• L’association Médecins de Chinguetti-Pakbeng travaille dans deux pays : Mauritanie et Laos.

    Les docteurs Claudine Chican et Chantal Chabry nous nous accueillis au dispensaire de Pakbeng.

    L’objectif est « soigner sans se substituer » : « apporter une assistance médicale, en complément des structures médicales existantes, grâce à l’aide de médecins bénévoles ». L’aide consiste aussi en une formation de médecins lao.

    Dans le centre, il y a un cabinet dentaire, un cabinet de consultation de médecine générale et une réserve de pharmacie.

    L’équipe médicale se compose de dentistes, d’ophtalmologistes, de médecins, de gynécologues et de sages-femmes.

    Les médecins sont bénévoles et viennent en mission pour deux semaines, sur leur temps de vacances ou de retraite. Ils paient leur voyage et sont nourris sur place. L’hôtel Pakbeng Lodge pourvoit à la la restauration et à l’hébergement des médecins.

    Les gens viennent au dispensaire ou les médecins se déplacent dans les villages khamou, hmong, hakka, accompagnés d’un interprète.

    Ils œuvrent surtout en direction des femmes et des enfants. Il y a 2000 accouchements par an et les femmes accouchent souvent toutes seules à la maison. L’équipe médicale leur fournit un kit d’accouchement.

    Pour se soigner, les villageois utilisent d’abord les plantes puis en cas d’échec, ils vont voir le chaman puis le pharmacien et enfin le médecin. L’hôpital de Oudamxai se trouve à 3 heures de trajet en minivan. Il y a aussi l’hôpital de Louang-Prabang.

    Des opérations de fentes palatines sont aussi réalisées car les enfants atteints de cette malformation due aux carences, sont rejetés par le village.

    À l’école, les enseignants apprennent aux enfants à se laver les dents.

     

    Pour aider l’association, on peut faire un don sur le site ou par courrier.

    un autre site qui explique bien les actions de cette association. clic ici !

     


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  • Nous sommes toujours à Pakbeng.

    Le matin, depuis la fenêtre de la chambre, nous les avions vus et entendus.

    Promenade à dos d'éléphant

    L’après-midi, nous traversons le Mékong en pirogue pour nous rendre au camp des Éléphants.

    Promenade à dos d'éléphant

    Ils sont cinq, à nous attendre : de gauche à droite : Kam Koun, un mâle de 22 ans, …. Une femelle de 17 ans, Kra Moun, femelle de 22 ans, Mer Toung Ham, femelle de 35 ans, Mer Boun Ma, femelle de 27 ans qu'on ne voit pas sur la photo)

    Promenade à dos d'éléphant

    Certaines ont la trompe dans la bouche, signe de contentement. Le chef des cornacs nous salue, il est de l’ethnie Khamu.

    Promenade à dos d'éléphant

     

    Après être montés sur l’éléphant (la nôtre s’appelle Mer Boun Ma et son cornac (au Laos, on dit « mahout ») M. Sing Kram),

    Promenade à dos d'éléphant

    nous entamons dans les collines un périple de 45 min. Ce sont des éléphants habitués à se déplacer sur des chemins étroits, à angle droit, qui montent et descendent raide (dénivelé 10 m).

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

     

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

    Les éléphants s’arrêtent de temps en temps pour manger, c’est le but de la promenade. Ils mangent jusqu’à 250 kg de nourriture, ils préfèrent les bambous, et ils boivent 100 l d’eau quand il fait très chaud.

    Promenade à dos d'éléphant

     

    Promenade à dos d'éléphant

    et quand on mange beaucoup....

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

    Notre cornac nous offre de petits fruits sauvages, acides, nommés maktan et qui ressemble à des prunes.

    Promenade à dos d'éléphant

    À l’arrivée, nous offrons à nos éléphants des bananes.

    Promenade à dos d'éléphant

    Nous achetons quelques objets fabriqués par les Khamu : écharpes, carillons… Puis nous assistons au bain des éléphants, moment de bonheur pour eux.

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

    Le Laos s’appelait autrefois « le pays du million d’éléphants » (Lan Xang), il en reste maintenant environ 1500 dont 500 sont domestiqués. On ne peut pas les faire travailler ni tirer de charges avant l’âge de 10 ans.

     

    L’éléphant d’Asie est moins lourd que celui d’Afrique (5 tommes au lieu de 7), il a de plus petites oreilles et n’a qu’un « doigt » au bout de la trompe (au lieu de 2)

    Promenade à dos d'éléphant

    Promenade à dos d'éléphant

    , il est plus poilu et a le dos rond.


