous couvrir la tête, les hommes comme les femmes. Il faut également se laver les mains et les pieds. L’alcool et le tabac sont interdits. Les armes sont interdites mais les sikhs peuvent entrer avec leur poignard. Les fidèles touchent le seuil avec leurs mains. L’emblème des Sikhs est le kanda (poignards croisés entourant une épée à double tranchant). Ils tournent autour du drapeau.

     

    Les Sikhs

    Les Sikhs

    Les Sikhs

    Les Sikhs

     

    Les Sikhs

    La salle de prière avec le trône où se trouve le livre sacré. Les Sikhs se prosternent devant, tournent autour et déposent de l’argent puis s’assoient par terre pour prier. Ils chantent les mantras du livre sacré. Il y a beaucoup de monde. Il n’y a plus de gourou humain. Le dixième guru,  a décidé que son successeur serait le livre.

    Les Sikhs

    Les Sikhs

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    Le bassin aux ablutions

    Les Sikhs

    Les Sikhs

     Les repas sont gratuits, et sont offerts à qui le veut, qu’il soit sikh ou non, sans distinction de religion, de caste,  de race, de sexe, de statut économique,  même les touristes peuvent recevoir ce repas. Le repas gratuit est végétarien, les gens sont assis sur le sol. On peut participer en aidant à la préparation des repas, faire la vaisselle. Il y a environ 100 000 personnes par jour qui prennent leur repas ici.

    Le gâteau de semoule est donné comme offrande, on le coupe avec le sabre.

    Les Sikhs

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    Les Sikhs

    Les Sikhs

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    les gens attendent le repas

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    qui sera pris dans cette salle :

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  • Après la visite d’un atelier de pierres semi-précieuses

    Arrivée à Delhi

    Arrivée à Delhi

    Arrivée à Delhi

    Arrivée à Delhi

    pendant la visite, un enterrement passe ...

    Arrivée à Delhi

    nous passons sur un pont. Sur les berges de la Yamuna, les tissus sèchent

    Arrivée à Delhi

    et un bon repas à l’hôtel Mansingh, nous prenons l’autoroute pour Delhi, à 210 km. Il nous faudra 4 heures pour arriver. La circulation est très dense. Nous arrivons à Noida, ville satellite de Dehli. La banlieue de Delhi commence à 50 km de Delhi. Sur 5000 ha, s’étend Jaypee Sports City qui comprend entre autres un stade de cricket, un stade de formule I, un stade de hockey.

    Nous accrochons les rideaux du bus pour les maintenir ouverts, c’est obligatoire depuis le viol collectif d’une jeune femme dans un bus en 2012.

    Nous passons près du parc des Dalit, construit en 2011 par Mayawati, une Intouchable (on dit plutôt Dalit). Elle a été ministre en chef de l’état de l’Uttar Pradesh. Suite à la construction de ce parc, elle a été accusée de corruption par ses opposants politiques et n’a pas été réélue. Le jardin est payant (500 roupies). Nous passons près des statues : Mayamwati aves son sac à main, Bhim Rao

     

    Ambedkar (M. Bhim),lui aussi Intouchable principal rédacteur de la Constitution de l’Inde. Les éléphants rappellent que Mayawati est chef du parti politique de l’Éléphant (Bahujan Samaj Party).

    Arrivée à Delhi

     

    la statue de Bhim Rao Ambedkar (il tient le livre de la constitution)

    Arrivée à Delhi

    Arrivée à Delhi

    la statue de Mayawati:

    Arrivée à Delhi

    les éléphants :

    Arrivée à Delhi

    Arrivée à Delhi

    Arrivée à Delhi

    Arrivée à Delhi

    Avec la grande banlieue, Delhi compte 26 millions d’habitants, ce qui en fait la quatrième ville plus peuplée au monde (36 000 habitants/km²).

