• dommage qu'il soit tout seul dans le jardin !

    votre commentaire
  • Ça y est ! je viens de retrouver la dernière strophe du poème de Maurice Fombeure "les écoliers". Je ne sais pas pourquoi elle est absente de la plupart des versions, censurée par les manuels scolaires ou par l'auteur lui-même après coup. C'est vrai qu'elle est peu optimiste et peu gentille envers les paysans et les ménagères mais elle existe et je vous livre le poème en son entier.
    Et j'espère que nous aurons quand même eu un certain impact dans la vie de nos élèves, en leur donnant le goût de la lecture ou d'une autre passion, et surtout le goût de la tolérance et de l'esprit de solidarité... Parmi les personnes que je connais, qu'elles aient arrêté leurs études au certif ou à l'ENA, je crois que l'école leur a donné le goût de lire, de voyager et de s'ouvrir vers le monde.
     

    LES ÉCOLIERS

     

    Sur la route couleur de sable,

    En capuchon noir et pointu,

    Le 'moyen', le 'bon', le 'passable'

    Vont à galoches que veux-tu

    Vers leur école intarissable.

     

    Ils ont dans leurs plumiers des gommes
    Et des hannetons du matin,
    Dans leurs poches du pain, des pommes,

    Des billes, ô précieux butin

    Gagné sur d'autres petits hommes.

     

    Ils ont la ruse et la paresse

    Mais l'innocence et la fraîcheur

    Près d'eux les filles ont des tresses

    Et des yeux bleus couleur de fleur,

    Et des vraies fleurs pour leur maîtresse.

     

    Puis les voilà tous à s'asseoir.

    Dans l'école crépie de lune

    On les enferme jusqu'au soir,

    Jusqu'à ce qu'il leur pousse plume

    Pour s'envoler. Après, bonsoir ! 

    Ça vous fait des gars de charrue
    Qui fument, boivent le gros vin,
    Puis des ménagères bourrues
    Dosant le beurre et le levain.
    Billevesées, coquecigrues,
    Ils vous auront connues en vain

    Dans leurs enfances disparues !

     

    Maurice Fombeure


    5 commentaires
  • Une de mes chansons préférées : cliquez sur le lien ci-dessous

    Hoochie coochie man par Muddy Waters

    J'aurais tant aimé assister à un concert de Muddy Waters !

    2 commentaires
  • Le livre des curés d'Eure-et-Loir indique à propos du curé Pinatrd (1726-1762) dont je vous ai parlé hier qu'il fit aussi un procès contre J Baptiste Tessier, curé d'Ecublé, à propos du testament de Joseph Marquentin, curé de saint Eliph avant Pintard.
    Et celui qui rédigea ce petit livre ajoute que "s'il l'eût pu, il aurait fait un procès à la foudre qui abattit la pointe du clocher en l'année 1739" (c'est-à-dire un an avant l'agression d'Emery Loizelay)
    Voici d'ailleurs ce qu'il dit à propos de l'orage (dans le registre paroissial conservé à la mairie de Saint-Eliph)

    Dans le mois de janvier 1739 il survint un vent si violent qu’il abatit la pointe du clocher de cette église et la croix neuve que j’y avais fait mettre de 10 ou 12 ans aracha  les tuilles et ardoises, il a falu cette année 1739 faire couvrir à neuf toute la nef c’est la 2 è latte qu’on met sur l’église, la 1 ère latte étoit de chataignier, on a rogné la pointe du clocher, remis la croix, et dans l’église ou les pluyes avoient pourry un tirant au dessus du clocher du clocher, on en a remis un neuf, il y a 14 ans on en avoit mis un autre au dessus du clocher il couta 100 livres et 150 livres pour le placer. Celuy qu’on a mis cette année a été pris au pré des grilles paroisse de St Victor de Buton et est long comme l’autre de 42 pieds mais de 3 morceaux

    Pintard curé

    Cette année a été sterile en sorte que la misère a obligé plusieurs habitants a quitté la paroisse et plusieurs morceaux de terre restés en friche, le blé valoit 30 sols


    votre commentaire
  • un petit biscornu et un berlingot rempli de lavande

    5 commentaires