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  • Nous laissons la place à l’autre groupe qui va préparer trois plats : la salade de papaye (tam makHoum), du curry de porc rouge (KeangPhet) et du tapioca au lait de noix de coco et banane (Nam Vanh)

    Les recettes :

    Salade de papaye : 1 papaye verte râpée, 1 piment rouge, 1 cuillère à café d’extrait de crevettes fermentées (kapi), ½ citron vert, 1 cuillère à soupe de cacahuètes, 3 tomates cerise, 1 gousse d’ail, 2 petites aubergines rondes, 2 haricots longs d’Asie, 1 cuillère à café de Nioc Man, 1 cuillère à café de sucre.

    On râpe, on pile, on écrase bien les ingrédients.

    Cuisine à Pakbeng (Laos) suite

    Curry de porc rouge :  100 g de viande de porc coupée en cubes, 1 cuillère à café de pâte de curry rouge Thaïlandais (attention, c’est fort !), 2 poivrons verts, 2 petites aubergines rondes, 2 haricots longs d’Asie, 125 ml de lait de coco, 2 feuilles de Combaya (citron vert d’Asie, les feuilles sont très parfumées), 1 ciboule, 1 gousse d’ail, 5 feuilles de basilic, 1 louche de bouillon de viande

    On fait brunir les échalotes et les ciboules dans de l’huile, on ajoute la pâte de curry, le porc, le bouillon une petite louche d’eau sucrée.  On déglace avec un peu d’eau, on ajoute le lait de coco et on fait bouillir légèrement. On ajoute les aubergines, les haricots et les poivrons et on fait cuire pendant 2 min. On ajoute les feuilles de citronnier sans la tige centrale et on remue à feu doux.

    J'ai oublié de prendre en photo ce plat. Nous l'avons mangé avec du riz gluant (riz des montagnes), on en fait des boulettes qu'on trempe dans la sauce. Le riz se prépare directement dans les petits paniers, à la vapeur.

    Cuisine à Pakbeng (Laos) suite

    Le tapioca au lait de coco et banane : 2 bananes, 3 cuillères à soupe de tapioca (perles du Japon), ¼ cuillère à café de sel, 125 ml de lait de noix de coco. J’ai également mis un peu de sucre.

     

    On fait cuire le tapioca dans de l’eau bouillante ( 35 cl), on fait revenir les bananes coupées en petits morceaux dans le sel, on ajoute le tapioca pour arriver à ébullition en remuant. On ajoute le lait de coco et un peu de sucre et on remué jusqu à ce que cela semble cuit. 

    Cuisine à Pakbeng (Laos) suite

     

    j'ai refait cette recette à la maison, Marie a bien aimé. Tom n'a pas voulu goûter.


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  • C'est Guy qui cuisine, et moi aussi, et tout le groupe.

    En effet, ce matin-là, après la visite du marché, nous nous sommes rendus dans la salle de l’hôtel Pakbeng Lodge, pieds nus,mais habillé d’un tablier et d’un bonnet blanc.

    Rouleaux de printemps au Laos, c'est Guy qui cuisine

    Rouleaux de printemps au Laos, c'est Guy qui cuisine

    Sous la houlette du chef Son Seï, nous avons confectionné une salade de poulet et des rouleaux de printemps.

    Les recettes :

    La salade de poulet (Laap Kai). Pour 2 personnes, il faut 100 g de poulet hachée au couteau, 2 pousses de citronnelle, 2 échalotes, 2 gousses d’ail, ½ bouquet de coriandre, 50 g de fleur de bananier, 6 ciboules, ½ citron vert, 1 louche de bouillon de volaille, 1 bouquet de menthe, 1 piment rouge, 1 cuillère à café de Nioc Man, 1 cuillère à café de sucre.

    Faire revenir dans de l’huile échalotes, ail, puis citronnelle (brunir sans brûler). Retirer l’huile de la poêle, ajouter le poulet, bien mélanger, ajouter le bouilln, le Nioc man. Éteindre le gaz, ajouuter le sucre, puis la fleur de bananier râpée, la coriandre, le jus de citron et la menthe.

    Rouleaux de printemps au Laos, c'est Guy qui cuisine

     

    Rouleaux de printemps au Laos, c'est Guy qui cuisine

    Les rouleaux de printemps (Nem deep). Pour 2 personnes 

    Faire la sauce : une cuillère à soupe de sucre pour une louche d’eau, ajouter 2 cuillères à café de Nioc Man, 3 cuillères à café de cacahuètes écrasées, un quart de citron vert et si on veut, une demi-cuillère à café de piment frais

    Pour 4 rouleaux : 4 feuilles de papier de riz, 1 omette de 2 œufs, 50 g de fleur de bananier, 1 laitue, du cresson, pousses de soja, menthe, 100 g de vermicelle de riz, 6 ciboules , ½ bouquet de coriandre

     

    Faire tremper les feuilles de papier de riz dans l’eau (on les fait tourner rapidement pour qu’elles soient bien mouillées), mettre dedans un peu de vermicelle de riz, de fleur de bananier et tous les autres ingrédients. Fermer la feuille de riz.