    Arrivée à Delhi

    Nous payons la taxe municipale pour entrer dans Delhi (MCD). Cela nous donnera le droit de respirer la pollution ! Notre guide nous dit « respirer à Delhi équivaut à fumer 40 cigarettes par jour. ». Un système d’immatriculation pair-impair est en vigueur, comme en France, certains jours de forte pollution. Delhi est la première ou deuxième ville la plus polluée au monde.

    Nous passons devant le stade, devant de grands immeubles, devant des baraques et des tentes d’immigrés. Les immigrés viennent du Tibet, d’Iran, d’Irak, d’Afrique, du Bangladesh,  de Birmanie, d’Afghanistan ainsi que des états pauvres de l’Inde. Il y a beaucoup de personnes estropiées à l’entrée de la ville. Nous traversons ensuite un quartier riche où habitent les membres du gouvernement. Les politiques s’habillent en blanc, on les appelle «les éléphants blancs » car ceux-ci sont plus chers à garder.

    Les panneaux indicateurs sont en 4 langues : l’hindi, l’anglais, le penjabi (qui se lisent de gauche à droite) et l’urdu (qui se lit de droite à gauche).

    Arrivée à Delhi

    Nous arrivons près de la Porte de l’Inde, monument commémorant les soldats indiens morts pendant la première guerre mondiale et la troisième guerre anglo-afghane. Puis nous passons devant le palais du Président.

    dans la rue :

    Arrivée à Delhi

     


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  • D'après un diagramme de Petits carnets au point de croix, de Marie-Anne Réthoret-Mélin.

    Agréable à broder et fine fait

    toile 12 fils

    Couvre-agenda


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  • Dans le bus, Shelindrah nous donne les instructions : Il ne faut prendre que l’appareil photo et le porte-monnaie. Sont interdits (sous peine de ne pouvoir entrer !) : les bonbons, fruits, chocolat, chewing-gum, médicaments, couteaux,  briquets, allumettes, cigarettes, piles, batteries externes, lampes torches, ciseaux… Heureusement le carnet et le crayon sont autorisés. Le car nous arrête assez loin de l’entrée. La brume matinale a disparu. Il faut faire la queue, il y a beaucoup de monde, il n’est pourtant que 9 heures. Les hommes sont d’ans une file, les femmes de l’autre. C’est très stressant d’être ainsi étouffé par la foule qui s’agglutine entre les barrières de chaque côté d’un étroit couloir. Et de se demander ce qu’on a encore dans les sacs et qui sera interdit. Zut ! j’ai oublié quelques médicaments dans mon sac, heureusement, ils passeront quand même ! Nous apercevons le dôme au-dessus des murailles. 

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    On passe enfin à la fouille, un détecteur ne fonctionne pas, ce qui augmente encore la difficulté d’entrer. On nous donne une bouteille d’eau, c’est une bonne idée, il fait déjà chaud.

    Ouf ! Nous entrons par la porte ouest et arrivons sur une grande place, la jilaukhana.

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Avant d’arriver à la Grande Porte, on aperçoit le mausolée mais pas complètement, il ne se dévoile que peu à peu, comme une femme qui ôte son voile tout doucement. La Grande Porte est décorée de sourates. On dit que les 22 petits dômes qui la surmontent indiquent que les travaux durèrent 22 ans.

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Et tout à coup, c’est l’émerveillement !

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Il a fallu 22 ans de travaux pour construire ce rêve de marbre, 20 000 ouvriers y travaillaient jour et nuit, 10 000 calèches et 1000 éléphants transportaient les matériaux. D’autres mausolées et une mosquée ont été construits après autour du mausolée principal. Les murs sont éclatants de blancheur avec des sculptures ton sur ton et des incrustations élégantes de semi-précieuses (36 variétés ont été utilisées : cornaline, jaspe, topaze, quartz, turquoise, malachite (importée d’Afrique du Sud), onyx, jade (Inde), agate, œil-de-tigre (Inde), lapis-lazulli (Afghanistan). Les lignes sont épurées, parfaites de symétrie. Pour stabiliser le sable de la berge, des puits ont été creusés et remplis de bois d’ébène qui a gonflé. On a élevé une plate-forme à 22 pieds de haut. Le mausolée est constitué de 4 chambres octogonales en marbre sur brique et 4 chambres rectangulaires en marbre massif. Les minarets sont inclinés à 89+ de façon qu’ils tombent à l’extérieur en cas de tremblements de terre. Le pinacle pèse 130 kg et mesure 12,5 m ; à l’origine, il était en or massif, maintenant il est en bronze. Autrefois, il y avait des arbres devant le mausolée.

    De chaque côté du mausolée, se trouvent deux édifices identiques : à l’ouest la mosquée en activité

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

     

    et à l’est le Naddar Khana (maison d’invités).

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Les pelouses sur lesquelles se promènent des perruches, sont parfaitement balayées. Le jardin est un chahâr bâgh, jardin persan, traversé par les quatre rivières du Paradis.

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

     Heureusement, tous les échafaudages avaient été enlevés. Contrairement ce qu'annonçait "la république du centre" quelques jours avant, il n’en restait que quelques-uns sur le Naddar Khana.  

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Shâh Jâhan (son nom de prince était Khurram) a fait construire le mausolée pour sa troisième femme, Arjumand bânu Begum (ou Mumtaz Mahal). Elle mourut en 1531. C’était son épouse préférée, elle le suivait partout et il l’épuisa en lui faisant 14 enfants en 19 ans. Elle mourut à la naissance de Gauhar Ara Begum. On a d’abord enterré Mumtaz à Burhanpur. Le mausolée était prévu à Burhanpur mais a été finalement construit à Agra, plus près des carrières de marbre de Makrana. Shâh Jâhan mourut en 1658 et rejoignit sa femme dans le mausolée.

    À la construction, le mausolée avait un autre nom mais quand les Britanniques sont arrivés en Inde, ils n’arrivaient pas à prononcer le roi de l’impératrice et disaient Moutaj Mahal, ce qui a donné Taj Mahal.

     Les minarets ont été copiés sur le mausolée d’Akbar à Agra, le double dôme s’est inspiré du tombeau d’Humayun (l’arrière-grand-père de Shâh Jahan), les incrustations ressemblent à celles du petit Taj.

     le minaret nord-est :

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Nous l’approchons par une allée à l’ouest, là où il y a moins de monde,

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    nous arrivons à la terrasse et là nous prenons vraiment la dimension de l’édifice. Nous sommes tout petits à côté ! Nous enfilons des chaussons en plastique pour accéder à la terrasse et nous faisons la queue pour entrer dans le mausolée où trônent les cénotaphes (les corps ne sont pas là mais dans la crypte) de Shâh Jahân et de son épouse Mumtaz. Les cénotaphes sont décorés d’incrustations selon la technique de la pietra dura.

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    On dit que Shâh Jâhan voulait construire, de l’autre côté de la Yamuna, un mausolée noir pour lui et construire un pont en argent massif (ou en marbre blanc d’un côté et marbre noir de l’autre) entre les deux bâtiments. C’est une légende, ce mausolée n’a jamais existé.

    la Yamuna :

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

     

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    Le Taj Mahal, rêve de marbre

    On dit que Shâh Jâhan fit couper les mains des artistes qui ont travaillé sur le mausolée, en réalité, on leur demandait de trouver un autre métier.

    Il faut repartir, à regret. Le Taj Mahal est victime de son succès, il y eut jusqu’à 70 000 personnes certains week-end. Il est actuellement limité à 40 000 personnes par jour (pour les Indiens qui paient environ 50 centimes, pas pour les touristes qui paient 15 euros !)

    Je me doutais que ce monument était beau mais je ne me doutais pas que c'était à ce point. Quelle émotion !

    Un site pour tout savoir sur le Taj Mahal : clic sur ce site 


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