    Rouleaux de printemps au Laos, c'est Guy qui cuisine

    Rouleaux de printemps au Laos, c'est Guy qui cuisine

    Nous avons dégusté nos plats le midi ainsi que ceux préparés par l'autre groupe (recettes demain)


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  • Samedi 21 janvier.

    Nous sommes donc à Pakbeng, petite ville de 26 000 habitants au confluent du Mékong et de la rivière Beng (pak = embouchure, on retrouve ce préfixe dans plusieurs noms : Pak Ou, Pakkhan, Paksé…)

    Ce matin, c’est grasse matinée, nous nous levons à 7 heures. Il fait beau. C’est une chance car Vic nous dit que l’an dernier, il a neigé en janvier. Il y eut beaucoup de dégâts, d’animaux morts et il faisait froid dans les maisons (il n’y a pas de chauffage du tout).

    Aujourd’hui, le groupe est scindé en deux groupes de 10 personnes. Le matin, nous allons au marché puis nous ferons la cuisine pour le groupe.

    C’est surtout l’ethnie Khamu qui habite dans ce village. Les ethnies sont regroupées en trois grands groupes : les Lao Theung (Lao des versants des montagnes), Lao Sung (Lao des montagnes), Lao Loum (Lao des plaines). Les Khamu appartiennent au groupe des Lao Theung (Lao des versants des montagnes). Ils sont animistes.

    Le village de Pakbeng est électrifié et la route est goudronnée depuis 2008.

    Nous nous rendons au marché en tuk-tuk.

    Sur le marché de Pakbeng

    Le marché est très coloré. Il y a surtout des légumes dont Vic nous fait l’inventaire.

    Sur le marché de Pakbeng

    Sur le marché de Pakbeng

    Sur le marché de Pakbeng

    Des œufs de 100 ans teints en rose pour qu’on puisse les distinguer des autres (ils macèrent pendant quelques semaines dans un mélange de chaux, de paddy, le blanc devient marron translucide et le jaune devient vert foncé)

    Sur le marché de Pakbeng

    Du vermicelle de manioc

    Sur le marché de Pakbeng

    Sur le marché de Pakbeng

    De la couenne de buffle noir

    Sur le marché de Pakbeng

    Des tendons de buffle

    Sur le marché de Pakbeng

    Du sucre de canne enveloppé dans des petits paquets

    Sur le marché de Pakbeng

    de gros oignons :

    Sur le marché de Pakbeng

    Crapauds et poissons chats

    Sur le marché de Pakbeng

    Sur le marché de Pakbeng

    tamarin :

    Sur le marché de Pakbeng

    aubergines :

    Sur le marché de Pakbeng

    gingembre :

    Sur le marché de Pakbeng

     

    fleurs de bananiers que l'on râpe pour les salades :

    Sur le marché de Pakbeng

    De la langue de dragon vendue par une femme khamu (la fleur )

    Sur le marché de Pakbeng

     

    le fruit très amer utilisé en tisane pour guérir le paludisme et coupé en morceaux pour accompagner le poulet). Je ne connais pas le nom exact. Sur la photo, avec des feuilles de bergamote

    Sur le marché de Pakbeng

    la femme khamu et ses magnifiques colliers :

    Sur le marché de Pakbeng

    Sur le marché de Pakbeng

    Du manioc

    Sur le marché de Pakbeng

    des fruits du dragon (pittaya)

    Sur le marché de Pakbeng

     

    des longanes 

    Sur le marché de Pakbeng

    l'inévitable coq

    Sur le marché de Pakbeng

    des poissons séchés ;

    Sur le marché de Pakbeng

    De la moutarde

    Sur le marché de Pakbeng

    Du gingembre et du galanga, aubergines

    Sur le marché de Pakbeng

    une femme qui râpe de la ciytonnelle

    Sur le marché de Pakbeng

    Du taro (il faut faire trois cuissons)

    Sur le marché de Pakbeng

    Du bois poivré et des fleurs de bananier :

    Sur le marché de Pakbeng

    Des fruits d’ Hibiscus sabdariffa dont on fabrique une boisson, le carcadet. En décoction, faire bouillir pendant 5 min  une petite poigne de fleurs et de sucre pour obtenir un sirop qu’on verse dans le l’eau fraîche. Ou faire infuser dans de l’eau très chaude et ajouter des feuilles de menthe. Réduirait l’hypertension.

    Sur le marché de Pakbeng

     

    Une femme coupe un cœur de rotin

    Sur le marché de Pakbeng

     

    un papa fier de son enfant

     

    Sur le marché de Pakbeng

     

    une petite fille mange du riz gluant (on en fait des boulettes qu'on mange avec les doigts)

     

     

    Sur le marché de Pakbeng

     

    à droite, un poteau électrique. On peut couper le courant à l'aide d'un interrupteur sur le poteau.

    Sur le marché de Pakbeng


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